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La victoire de William Vainqueur

Le dernier transfert de Marseille a été celui qui a le moins fait de bruit. Et pourtant, avec William Vainqueur, l'OM récupère un bon milieu de terrain, et un amoureux du club qui n'a pas caché sa fierté d'enfiler le maillot olympien, lui qui a vécu quelques péripéties ces dernières années avant de revenir en Ligue 1.

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Marseille a passé tout son début d'été à donner des munitions aux moqueurs. Une vente rocambolesque au suspense insoutenable, un exode massif et inquiétant de ses cadres, un mercato souvent incohérent, et c'est tout l'OM qui était bon pour être enterré avant même le début de la saison, condamné à faire partie de la bande qui allait lutter pour son maintien. Mais les Marseillais ont cru à l'embellie jusqu'au bout. Et comme ces élèves qui envoient leur devoir le 31 au soir à 23h57 quand le professeur leur a dit « date de rendu le 1er, ensuite, c'est zéro » , les Phocéens ont cravaché jusqu'à la toute fin du mercato. Avec en guise de shot au buzzer, une ultime journée à trois recrues. Les soulagements sont arrivés, successivement, du revenant Rod Fanni, de la fin du roman Clinton Njie, puis du prêt pour un an de William Vainqueur. Une annonce faite en milieu d'après-midi dans l'anonymat et le désintérêt général, à un moment où les suiveurs frénétiques du dernier jour du mercato étaient encore hypnotisés par les feuilletons Balotelli, David Luiz ou Moussa Sissoko. Dommage pour William Vainqueur qui, de toute manière, est un joueur discret et peu réputé pour aimer les projecteurs. Mais une fois arrivé sur le Vieux-Port, s'il y a bien une chose qu'il n'a pas pu s'empêcher de mettre en avant lors de ses premières déclarations, c'est son émotion de rejoindre le club qu'il supporte depuis toujours. Une ferveur bien réelle, et peu importe qu'il soit né en Seine-Saint-Denis.

Pas dans la tête, mais dans le cœur


Loin de la réserve naturelle du joueur, le communiqué officiel de l'OM mettait les pieds dans le plat en toute décontraction : « Il foulera bientôt à nouveau la pelouse olympienne, mais avec le maillot ciel et blanc sur le dos cette fois-ci, celui du club qu’il supporte depuis son enfance. L'histoire est belle pour William Vainqueur » , avant d'ajouter quelques lignes plus tard : « Le Franco-Haïtien débarque dans le club de ses "rêves de gosse". » Vainqueur aime Marseille, et il faut que ça se sache. La toute première phrase et ce « foulera bientôt à nouveau la pelouse olympienne » sont en tout cas une preuve du beau travail réalisé par les archivistes de Marseille, puisque la formule fait référence au tout premier match en Ligue 1 de Vainqueur, avec Nantes, face à Marseille au Vélodrome. C'était en février 2007, et William Vainqueur n'est alors qu'un jeunot de dix-huit ans, sorti de la Jonelière, et condamné à évoluer dans un FC Nantes en plein désastre sportif. Après la relégation en fin de saison, il vit avec les Canaris quelques années d’ascenseur entre la Ligue 1 et la Ligue 2, en ayant gagné sa place de titulaire, mais aussi en tapant dans l'œil de certains recruteurs. En août 2011, après cent matchs tout pile et un seul petit but avec les Nantais, il plie bagage pour le Standard de Liège. Et comme Vainqueur semble aimer les signes, hier soir, il a disputé son premier match en tant que marseillais en amical face au Standard. Une défaite 3-0, mais le joueur a été applaudi par le stade belge, où il a laissé un bon souvenir. Liège a même longtemps été favori pour le faire revenir cet été, mais Vainqueur a un cœur : « Ce n’était pas dans ma tête. Mais quand l’OM t’appelle, tu es obligé de venir. »

Le refuge de Yann M'Vila


Le cœur a donc ses raisons, mais que la raison de William Vainqueur connaît. Car au-delà de porter un maillot chéri, l'ancien Nantais arrive sur la Canebière pour retrouver du temps de jeu, après son expérience romaine où il a été peu utilisé. « Sur le plan personnel, j’ai besoin de jouer. Ça fait un an que je n’ai pas trop joué, je suis en manque de terrain » , n'hésite-t-il pas à affirmer. En arrivant en Italie, il affichait pourtant sa volonté de «  gagner le Scudetto, et d'aller le plus loin possible en Ligue des champions » . Mais cette saison, il s'est surtout montré sur son Instagram en étant la cible de commentaires racistes de fans de la Lazio après un derby remporté, auxquels il avait répondu avec humour : « Je ne savais pas comment dire "singe" en italien jusqu’à ce soir... merci à ce "supporter" de la Lazio #NoToRacism. » Pas déstabilisé. Il faut dire que Vainqueur sortait d'une expérience cauchemardesque au Dynamo Moscou, qui s'était terminée de façon irréelle lorsque Yann M'Vila s'était réfugié chez lui après avoir démoli une partie de sa maison à la hache. Un pétage de plomb qui avait permis de mettre en lumière un système de racket des joueurs étrangers au sein du club moscovite. Une combine à base d'amendes infligées, organisée par le chef de la sécurité du Dynamo, qui se montrait parfois violent pour soutirer de grosses sommes. Vainqueur et M'Vila avaient fait leurs valises dans la foulée, et alors que Vainqueur a réussi à retourner sur de bons rails, M'Vila retourne en Russie cette saison en tweetant : « Pourquoi ? Mon cœur est brisé. » Avec Romao, Isla et Lucas Silva partis cet été, Vainqueur aura son coup à jouer. Et quand on s'appelle Vainqueur, on préfère les coups gagnants.




Par Alexandre Doskov
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