En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 19 Résultats Classements Options

La Vieille Dame fait son marché

La Juventus est l'un des acteurs principaux du mercato, et enchaîne les signatures intéressantes sans discontinuer. De quoi se positionner comme terreur de la prochaine Ligue des champions, avant, peut-être, de réaliser le coup de l'été en attirant Gonzalo Higuaín.

Modififié
Si l'on en croit toute une batterie de médias européens, la drague très poussée entre la Juventus et Gonzalo Higuaín pourrait accoucher de la première gigantesque folie du mercato. Et pour une fois, pas de Real Madrid, ni de Manchester City ni de Paris Saint-Germain dans les parages. Ces clubs devenus des habitués des caprices et des coups de tête, ces impulsifs dont les doigts brûlent au contact des billets et incapables de s'empêcher de faire un all-in sur la première hype venue sont même restés sages depuis l'ouverture de la chasse. En laissant certains de leurs concurrents européens prendre de l'avance, à commencer par la Juventus, déchaînée depuis début juin, et qui se renforce sur chacune de ses lignes sans broncher. Le 13 juin, c'est Miralem Pjanić qui faisait le voyage depuis la Roma, pour 32 millions d'euros, en annonçant « Je pense que c'est le bon moment » . C'était aussi l'instant T pour Dani Alves, débarqué deux semaines plus tard. Puis pour l'ancien défenseur du Bayern Medhi Benatia le semaine dernière, qui parlait de « choix naturel » . Le premier grand jeu, traditionnel, a été celui des numéros. Le 5 pour Pjanić « comme mon idole, Zidane » , Dybala portant le 21 qu'arborait ZZ à la Juve. Le 23 pour Alves, d'après lui « en hommage à LeBron James » , et le 4 pour Benatia, « celui de grands champions comme Montero et Cáceres » . Mais après leur partie de loto, les nouveaux arrivants n'avaient qu'un seul mot à la bouche : la Ligue des champions, pour laquelle la Juve est en train de faire de gros efforts.

Un requin dans l'aquarium européen


Allegri lui-même le martèle, « la saison prochaine, il va falloir faire mieux en Europe » , avant d'assurer qu'un sixième titre consécutif en Italie pourrait aussi lui faire plaisir. Pas que de la parlotte, si l'on en croit le mercato un peu dingue réalisé par son équipe jusqu'à présent. Car si les critiques contre le manque d'intérêt sportif du championnat de France sont faciles, prévisibles, mais justifiées, de l'autre côté des Alpes, la vie de la première division n'est pas beaucoup plus palpitante. Un ogre et dix-neuf équipes spectatrices autour, une domination sans partage depuis quelques années, et très peu de lumière au bout du tunnel pour les amoureux de suspense et de saisons accrochées. La Juventus s'est imposée à la tête de l'Italie depuis un quinquennat, mais elle n'a plus gagné de Ligue des champions depuis deux décennies et cette finale remportée aux tirs au but face à l'Ajax, dans la chaleur du Stadio Olimpico de Rome. La suite, ça avait été deux nouvelles finales d'affilée perdues, en 1997 et 1998, avant la percée de 2015 et la défaite face au Barça. Lors de cette campagne, la Juve avait fait office de demi-surprise, avec son effectif moins rutilant que celui d'autres écuries, et ses victoires au bout de l'effort face à Monaco ou au Real. La saison dernière, l'élimination dès les huitièmes face au Bayern avait été compliquée à digérer, et avait même fait naître des plaintes contre l'organisation de la compétition, qui laissait les très gros poissons se manger entre eux trop rapidement. Cet été, la Juventus est donc en train de se faire poser des dents de requin.

Le fantasme Gonzalo


Le club turinois a pourtant connu une secousse avec le feuilleton Morata, un « partira, partira pas » conclu par le retour de l'attaquant au Real. Triste, mais pas fatal, puisque la Juve fait partie de ces clubs chez qui une tête pousse immédiatement après en avoir coupé une, et où chaque départ est vite remplacé. Cuadrado aussi a quitté le navire, et le Croate Marko Pjaca est déjà annoncé. Car le chantier de la Juve est désormais son attaque. Derrière, Allegri compte actuellement une dizaine de défenseurs de haut – voire très haut – niveau, et l'un des meilleurs gardiens de la planète. Le tout alors que son équipe n'avait encaissé que 20 buts en Serie A la saison dernière... Même un départ de Bonucci, à qui City fait du pied lourdement, ne serait donc pas dramatique. Au milieu reste le dilemme Pogba, éternel dossier chaud, et dont la perte serait un coup non négligeable. Mais La Pioche est pour l'instant toujours là, et pourrait voir apparaître Gonzalo Higuaín dans son champ de vision. Les chiffres avancés par la presse sont démentiels, plus de 90 millions d'euros. Mais la Juve peut se le permettre, surtout si elle vend Zaza ou Pereyra, et créerait avec Dybala une association entre les deux meilleurs buteurs du championnat. Car ce dernier, malgré son talent fou, n'est pas le buteur en série dont rêve Allegri, à qui les 36 buts en championnat de Higuaín ont donné des frissons. « Il n'est pas possible de négocier, donc basta. La Juve ne veut pas payer la clause » , jure Marotta, directeur sportif de Turin. Mais difficile de croire que la Vieille Dame n'a pas encore un tour dans son sac.

Par Alexandre Doskov
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 09:00 Coentrão casse le banc des remplaçants 9 vendredi 19 janvier L2 : Les résultats de la 22e journée 4 vendredi 19 janvier Un club espagnol offre un maillot à tous les bébés nés en 2018 3