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La Tunisie s'impose « à l'algérienne »

Les Aigles de Carthage n'ont pas séduit, n'ont tout simplement pas joué, mais ils ont gagné, après 70 premières minutes zambiennes ultra offensives, mais d'une inefficacité indicible. C'est dur pour les Chipolopolos.

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Zambie - Tunisie
(1-2)

E. Mayuka (58') pour Zambie , A. Akaichi (70'), Y. Chikhaoui (88') pour Tunisie.


Cruelle. C'est clairement le mot qui définit cette défaite zambienne face à des Tunisiens franchement pas bandants. Guère fringante depuis son unique victoire à la CAN 2002, la Tunisie se devait de se reprendre après son match nul fort décevant contre le Cap-Vert (1-1). La Zambie, folle gagnante de l'édition 2013, est, depuis, rentrée dans le rang, mais se présente avec une ligne d'attaque plutôt intéressante. Kalaba, Mayuka, Musonda, les « A » ont bien confirmé leurs capacités physiques : virevoltants, toujours en mouvement, ils ont néanmoins pêché du début à la fin à la finition. Tout bénef pour les Aigles de Carthage, la malédiction de l'ouverture du score se poursuit dans cette CAN.

La Zambie maladroite


Cela va devenir un rituel : à chaque deuxième minute des matchs de la Zambie, il se passe un truc. Contre la République démocratique du Congo, c'était un but de Singuluma. Contre la Tunisie, c'est une main de Sunzu dans son rectangle. Chance pour lui, il semblerait que cette fameuse deuxième minute soit bénéfique aux Zambiens, et l'arbitre ne siffle rien. Encouragés par ce coup du sort, les Chipolopolos se mettent en route vers le but adverse, la première tentative sur un centre de Musonda est dégagée par Mathlouthi, le tir de Singuluma vient lécher littéralement le poteau du gardien tunisien. Le match est plutôt agréable, les deux équipes doivent avoir compris que les matchs nuls, ça va un peu, mais pour se qualifier, il faut évidemment plus. Alors le Montpelliérain Jamal Saïhi tente la reprise de volée hors rectangle, mais c'est quand même fort mou.

Mou, ce n'est certainement pas le qualificatif que l'on pourrait donner aux deux charges que vont subir les Zambiens aux alentours de la demi-heure. Mayuka se prend tout d'abord un fameux tampon de Ben Youssef dans le visage, avant que le gardien Mweene ne se prenne un peu partout un Akaïchi lancé à toute vitesse. Pas de blessure - heureusement - ni de carton (car fortuitement). Kalaba s'en moque, il virevolte à droite à gauche, un petit dribble par-ci, une lourde frappe par-là, un tir crashé au petit rectangle, c'est actif, mais inefficace. Progressivement, sa Zambie prend le dessus sur les hommes de Georges Leekens, mais que c'est laborieux à la finition : malgré un axe défensif tunisien à la limite du pitoyable, Mayuka loupe deux fois le coche, l'inratable, le saint-frusquin à cinq mètres des buts.

La Tunisie frappe quand il faut


La deuxième période reprend sur un mode mineur, l'occasion d'apprendre que, dans l'ensemble de l'équipe zambienne, il y a 12 joueurs dont la première lettre du nom de famille est un M. Saisissant. La Tunisie ne propose rien, Ben Youssef est endormi par la chaleur, ce qui n'est pas le cas de Kalaba, le joueur du TP Mazembe danse au milieu de quatre défenseurs avant de centrer. C'est le jusque-là très malheureux Mayuka qui canonne. Oui, la Zambie sait marquer. Mais la maladresse n'a pas disparu. Sur la relance, les Zambiens repartent à l'attaque. Kangwa évite un tacle massacreur avant de faire échouer son tir à la limite du poteau de corner… Le jeu direct des Zambiens est plaisant, parce qu'ils se procurent énormément d'occasions, mais leur mutisme devient petit à petit dangereux, vu leur maigre avantage au tableau d'affichage.

Après un dernier gâchis du néanmoins très bon Kalaba, la Tunisie parvient bien entendu à égaliser. Et dans ces cas-là, il n'y a pas 36 moyens de le faire : sur phase arrêtée, Akaïchi remet les compteurs à zéro. La Tunisie semble capable de refaire le même coup que l'Algérie contre l'Afrique du Sud : 70 minutes d'absence, deux-trois accélérations et une victoire. Mweene ne passe d'ailleurs pas loin de prendre un centre direct. À un quart d'heure du terme, Ali Moncer se fait accrocher dans le rectangle, mais il était écrit qu'Aboubacar Mario Bangoura, le souriant arbitre de la rencontre, ne sifflerait pas de penalty. Peu importe, la Zambie a trop donné, elle n'en peut plus. Msakni en profite donc pour trouver la tête de Chikhaoui. La Tunisie ne le mérite pas, mais elle s'envole vers la victoire.


Par Émilien Hofman
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