En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 2 Résultats Classements Options
  1. // EURO 2016
  2. // GR. D
  3. // Tchéquie-Turquie (0-2)

La Turquie se donne le droit de faire des petits calculs

Dans un match engagé mais assez limité techniquement, la Turquie a enterré la Tchéquie (2-0). Et doit désormais suivre tous les autres matchs du premier tour pour savoir si elle jouera les huitièmes. Merci l'Euro à 24.

Modififié

Tchéquie 0-2 Turquie

Buts : Burak Yılmaz (10e), Ozan Tufan (65e) pour la Turquie

C'est la grande particularité de cet Euro 2016. En battant la Tchéquie, la Turquie s'est donné le droit d'y croire, mais a assuré la qualification d'une autre équipe. En l'occurrence une Irlande du Nord qui avait eu le mérite de ne pas prendre le bouillon plus que de raison contre l'Allemagne en fin d'après-midi. Pour s'assurer un ticket direct pour le top 16, les hommes de Fatih Terim devaient s'imposer 4-0. Ils n'ont donc fait que la moitié du boulot, mais au vu de leur situation avant le début de la rencontre, leurs supporters ont raison de savourer cet exploit conditionné aux résultats des autres groupes. Alors que pour les Tchèques, qui pouvaient se qualifier avec un pauvre 1-0, ce dernier match à Bollaert a tout de la désillusion.

Mor fait mal


Les premières minutes de la rencontre sont pour les Tchèques, qui monopolisent le ballon et s'offrent une première incursion dans la surface turque après cinq minutes. Mais Vladimir Darida envoie dans le petit filet le centre en retrait de Tomáš Necid, cousin de Louisa. Mais les Turcs vont calmer les velléités slaves cinq minutes plus tard – bien soutenus il est vrai par leurs supporters ultra-majoritaires à Bollaert – avec un but de Burak Yılmaz d'un plat du pied (10e, 0-1). Sur l'action, on apprécie la première passe, ainsi que le combo débordement/centre au cordeau du petit Emre Mor, très bon dans ce premier acte.

Cela sent alors très mauvais pour la Tchéquie, et c'est l'Irlande du Nord qui est en train de valider son ticket pour les huitièmes grâce à sa différence de buts neutre. Les hommes de Pavel Vrba ont pris un coup derrière la tête et manquent de précision dans les centres pour déstabiliser l'arrière-garde ottomane. À l'exception de Tomáš Sivok, qui catapulte un ballon sur le poteau à la réception d'un corner (17e). Pavel Kadeřábek (24e, 31e) et Jaroslav Plašil – qui cadre une frappe lointaine (38e) – s'offrent les meilleures situations. Trop peu néanmoins pour effrayer des Turcs et espérer sortir de ce groupe D.

Ici, c'est Istanbul


Pour sauver leur peau, les Tchèques doivent attaquer face au kop turc. Au moins, on est censé savoir à la fin du temps réglementaire s'ils en ont dans le slip. Mais plutôt que de cadrer des frappes, les hommes de Vrba frappent. Tout court. Sur un coup franc, Sivok fracasse l'arcade de Gökhan Gönül (50e), mais c'est toujours la Tchéquie qui est K.O. Un peu plus tard, Mor offre un frisson au public avec une chevauchée solitaire conclue par une frappe hors cadre (58e). Contrairement à celle de Darida suite à un bon travail de Kadeřábek dans la surface une minute plus tard, mais Volkan s'en saisit facilement. C'est finalement Ozan Tufan qui met tout le monde d'accord d'une frappe en lucarne qui fait exploser le banc, mais aussi les tribunes (65e). En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, pas loin de dix fumigènes sont craqués dans le kop ottoman. Bel hommage au travail acharné des responsables de la sécurité du stade.

Entre le foot à l'ancienne et Super Victor, les Turcs ont fait leur choix. Dans le dernier quart d'heure, place à un peu plus de douceur : ils allument de concert des milliers de petits objets lumineux. C'est joli et plus efficace que la tête non cadrée d'Arda Turan (76e) ou la frappe envolée d'Olcay Şahan (83e). Côté tchèque, quelques tentatives timides, dont une frappe, puis un centre de Darida que Volkan sort du cadre (80e, 85e), mais rien de quoi entrer dans les annales. La Turquie va désormais pouvoir supporter la Belgique, l'Italie et la Hongrie. Et recruter un consultant en physique quantique pour lui dire quel résultat lui serait le plus favorable entre l'Autriche et l'Islande mercredi. Bordélique ? Les supporters turcs s'en foutent, ils sont contents.

Par Nicolas Jucha, à Lens
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 4 heures La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 23
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 23:28 Le low-kick fou de Tony Chapron 164