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La vie des Autrichiens de Bundesliga

Dans un groupe C où elle va lutter pour accrocher la deuxième place, convoitée également par la Suède et l’Irlande, l’équipe d’Autriche reçoit son homologue allemande dans un match qui sent bon la fraternité. Et qui dit proximité linguistique et culturelle dit aussi fierté et envie de marquer son territoire. Clairement, ça va être dur pour l’ÖFB-Elf. Mais ses cadres, qui évoluent en Bundesliga, ont bien l’intention de montrer tout ce qu’ils ont appris en migrant de l’autre côté des Alpes.

À Cologne, tout le monde se rappelle d’Anton « Toni » Polster. Un physique de déménageur et des buts de bourrin qui ont donné beaucoup de joie aux supporters du « FC » . De même, les fans du Werder Brême ont un souvenir très marquant d’Andreas Herzog, numéro 10 à la technique superlative et à la précision extrême quand il s’agissait de placer des coups de pied arrêtés ou de trouver le cadre. On pourrait également parler de l’abattage de Harald Cerny au Munich 1860 ou encore du sens tactique de Wolfgang Feiersinger au Borussia Dortmund. Bref, tout ça pour dire que dans les années 90, les Autrichiens n’étaient certes pas légion en Bundesliga, mais ils ont marqué les clubs par lesquels ils sont passés, au point d’être encore aujourd’hui des Publikumslieblinge (chouchous du public, en VF).

Les cadres Harnik et Fuchs, l’avenir Alaba

Qu’en est-il aujourd’hui ? Bah, pas grand-chose. Ou presque. Cette saison, ils sont 18 Autrichiens à être licenciés par des clubs de l’élite. Il y a ceux qui s’en sortent pas mal (et ils sont le plus petit nombre), il y a ceux qui ont toujours quelque chose à prouver, et puis il y a le reste, qui constitue le gros du contingent du pays « frère » . Au rayon des satisfactions, il y a Martin Harnik et Christian Fuchs. Grâce à son intelligence de jeu, son sens du déplacement et sa capacité à jouer des deux pieds, l’attaquant du VfB Stuttgart a réussi à s’imposer chez les Souabes, obligeant même l’icône Cacau à prendre place sur le banc. De plus, son entente avec Vedad Ibišević est tellement au beau fixe qu’on pourrait tenir là l’un des duos d’attaquants les plus prometteurs depuis un bout de temps. Bon, ce ne sera sûrement pas la paire Grafite-Džeko du champion 2009 (Wolfsburg), mais ça risque d’être pas mal quand même. Quant au défenseur de Schalke 04, il n’a eu aucun mal à s’imposer chez les Knappen (les mineurs, en VF), étant donné que le côté gauche lui a été quasiment donné suite au départ de Christian Pander pour Hanovre. Ce renard de Fuchs a su en profiter et a déjà gâté les supporters du Null-Vier en offrant 8 passes décisives pour sa première saison sous la tunique bleu roi. Pas mal. À condition de ne pas oublier qu’attaquer, c’est bien, bien défendre aussi. C’est un peu pour ça qu’il a été engagé, d’ailleurs, le capitaine de l’équipe d’Autriche.

Outre Harnik et Fuchs, il est impossible de ne pas parler de David Alaba. À seulement 20 ans, le jeune Ösi du Bayern Munich joue déjà comme un darron. Et sans se plaindre. Milieu défensif de formation, Alaba n’a pas moufté quand il a dû dépanner en tant qu’arrière gauche. Il a fait son job, et c’est ainsi qu’il s’est révélé aux yeux de l’Europe l’an dernier. Actuellement blessé, le bonhomme issu d’un métissage sexy (nigériano-philippin) a les moyens de devenir l’un des cadres de sa sélection s’il retrouve un temps de jeu conséquent avec le Bayern. Ceci étant, le vestiaire munichois n’est pas dupe : les joueurs savent qu’ils détiennent là un partenaire particulier. Un type qui est le chouchou de Franck Ribéry. Autant dire qu’il ne vaut mieux pas l’emmerder.

Arnautović veut « faire mal »


Pour le reste, on retrouve des joueurs qui brillent surtout par leur irrégularité. Des joueurs qui ont «  de la qualité, du potentiel » (comme dirait un certain DD), mais qui, quand ils se trouent, le font dans les grandes largeurs. Ainsi Sebastian Prödl au Werder ou encore les têtes de mule que sont Emmanuel Pogatetz (Hanovre) et Andreas Ivanschitz (Mayence). Il arrive aux deux premiers, défenseurs de leur état, de coûter pas mal de points à leur équipe, en raison de leur faible implication sur le terrain. Quant au troisième, il est sans conteste le meilleur élément que possède Thomas Tuchel. Seulement voilà, son comportement fait qu’il se retrouve souvent sur le banc en début de rencontre. Du coup, à Mayence, on n’a de cesse d’espérer que l’ancien du Pana se calme afin qu’il soit titulaire en fin de semaine. Bien évidemment, il fallait garder le meilleur pour la fin : Marko Arnautović. Outre la région d’origine du quidam (les Balkans), l’attaquant du Werder partage pas mal de points communs avec Zlatan Ibrahimović, à qui on le compare souvent : le poste, la technique et la connerie. Dans ce domaine, il dépasse même l’attaquant du Paris Saint-Germain.

Là où un Zlatan est sûr de sa force et le montre souvent, Arnautović est convaincu d’être le plus fort de tous et passe son temps à se la toucher sur le terrain. C’est simple, depuis qu’il est arrivé, Thomas Schaaf a perdu encore plus de cheveux, et ceux qui lui restent sont devenus gris. Toutefois, le joueur le plus talentueux du pays semble s’être assagi. Mieux encore, il a l’air vraiment motivé à l’idée d’affronter l’Allemagne, un pays qui ne cesse de se foutre de sa gueule. « Au final, les Allemands ne sont aussi que des hommes avec deux jambes. On peut leur faire mal si on court un peu plus qu’eux. La clé de la victoire est la suivante : je marque un but et notre gardien Almer arrête tout. » Même si le match aura lieu au Ernst-Happel Stadion, la victoire semble difficilement envisageable. Les Autrichiens n’ont plus vaincu les Allemands en match officiel depuis 1978 (c’était à Córdoba, lors du Mondial) et ils ne les ont plus battus à domicile depuis 1986 (victoire 4-1). Arnautović n'était même pas né. Toutefois, s'il arrivait vraiment à claquer son but, voire ses buts, nul doute que ça apporterait un peu de joie à un certain Anton Polster.

Ali Farhat
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