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  3. // Juventus/Napoli (4-2)

La Supercoupe de la discorde

Depuis samedi, une partie de l’Italie s’indigne face aux évènements qui ont entaché la Supercoupe d’Italie. Décisions arbitrales litigieuses, coups de gueule, silenzio stampa : ce Juve-Napoli lance la saison italienne, mais pas forcément de la bonne manière.

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Cela devait être une fête. Une fête en mondovision, sur le sol chinois, histoire d’accroître la visibilité de l’événement. Bravo, c’est réussi : des millions de téléspectateurs ont pu voir le désastre. Un désastre annoncé ? Non. Personne n’aurait imaginé que cette Supercoupe d’Italie aurait pu se dérouler ainsi. Au contraire. Alors que les sanctions du Calcioscommesse venaient de tomber (suspension de 10 mois pour Conte mais amnistie pour Bonucci et Pepe), le football, le vrai, était censé reprendre ses marques à l’occasion de cette rencontre disputée à Pékin. D’ailleurs, à chaque fois que la Supercoupe italienne s’était disputée là-bas (2009, Inter-Lazio-1-2 et 2011, Milan-Inter-2-1), tout s’était toujours bien passé, et les supporters chinois étaient repartis ravis. Mais ce coup-ci, non. C’est le chaos qui a pris le dessus sur le spectacle. La Juve s’est imposée. 4-2. Mérité, pas mérité, finalement, ce n’est même pas le débat. Le score est lourd, mais il est finalement le fruit de ce qui s’est passé pendant la rencontre. Des arbitres qui ont totalement perdu le contrôle du match, influençant largement l’issue de la rencontre en faveur de la Juve. Cette fin-mascarade a rendu dingue le Napoli, qui a décidé de ne pas se présenter lors de la remise de la Coupe et des médailles. Depuis, le président De Laurentiis a haussé la voix. « Quand tu te rends compte que l’on se fout de ta gueule, que tu es venu en Chine pour une semaine, chamboulant tes plans, les exigences de l’entraîneur, des joueurs et de la préparation, c’est inadmissible. Surtout lorsqu’en plus, on te flanque deux baffes  » a-t-il affirmé, furax. Ambiance.

Trois expulsions et un pénalty

Bon, en vrai, que s’est-il passé lors de cette Supercoupe d’Italie, pour que cela déclenche un tel tollé côté napolitain ? Déjà, le match. Jusqu’à la 73ème minute, tout s’est déroulé plus ou moins bien. Naples avait pris l’avantage par Cavani, sur une erreur d’alignement colossale de la défense turinoise. La Juve avait égalisé juste avant la pause par Asamoah, et Naples avait immédiatement repris l’avantage par Pandev. Mais en deuxième période, le n’importe quoi grandit, crescendo. Naples récolte déjà trois cartons jaunes en l’espace de douze minutes. Puis le coup de grâce, à la 73ème. Le coupable ? Monsieur Rizzoli, qui inaugure ainsi à merveille le rôle d’arbitre de surface. Peut-être vexé de ne pas avoir été désigné pour arbitrer le match, celui qui avait représenté l’Italie à l’Euro assure à l’arbitre principal, monsieur Mazzoleni, que Fernandez a fait faute sur Vucinic. Mazzoleni s’exécute et indique le point de pénalty, entre mille protestations. Au ralenti, la décision semble sévère. Pas scandaleuse, mais sévère. Vidal, lui, s’en tape, et transforme la sentence. C’est là que tout devient fou. A cinq minutes du terme, Pandev, signalé hors-jeu par le juge de ligne, monsieur Stefani, récolte un carton rouge. Le Macédonien l'aurait insulté.

Impossible, évidemment, de confirmer ou non, puisqu’aucun micro n’est assez puissant pour capter le son. En revanche, ce qui est sûr, c’est que monsieur Stefani a certainement une ouïe surdéveloppée, puisque Pandev était au moins à 10 mètres. On va dire qu'il a lu sur les lèvres. Bref, comme si cela ne suffisait pas, quelques minutes plus tard, l’homme en noir en remet une couche en expulsant un deuxième joueur napolitain, Camilo Zuniga. Mais là aussi, la façon laisse à désirer. Le Colombien reçoit un deuxième carton jaune pour une faute commise sur Giovinco. Oui, la faute existe. Mais elle n’aurait pas existé si l’arbitre, cinq secondes auparavant, avait sifflé une faute toute aussi flagrante de Vidal sur le même Zuniga. Par ailleurs, en première période, le milieu de terrain napolitain avait reçu une première biscotte pour avoir protesté après une faute déjà non sifflée sur lui. Face à tout cela, Walter Mazzarri, le coach napolitain, s’énerve. Et est exclu à son tour. Naples finit à 9, sans coach, et s’écroule logiquement lors de la prolongation, encaissant deux buts, dont un csc de Maggio. Voilà pour les faits. Maintenant, il faut des explications. Et des enseignements.

Pièce de théâtre pékinoise


Le fait que ces décisions arbitrales, qui ont pénalisé le Napoli, surviennent au lendemain de la suspension pour dix mois d’Antonio Conte laisse le champ libre à toutes les suppositions. En Italie, certaines mauvaises langues affirment que le corps arbitral a souhaité offrir une sorte de compensation à la Juve. « Tu as perdu ton entraîneur, mais au moins, tu vas gagner la Supercoupe d’Italie  » . Un discours peut-être un peu simpliste, hein. Ce sur quoi tout le monde s’accorde, c’est que la Juventus n’a, pour sa part, rien à se reprocher. D’ailleurs, le président De Laurentiis est le premier à défendre les Bianconeri, ce qui n’est pourtant pas son genre. « Que cela soit clair : je n’ai jamais pensé à accuser la Juventus, qui est un club extraordinaire avec des joueurs extraordinaires » a-t-il assuré, avant d’ajouter qu’il s’agissait là d’une « occasion énorme pour exporter le football italien à l’étranger  » et que « tout a été ruiné à cause de ceux qui ont arbitré » . Le message est donc clair : selon le président du Napoli, c'est tout le système italien qui favorise non seulement la Vieille Dame mais aussi les deux équipes milanaises. Il l’avait déjà affirmé lors du tirage au sort du calendrier, s’insurgeant contre le fait qu’un Napoli-Roma ait lieu lors de la dernière journée, et le match de samedi a donné du poids à ses dires.

La saison italienne commence donc mal. Le Calcioscommesse donne déjà une sacrée image du Calcio à l’étranger, et cette mauvaise pièce de théâtre sur la scène pékinoise n’a pas franchement aidé à l'améliorer. Preuve ultime que Naples a de quoi s’indigner : Marcello Nicchi, le président de l’association des arbitres, toujours le premier à défendre ses hommes, ne s’est même pas prononcé et n’a pas souhaité répondre aux sollicitations des journalistes italiens. Idem pour Stefano Braschi, celui qui désigne les arbitres. Dommage : ils manquent ainsi une belle occasion de reconnaître certains torts, et d’admettre que le premier match italien avec six arbitres est un fiasco total. Six arbitres qui sont censés faire diminuer les erreurs et qui, en réalité, les ont multipliées. Au beau milieu de toutes ces polémiques (justifiées), on peut tout de même sortir un geste de classe. Celui de Gigi Buffon qui, après avoir soulevé le trophée, a tenu à dédier la victoire à Conte, mais surtout à son ami Alessandro Del Piero. Un geste auquel l’ancien numéro 10 a répondu sur son site officiel : « Merci Gigi, je suis heureux que ce soit toi qui aies soulevé la Coupe, fruit de ce Scudetto dont nous avons tant rêvé et de cette étreinte dans les vestiaires de Trieste, sans réussir à se dire le moindre mot. Je suis sûr que ce n’est pas le dernier trophée que tu soulèveras  » . Heureusement qu’il reste des gentlemen.

Eric Maggiori
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