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La tragédie russe de Zyryanov

Du Zénit Saint-Pétersburg, on connaît Hulk, Witsel, Spalletti. Beaucoup moins Konstantin Zyryanov. Métronome de la sélection russe jusqu’à l’été dernier et capitaine courage du Zénith version 2008, le milieu a passé sa carrière à tenter d’oublier une série de tragédies toutes aussi glauques les unes que les autres. Portrait d’un homme qui a longtemps trusté la rubrique des faits divers.

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Depuis l'élimination de la Russie au premier tour de l'Euro 2012, Konstantin Zyryanov a tout perdu. Ou presque. Son mentor et père adoptif, Dick Advocaat a préféré laissé son banc de touche à Fabio Capello plutôt que de devoir entamer, à contre-cœur, un nouveau cycle sans le vétéran capitaine du Zénit Saint-Petersburg. Du haut de ses 34 ans et malgré tous les services rendus de longues années durant à la patrie, Zyryanov ne se fait plus vraiment d'espoir sur son avenir en sélection. Il sait déjà qu'il ne fera pas partie du voyage pour le Brésil 2014 en cas d'hypothétique qualification de la Russie. Capello lui préfère ses jeunes et jolis coéquipiers du Zénith, Shirokov, Bystrov ou Fayzulin. Spalletti aussi d'ailleurs. Depuis le début de saison, l’entraîneur italien du Zénit a effectivement relégué sur le banc celui qui lui faisait pourtant office de relai idéal sur le terrain il y a encore quelques mois. Victime collatérale de l'arrivée du talentueux Belge Witsel à l'intersaison, Zyryanov est aujourd'hui un personnage secondaire du Zénith Saint-Pétersburg. Un club qu’il continue pourtant à regarder avec des yeux d’amour : « Beaucoup de joueurs russes partent vers l'étranger pour ne rien faire. Ils préfèrent l'argent à leur pays. Moi je considère la Russie comme le premier pays du monde, et ce, dans tous les domaines. Je suis heureux ici alors pourquoi je partirais ailleurs ? » Malgré son statut de "placardisé" et les 0 point du Zénith en Ligue des Champions, Zyryanov est l'homme le plus heureux du monde. Il faut dire qu’il a vu pire comme situation. Bien pire.

Formé au Amkar Perm, Zyryanov est à première vue une sorte de stéréotype de footballeur russe old-school. Avec ses dents jaunes, son teint laiteux et une coupe de cheveux "made in goulag", le milieu de terrain russe ne fait pas rêver mais se révèle très vite indispensable dans l’entrejeu de son club formateur. En 2000, les qualités du bon petit soldat séduisent les dirigeants du Torpedo Moscou. Son arrivée dans la capitale russe coïncide avec le début des emmerdes. En 2001, son père meurt tragiquement dans un accident de voiture. Quelques mois plus tard, c'est son frère, poignardé en pleine rue par un inconnu, qui passe l'arme à gauche. Konstantin encaisse sans broncher la tragédie qui frappe son clan. Le Torpedo Moscou devient alors son seul refuge. Une seconde famille qui n’hésite d’ailleurs pas à lui prolonger son contrat avec une augmentation salariale à la clé. Zyryanov n’est pas comblé pour autant : sa femme Olga n’a rien trouvé de mieux que de calmer ses crises d’angoisse en tâtant du goulot.

« Si j'étais resté chez moi, je me serais vraiment suicidé. »

A l’été 2002, le malaise prend là encore une tournure tragique. Après un énième cocktail molotov à base d’alcool et de médicaments, Olga a fait le saut de l'ange du huitième étage avec la petite Irina, 4 ans à peine... La fillette meurt sur le coup. Olga, elle, décèdera un mois plus tard à l'hôpital après que le joueur eut débranché lui-même l’appareil d’assistance respiratoire reliée au corps inerte de sa femme. Au grand dam de la justice moscovite qui avait ouvert une enquête pour homicide à l’encontre d’Olga. L’horreur. Après quelques mois de dépression, Zyryanov retrouve finalement le chemin du centre d’entrainement du Torpedo. Les médecins du club lui prescrivent alors des pilules pour lutter contre ses angoisses et ses penchants suicidaires. Beaucoup auraient alors plongé et abandonné le football. Pas Konstantin : « Si j'étais resté chez moi, je me serais vraiment suicidé. Taper dans un ballon, c'est la seule chose qui me permettait d'oublier ce cauchemar » .


A force de passer sa frustration sur le cuir, Zyryanov multiplie les bonnes prestations et file en 2007 vers l'équipe de la ‘Venise du Nord', le Zénith, tout en se gardant de vendre l'appartement moscovite où a eu lieu le drame : « Après la mort de ma femme et de ma fille, j'ai continué à y vivre. Ce n'est pas macabre de le conserver, c'est une question de respect » . Sur les rives de la Néva, Zyryanov reprend du poil de la bête. Le Zénit est sacré champion de Russie et le milieu de terrain est élu meilleur joueur russe de l’année, devant un certain Andreï Arshavin. La saison suivante est celle de la consécration. Le Zénith remporte l’Europa League après avoir laissé sur le bord de la route des équipes comme Villarreal, le Bayern Munich et après avoir battu les Glasgow Rangers lors de la finale disputée à Manchester. Auteur du deuxième but de la finale, Zyryanov s’empresse alors de récupérer le ballon dans les filets pour le placer sous son maillot en hommage à sa nouvelle compagne Natasha. Cette dernière est enceinte. Le joueur revit. Enfin. « Il ne faut jamais ressasser les mauvais moments, il faut continuer indépendamment de ce qu’il s’est passé. Il faut profiter de chaque minute que la vie nous accorde, chaque seconde passée avec la famille et les amis. C’est le seul moyen d’être heureux. » Le Zénit affronte mercredi soir Anderlecht dans un match déjà décisif pour maintenir l’espoir d’une qualification en huitième de finale de la Ligue des Champions. Une affiche un peu triste. Mais ça, Zyryanov s’en fout un peu. On le comprend.

Par Javier Prieto-Santos
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