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  3. // PSG-Arsenal (1-1)

La toile d'Emery

On attendait d'Emery qu'il fasse passer un cap au PSG. S'il est encore trop tôt pour tirer un bilan du travail de l'Espagnol, le match face à Arsenal a confirmé les impressions des derniers matchs : Paris n'est plus aussi impérial que la saison passée, et l'ancien boss du FC Séville va devoir traiter une multitude de problèmes. Et vite.

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Des cadres pas tous au même niveau


Laurent Blanc avait vécu une situation similaire après le Mondial 2014, mais il avait l'avantage d'avoir déjà une saison dans le ventre et des certitudes importantes. Unai Emery, de son côté, doit prendre le train en marche et recoller les morceaux laissés par l'Euro, la Copa América, les JO et les méformes. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'aujourd'hui, son équipe souffre du niveau trop pauvre de ses individualités. Si la maladresse d'Edinson Cavani est entrée dans les mœurs, compensée par ses efforts et les buts qu'il arrive malgré tout à mettre, le manque de poids d'Ángel Di María a de quoi inquiéter. Recrue phare de la saison passée, l'Argentin était censé faire gagner les matchs couperets au PSG. Contre Arsenal, à l'exception d'une belle frappe en fin de match, il a bien souvent ralenti les attaques et apporté trop peu de percussion. Comme Blaise Matuidi, clairement pas à son aise dans le rôle de milieu offensif gauche. Donnant toujours l'impression de manquer de jus, il a réussi quelques projections vers l'avant, mais n'a pas fait mal aux lignes londoniennes. Sa principale réussite aura été de contenir Bellerín sur le côté droit d'Arsenal. Ce qui était probablement l'idée de départ de son entraîneur.

Il va falloir choisir un gardien


Alphonse Areola a été aligné contre Arsenal alors que Kevin Trapp a débuté la saison comme titulaire. Une situation qui fait penser à la gestion barcelonaise. Mais Paris n'est pas le Barça, et surtout, il ne peut pas se reposer sur un collectif qui marche sur ses adversaires et confisque le ballon à chaque match. Unai Emery souhaite clairement instaurer une concurrence entre le jeune Parisien et l'Allemand, mais derrière une défense qui retrouvait l'association Thiago Silva/Marquinhos pour la première fois de la saison, le risque était très grand pour un bénéfice assez relatif. Areola a néanmoins donné raison au technicien avec un match propre qui aurait pu être parfait sans le but de Sánchez, action sur laquelle il sort une première parade de grande classe. L'entraîneur espagnol va devoir se résoudre à trancher dans le vif, et vite, car son effectif a grand besoin de repères. Qui doivent passer par une assise défensive stable.

Un manque clair de créativité offensive


Si Paris a marqué sur sa première occasion et en a ensuite vendangé plusieurs via Cavani, Aurier et Di María, son animation offensive a été déficiente. En première période, malgré une possession de balle importante, le PSG a peu porté le danger devant la cage d'Ospina. En seconde, même si le gardien colombien a sorti le grand jeu, les Franciliens ne peuvent se targuer d'avoir réellement disloqué la défense d'Arsenal. Sans percussion dans les attaques placées, les Parisiens ont aussi montré des limites au jeu des contre-attaques, ce qui aurait pourtant pu les mettre à l'abri. Devant une équipe un cran au-dessus des Gunners, ce PSG-là ne se procurera pas d'occasion, ou très peu.

Endinson Cavani, quarante secondes et puis tant pis !


Il a été encouragé par son public, probablement aidé par son but en début de match. Mais, encore une fois, Edinson Cavani a aussi beaucoup gâché. La faute à un dribble trop long ou un contrôle de la poitrine raté en fin de premier acte, puis à plusieurs duels perdus contre Ospina. Si on peut louer son état d'esprit et ses efforts défensifs, l'Uruguayen a confirmé ce soir qu'il n'était pas, ou plus, ou pas encore un attaquant de classe mondiale. Et la quête d'un vrai concurrent devra être une question centrale au prochain mercato. Car Paris ne peut pas assumer son nouveau standing sans un attaquant qui fait lui aussi partie du gratin.

Par Nicolas Jucha
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Dans cet article

Sladjan Djukic-of Niveau : District
Cavani ... woaw ça faisait longtemps qu'un mec m'avait pas tiré autant de peine sur un match quoi. Premier but on se dit : Ha ! d'entrée de jeu bon pour sa confiance. Puis derrière ... le festival des ratés totalement incroyable. C'est un bon gars quoi, et on se retrouve tiraillé entre une envie de lui arracher la tête et de lui faire un câlin. Et je suis même pas supporter parisien ...

Après Emery, il arrive seulement, que quelques matchs, il change un schéma bien rodé depuis 3 mois, chamboule les méthodes etc. Bah ça prend pas tout de suite oui. De toutes manières c'est pas l'année de la confirmation encore, juste de la transition.
clement6628 Niveau : CFA2
Note : 2
La vision de Cavani issue du dernier So Foot : "La vraie différence, c'est qu'à Naples j'avais sept ou huit occasions par match et, quand les choses marchaient bien, j'en mettais trois, quand ça marchait moins bien, je pouvais en mettre un. A Paris, je n'ai jamais eu plus de quatre occasions par match, si jamais j'en ai eu quatre un jour..."
Si dans un mois Cavani se met à planter juste un peu plus, tout le monde retournera sa veste (ou presque, y a encore des Alegria do Povo ou thefifthbeatle pour me faire sourire dans les commentaires). J'ai aucune idée de la possibilité que ça arrive mais bon, ça me plairait bien tant je suis saoulé par les tirs qu'ils se prend. J'ai parfois l'impression qu'on apprécie pas le même sport (je suis pas fan pour autant de Cavani).

Emery a le temps de bosser (y compris son français), parler du mercato maintenant c'est absurde (et ça montre bien la conception du foot qu'il y a derrière), et parler de choisir entre Aréola et Trapp pour assurer l'assise défensive c'est bien gentil mais dans ce cas Aréola passe à la trappe (haha), vu le peu de matches qu'il a dans les jambes avec ses coéquipiers... Même au poste de gardien ça compte hein.

Matuidi peut jouer milieu latéral mais à la place d'un ailier c'était clairement une solution défensive, il n'aura jamais l'apport offensif d'un ailier de métier.

Le gros chantier pas évoqué c'est le milieu, crucial dans le dispositif d'Emery, qui pour l'instant n'est pas au point. Emery a du boulot là-dessus et sur les déplacements offensifs.
Note : 6
Pour info après 4 matchs de L1, à l'arrivée de Blanc ça donnait :
- 2 victoires (Nantes, Guingamp; deux promus)
- 2 nuls (MTP, Ajaccio)
Avec Zlatan, Pastore et Thiago Silva.
Et décision faites dans le temps additionnel (Guingamp) et en jouant à 10 vs 11 pendant une demi-heure (Montpellier).
En LDC, ils galèrent pendant une heure à l'Olympiakos avant de faire la différence avec un super Motta.

Tout ça pour dire que tirer des conclusions après si peu de matchs, avec autant d'absents; j'vois pas trop l'intérêt. Un peu facile en fait.
Surtout qu'hier, malgré des choix osés (Matuidi ailier, Areola titulaire), Paris s'est créé énormément d'occasions. J'vois pas bien en quoi Emery est responsable du manque d'adresse de Cavani et de la bêtise permanente de Di Maria.
Didierdrogba Niveau : District
Pour moi le principal problème c'est Cavani. Sur le match il a 5 occaz franches et il n'en met qu'une. Zlatan il marchait mais il t'en mets minimum 2 sur ce match.
Note : 2
"Un entraineur français nous sort une compo avec 8 joueurs de champ défensifs pour son 1er match de CL de la saison à domicile,on l'assassine c'est certain", sérieux arrêter avec ça c'est pathétique.
Il y a un entraîneur français actuellement qui a gagné trois Europa League de suite?

Quand tu as son palmarès, normal d'être plus conciliant avec lui, surtout avec absents et contexte particulier.
S'il fait ça toute la saison, ouais on pourra le torpiller mais là, c'est limite footix en fait.
Et puis même s'il se plante à Paris, ça signifiera pas que c'est un mauvais entraineur. On peut avoir des passages ratés, des moments de trous dans les carrières. Tous les coachs en ont eu.
Je m'attendais à quelque chose de plus tactique dans l'article. Par exemple, sur le fait que Paris fait une préparation du tonnerre en 4-2-3-1 avant qu'Emery ne revienne à un 4-3-3 finalement peu convaincant. Après, c'est sûr l'effectif est hétérogène en terme de talent et de forme, sans leader qui se dégage (avant, c'était clairement Ibra et son orchestre), donc normal que ça galère.
Champion-mon-frère Niveau : CFA2
Note : 3
Difficile de tirer des leçons à long terme sur la méthode Emery hier.

En soit, le PSG aurait du gagner largement si, offensivement, ils n'avaient pas autant vendanger. Autant vous dire que la récolte fut bonne sur ce match.

Défensivement il y a pas à dire , ça semble costaud. La présence de la Marquise dans le 11 de départ par rapport à David est pour moi un vrai plus. En espérant que cela dure.

Au milieu, j'ai du mal à me prononcer sur Krycho. Rabiot est toujours mi-figue mi-raisin (pour rester dans le thème des vendanges).
La question de la forme sur toute la saison de Motta va vraiment devenir centrale, j'ai vraiment l'impression que la commande d'un déambulateur ne serait pas de trop.
Concernant Marco, un simple je t'aime suffira.

Bref, le contenu était plutôt bon mais il faut vraiment faire quelque chose sur l'efficacité offensive.

Enfin, un dernier mot sur Cavani. Je crois encore en toi, je me dis qu'il faut y croire. Mais, est-il possible de voit avec lui pour une assurance remboursement pour tous les cheveux qu'il me fait perdre à chaque match ?

De toute facon si Cavani n'avait pas croqué, tout serait merveilleux aujourd'hui.

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