1. // Groupe E
  2. // Pays-Bas/Japon (1-0)

La victoire petits bras

Empruntés, lents, chanceux, les Néerlandais ont assuré le minimum contre des Japonais volontaires (1-0). Une frappe de Sneijder, un but et on ferme.

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45 premières minutes insipides. 45 dernières guère plus folles. Le Japon et les Pays-Bas n'ont rien montré, ou presque. Absence de rythme, de mouvements et d'envie, le trio idéal pour un match en bois. Le second match du groupe E fut un brin ennuyeux. A l'exception du scud envoyé par Sneijder sur le but. Suffisant pour donner la victoire aux siens (1-0). Insuffisant pour le plaisir des yeux. Afellay aurait même pu définitivement valider la victoire néerlandaise à cinq minutes de la fin. Malheureusement pour lui, son duel face au portier japonais fut un fiasco.

Pourtant, dans un Mondial où les gros sont à la peine, on attendait beaucoup des Pays-Bas et de ses quatre fantastiques : van der Vaart, Sneijder, van Persie et Robben. Le Munichois étant toujours blessé, c'est le aussi laid que précieux Dirk Kuyt qui complète l'escouade offensive de Bert van Marwijk. Les deux sélectionneurs ont au moins un point en commun. On ne change pas deux équipes qui gagnent : 4-3-3 identique au premier match chez les Oranjes ; les mêmes onze samouraïs chez les Japonais (façon 4-5-1 avec le blondinet Honda en pointe).
Mais au bout de dix minutes de jeu, on a compris. Le Japon, autoproclamé candidat au dernier carré par son entraineur Takeshi Okada, est d'une constance linéaire. Poussifs et ennuyeux contre le Cameroun, les Japonais n'ont pas changé leur fusil d'épaule pour ce second match contre les Oranjes. Bien aidés, il est vrai, par de faibles Néerlandais, incapables d'emballer une première période soporifique. 45 minutes au cours desquelles le meilleur joueur sur le pré était Matsui, oui le mec de Grenoble. Le reste ? 2-3 tirs plus ou moins cadrés, peu de velléités offensives, 5 appels en profondeur, un carton jaune. Oui, on s'est sacrément emmerdés dans cette première mi-temps.

Une seconde période en mode 56k

Pas rancunier, on s'est enquillé la seconde mi-temps avec l'espoir de vibrer. Ce fut chose faite avec ce missile de Wesley Sneijder (53'). Un coup de tonnerre au cœur de l'ennui. Sur une bonne remise de van Persie, l'Interiste envoie une praline du droit cogner les gants de Kawashima et ripper dans le but asiatique. Un but et basta. Tout en maîtrise du milieu (van Bommel s'impose clairement comme le patron de l'entrejeu batave), les Hollandais ont fait du football un avatar politique : tout en occupation du territoire. Une défense en zone qui obligeait les attaquants japonais à frapper de loin. Matsui, Okubo, Honda y allaient de leur frappe. En vain. Même l'enchaînement des corners nippons ne donnait rien. Incapables de prendre le dessus sur la charnière Mathijsen-Heitinga, les avant-centres japonais n'ont pas pesé bien lourd. Sauf sur cette dernière action où Okazaki était à deux doigts d'envoyer Stekelenburg chercher la gonfle dans ses filets. Mais la frappe du gauche de l'attaquant de Shimizu tutoyait la barre. Dommage...

Beaucoup moins flamboyants que l'Argentine (autre pays à deux victoires), les Pays-Bas ont assuré l'essentiel. Deux matches, deux victoires, toujours sur le même modèle : efficacité d'abord (mention spéciale à Sneijder avec un tir cadré, sur le but), le spectacle pour plus tard. Les Néerlandais avancent masqués. Personne ne sait vraiment ce que vaut la sélection hollandaise... Dans un groupe très ouvert, le Japon peut encore se qualifier. Une chose quasiment faite pour les Oranjes. Avec le retour sur pieds d'Arjen Robben, le jeu offensif des Européens prendra surement de la vitesse. Surtout si van der Vaart, en dedans, se fait gicler du onze pour la bombe Elia. Un moindre mal compte tenu de la lenteur de la rencontre du jour...

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