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La Suisse monte au front

Suisses et Honduriens peuvent encore se qualifier pour les huitièmes de finale. Pour la Nati, la perspective est toutefois plus probable. A la condition d'attaquer aussi bien qu'elle défend.

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Honduras et Chili vont devoir virer leur cuti. Appliquées à défendre, à jouer le hold-up, les deux sélections se doivent de prendre les choses en main pour atteindre les huitièmes de finale. Forteresse plutôt prenable, le Honduras doit même remonter trois buts pour envisager une qualification héroïque. Arithmétiquement, le catracho peut encore poser une option sur une prolongation de son séjour africain. La réalité : vu le péril tout relatif que font peser ses attaquants, autant projeter de construire des châteaux en Espagne. Pour la Suisse, l'équation se révèle beaucoup plus simple et facile à résoudre. Espérer que le duel hispanophone Chili-Espagne accouche d'un gagnant, et mettre un ou deux petits buts au Honduras.

Pour l'heure, on ignore si la brosse vieux jeu d'Ottmar Hitzfeld cache une allégorie du schéma hérisson adopté par la Nati, mais pour son salut, on sait que la Suisse devra se refaire un coupe, avec une belle frange envahissante sur le front de l'attaque. Frei et Derdiyok devraient l'occuper, appuyés par Tranquillo Barnetta, Gelson Fernandes, voire Gokhan Inler. Un soutien de ses derniers indispensable. Car si la Nati a maintenu sa cage inviolée 559 minutes en Coupe du Monde, nouvelle marque historique, elle n'est pas loin de battre un autre record, bien moins glorieux celui-là : depuis septembre 2009, les attaquants suisses n'ont pas inscrit le moindre but.

Poissard en chef, Alexander Frei va t-il faire frétiller les filets à nouveau ? Sorti de son Euro 2008 sur blessure et dans les larmes, l'ex meilleur buteur de Ligue 1, plus souvent en rééducation que sur les terrains, avait finalement été déclaré apte pour affronter le Chili. Mais tel un Robert Pirès en finale de Ligue des champions 2006, il prit pour un autre, Behrami, expulsé, et dut sortir à la 41e minute. Décisif en phase qualificative, capitaine Frei (40 buts en 76 sélections) peut-il l'être lors d'une phase finale ? Pour l'aider, Ottmar Hitzfeld, vieux loup rompu aux vieilles ficelles de la déstabilisation, a assuré avoir déjà perçu des « trous » dans la défense hondurienne. Ajoutant qu'il saurait en tirer profit.

L'ex coach à succès du Bayern pourrait aussi tirer profit de la zizanie régnant dans les rangs catrachos. Le feu a été allumé par Victor Bernardez, champion de Belgique avec Anderlecht. Le défenseur central n'a pas hésité à allumer les choix du sélectionneur, Reinaldo Rueda, qui le laissent sur la touche : « Quand tu vas à la guerre, tu dois y aller avec les meilleurs hommes » a-t-il amorcé. Pas vraiment discret sur la mauvaise ambiance régnant dans le groupe, Bernardez a précisé sa pensée : « Nous avons des joueurs d'expérience qui connaissent le football international, et tu te dois d'aller batailler avec eux » . Enfin, aller à la guerre contre la Suisse... Autant se battre contre des moulins à vent. Ou construire des châteaux en Espagne.

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