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  3. // FC Barcelone/Levante

La terre du milieu barcelonaise fait sa mue

Détenteur de la philosophie blaugrana, le milieu de terrain de Luis Enrique se révèle en changement cette saison. Moins dépendant de la possession, plus hybride, il offre un équilibre vital à une équipe qui a fait de son trio offensif sa pierre angulaire.

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La Terre du Milieu n'est pas du seul fait de J.R.R. Tolkien. D'autres penseurs un peu fous, Rinus Michels et Pep Guardiola en tête, l'ont également érigé en pierre angulaire de leurs œuvres. Dans un passé pas si lointain, ces deux philosophes du ballon rond ont offert à Barcelone une domination incontestable, mais contestée sur cette dite terre. Avec l'arrivée de Luis Enrique et le vieillissement de la paire Xavi-Iniesta, le FC Barcelone a opéré une révolution en interne et sur le pré. Toujours aussi important, le milieu de terrain blaugrana fait sa mue et n'opère plus en pierre angulaire du système de Lucho. Un changement qui marche et qui marque. À tel point qu'en Espagne, certains observateurs évoquent le terme barbare de « desguardiolizacion » – « Dé-guardiolisation » , en VF. Pour Miguel Ángel Nadal, ancien membre de la dream team de Cruijff, « petit à petit, l'équipe a su dépasser les problèmes auxquels elle a été confrontée et elle a retrouvé un jeu plus direct, un jeu avec plus de pression » . Pour résumer, « le Barça a retrouvé une identité en phase avec la qualité de ses joueurs » .

Le pragmatique Luis Enrique


Dès sa prise de pouvoir, Luis Enrique s'est montré inflexible sur les rotations de son équipe. De fait, l'inamovible trio Busquets-Xavi-Iniesta n'est ressorti qu'à quelques reprises. Désormais, ces trois dépositaires du tiki-taka local doivent cohabiter avec Rakitić et Rafinha. Justement, le Croate « a commencé à jouer beaucoup dès le début de saison. Il était mieux que le reste de l'équipe, physiquement il était déjà au point et mettait beaucoup d'intensité » , dixit l'oncle de Rafael. De même, durant le courant de l'automne, Rafinha tape au carreau et glane titularisations et minutes. « Il vient de l'école blaugrana, il a déjà l'expérience d'avoir joué ailleurs, rappelle Miguel Ángel Nadal. Techniquement, il est très bon et apporte un profil plus "brésilien". Il va avoir de plus en plus de poids dans le jeu du Barça. C'est un milieu qui va plus accompagner les offensives que les autres. » Ainsi, depuis le début de saison, ces quatre hommes se divisent le temps de jeu. Pis, l'historique doublette Xavi-Iniesta n'est que rarement alignée ensemble.

Faire tourner les uns et les autres pour qu'ils se reposent n'expliquent pas tout. « Les milieux du Barça ont différentes aptitudes selon les matchs » , avance El Flaco Menotti dans les colonnes du Pais. Un tantinet moins dogmatique et plus pragmatique que ses prédécesseurs, Luis Enrique s'adapte à l'adversité. « La principale caractéristique du Barça reste son jeu au sol. Mais un joueur comme Rakitić peut te permettre d'utiliser plus le jeu long, poursuit Miguel Ángel Nadal. Aujourd'hui, le jeu est plus propre que ce qu'il a pu être l'an dernier. Les phases de possession sont moins monotones, les joueurs ne sont plus bloqués devant la surface sans trouver de faille. » Dans ce sens, même Busquets peut faire banquette en lieu et place de Mascherano. Ce qui était le cas face à Villarreal en ce milieu de semaine. Pour Luis Enrique, « il faut souligner le travail de Mascherano, un joueur vital qui a su lire le match à la perfection et couper les contres de Villarreal » . Plus hybride, ce Barça n'en demeure pas moins « fidèle à son histoire de jeu » , dixit Nadal.

Nadal : « Tout part de l'évolution de Messi »


Surtout, si cette terre du milieu barcelonaise fait sa mue, elle le doit beaucoup à son trio offensif. « En apparence, on a l'impression que ce Barça a moins la possession. À mon avis, tout part de l'évolution de Messi, entame ce même Miguel Ángel Nadal. Il a trouvé un poste où il se sent de nouveau à l'aise. Luis Enrique lui a laissé sa liberté tout en lui demandant d'occuper le côté droit de ses débuts. Avec l'intégration de Luis Suárez, c'était la seule option viable pour l'équipe. » Sur le pré, la position d'ailier de Messi ne l'empêche pas de repiquer sans cesse dans l'axe. Avec un Dani Alves toujours aussi offensif, les compensations de Rakitić, seigneur au Sánchez-Pizjuán et simple lieutenant au Camp Nou, ou de Rafinha deviennent indispensables. Comme le rappelle Radomir Antić, « ce Barça n'a pas autant de patience qu'avant » . Le trio de la MSN transpire la vitesse et profite d'un jeu plus direct. Ce jeu, de « idas y vueltas » comme il se fait appeler outre-Pyrénées, « permet au Barça de tuer ses adversaires avec l'espace. Et comme ils ont de l'énergie, ils aiment courir » , conclut ce même Antić.


Par Robin Delorme, à Madrid
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