1. // Amical – Suisse/Argentine

La Suisse tournée vers 2014

Après quatre participations consécutives aux compétitions internationales, la Suisse va devoir faire l’impasse sur l’euro polono-ukrainien. La rencontre de prestige de ce milieu de semaine face à l’Argentine doit permettre de poursuivre l’opération reconstruction amorcée l’an dernier, avec l’émergence d’une nouvelle brillante génération, qui doit montrer en sélection qu’elle peut faire aussi bien qu’en club.

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Le football suisse vit une saison 2011/2012 pour le moins paradoxale. D’un côté, le championnat national est marqué par une succession de crises : disparition avec pertes et fracas de Neuchâtel Xamax, pénalité record infligée au FC Sion, difficultés extra-sportives du promu Servette, difficultés sportives des deux clubs de Zurich… D’un autre, le FC Bâle, sans concurrence en Super League, fait briller comme jamais le pays à l’échelle continentale, avec une participation historique aux 8e de finale de C1, grâce à une ossature de jeunes et brillants joueurs locaux.

Transition en douceur

En sélection, pareil, le point de vue diffère selon que l’on considère le verre à moitié plein ou à moitié vide. L’année 2011 a ainsi été marquée par l’élimination lors des phases de qualification à l’Euro polono-ukrainien, la Nati terminant à une décevante troisième place du groupe G, derrière l’Angleterre et le Monténégro, avec zéro victoire au compteur en déplacement. C’est un vrai coup d’arrêt pour une sélection toujours présente lors des grandes compétitions internationales depuis l’Euro 2004. Il y a pourtant matière à ne pas tout voir en noir et à espérer très vite un renouveau.

Les historiques Alexander Frei et Marco Streller, qui ont longtemps animé la pointe de l’attaque, ont fini par renoncer à la sélection, usés de la critique. Hakan Yakin a lui aussi décidé d’arrêter, après plus de dix ans de bons et loyaux services. Ce sont certes d’importants piliers en moins, mais l’effectif n’est pas pour autant complètement à reconstruire. Le gardien Diego Benaglio, les défenseurs Philippe Senderos et Johan Djourou ainsi que le milieu Valon Behrami étaient déjà présents lors de la Coupe du monde 2006. D’autres cadres de l’actuelle sélection ont été progressivement intégrés : Stephan Lichtsteiner, Gökhan Inler, Gelson Fernandes et Eren Derdiyok à l’Euro 2008, Reto Ziegler et Xherdan Shaqiri au mondial sud-africain.

La relève déjà présente

Le chantier n’apparait donc pas si énorme. D’ailleurs le sélectionneur Ottmar Hitzfeld, bien que parfois critiqué pour sa tactique et sa gestion humaine, a été reconduit. Le dernier parcours de qualification a certes été manqué, mais tout n’est pas à jeter. La Suisse est toujours classée à une honorable 16e place au dernier classement Fifa (11e en Europe), devant la France. Son prochain parcours de qualification pour 2014 apparaît en plus relativement abordable, avec dans son groupe E la présence de la Norvège et de la Slovénie comme principaux concurrents. L’occasion est donc belle de vite renouer avec le succès. D’ici le début de la campagne de qualification en septembre prochain, il y aura quatre matchs amicaux pour se préparer à cette prochaine grande échéance.

Ce sera l’occasion d’effectuer quelques réglages, ce dès ce premier test de prestige face à l’Argentine. Chez les gardiens, Diego Benaglio doit faire face à la nouvelle concurrence de Yann Sommer, révélation du FC Bâle. En défense, les jeunes François Affolter et Ricardo Rodriguez ont une belle carte à jouer. Au milieu, les Bâlois (Shaqiri, Xhaka, F.Frei, Stocker) et Napolitains (Inler et Dzemaili) forment un très bel ensemble, du moins sur le papier. L’attaque enfin semble le secteur le plus en chantier. Le « vieux » Eren Derdiyok, 23 ans, est en concurrence avec le Lorientais Innocent Emeghara, 22 ans, et Admir Mehmedi, 20 ans, néo-joueur du Dynamo Kiev et l’une des révélations de l’Euro espoir 2011.


Par Régis Delanoë
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Sur le papier c'est une belle équipe, mais c'est autre chose quand on les voit jouer ensemble...
J'aimerais beaucoup que Eren prenne ses responsabilités et commence a planter sec. La même pour Inler qui ne s'impose pas comme un leader. J'aimerais beaucoup voir les Suisses se réveiller un peu et se rendre compte que la sélection c'est pas le camp de vacances mais qu'il faut se bouger un peu le cul et pourquoi pas aller loin dans une compétition !
Ben on fait comme ça: à chaque grosse échéance ou phase finale, on part du principe que ça va foirer. Du coup, jamais vraiment déçus. Et quand ça passe, c est cadeau!

De toute manière, en Suisse, à chaque fois que l équipe nationale se fout dedans, la presse et les commentateurs expliquent que c est tout sauf la faute des joueurs ou de l encadrement, après avoir généralement passé les jours précédents ladite échéance à afficher des ambitions surdimensionnées (en Afrique du sud, il était clair qu on irait en 8emes, et certains parlaient sans rougir des quarts).
RahXephon Niveau : CFA
Eren, moi, je commence à ne plus y croire. Espérons que le futur me contredira... Emeghara, il fait une plutôt chouette saison à Lorient, mais j'ai encore en tête son championnat d'europe des u21, arf. S'il pouvait effacer tous ces déchets qui le caractérisent, ce serait chouette. Mehmedi, moui, pas si mal. Enfin, l'attaque est sans doute le secteur le moins costaud. Gardiens, no problem (Benaglio-Sommer-Wölfli et Leoni au pire) ; défense, on passera sur le cas Djourou, mais sur les côtés c'est vraiment bien ; et milieu, Shaqiri, F.Frei, Inler... les noms parlent d'eux-mêmes, voilà quoi.
En fait, j'arrive toujours pas à saisir comment ils ont réussi à ne pas se qualifier pour l'Euro.
Question idiote mais les suisses parlent quelle langue ?
En majorité suisse-allemand, puis français, italient et romanche (enfin bon, ça c'est à hauteur de 0.5%).
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