Euro 2012 - Finale - Italie/Espagne - Retour
Eric Maggiori
La Squadra n’a pas à rougir
Démontée par l’Espagne en finale de l’Euro, hier soir, l’Italie n’a que ses yeux pour pleurer. Retour sur une superbe équipe que personne n’attendait, et qui a tout bien fait jusqu’à l’acte final.
T'es beau même quand tu pleures, Andrea
Alors c’est donc ça, se réveiller avec une gueule de bois ? Bah oui. L’Italie n’a pas beaucoup dormi, cette nuit. Et c’est bien normal. Le chiffre 4 a tourné dans les têtes italiennes, autant que cette course folle de Jordi Alba ou cette maudite blessure de Thiago Motta. Lorsque l’on perd, on aime chercher un coupable. Un arbitre qui plombe le match, un entraîneur qui fait n’importe quoi, un attaquant qui prend un carton rouge au bout de 20 minutes de jeu. Mais là, même pas. C’est presque ça le plus frustrant. Les avis sont unanimes : l’Espagne a été beaucoup plus forte. Point. Comme l’Italie avait été beaucoup plus forte que l’Allemagne au tour précédent. Gigi Buffon, un gardien qui, rarement, dans sa carrière, avait encaissé 4 buts dans un même match, est d’ailleurs clairvoyant : « L’Espagne a été trop supérieure à nous, l’amertume d’avoir perdu est donc plus relative. Lorsque tu affrontes une force invulnérable, il est plus facile d’accepter de perdre ». Facile, peut-être pas. Car même si la Squadra a réalisé un magnifique Euro, au-delà de toutes les espérances les plus optimistes, cette défaite ne pourra pas être oubliée aussi facilement. Il n’y a qu’à voir les larmes de Pirlo, Bonucci, Chiellini ou encore Balotelli pour comprendre à quel point les Italiens s’étaient pris à y croire. Alors oui, il n’y a pas à rougir d’une défaite, aussi lourde soit-elle, contre une équipe d’Espagne qui a déroulé un football monstrueux. Mais l’Histoire, toujours cruelle, retiendra qu’il s’agit là de la plus lourde défaite en finale d’un Euro. Ni plus, ni moins.
Le match de trop
Evidemment, si personne n’est clairement accusé, ce matin, on se demande tout de même ce qui n’a pas fonctionné hier soir. La fatigue est un facteur à prendre en compte. L’Italie a eu un jour de moins pour récupérer, mais cela ne peut pas servir d’alibi. L’Espagne a joué 24 heures plus tôt contre le Portugal, mais elle est allée jusqu’à la 120ème minute, avec toute la débauche d’énergie qui en découle. Evidemment, l’effectif de la Roja est bien plus ample que celui de la Nazionale. Chiellini, par exemple, a été aligné dans l’urgence malgré une blessure musculaire il y a quelques jours. S’il a tenu le coup contre l’Allemagne, sa cuisse a lâché dès qu’il a fallu accélérer. Manque de bol, Fabregas avait déjà eu raison de lui. Quant à la blessure de Thiago Motta, elle est difficilement explicable. Déjà, le choix de faire rentrer le joueur du PSG à la 58ème minute a de quoi laisser perplexe. Quelle était l’intention de Prandelli, sachant qu’il s’agissait de son dernier changement ? Bétonner ? Ne pas prendre une valise ? N’aurait-il pas été plus audacieux de faire rentrer un Diamanti ou un Giovinco, qui aurait pu apporter de la percussion devant, chose qui a cruellement manqué à l’Italie hier soir ?
Le sélectionneur ne pouvait pas prévoir que Motta allait se blesser deux minutes après son entrée en jeu, certes. Un peu comme si le destin avait voulu lui signifier : « Non non, sur ce coup-là, tu t’es planté ». La fatigue et les blessures, d’accord. Les arrêts de Casillas à des moments décisifs, d’accord aussi. Le portier madrilène a encore une fois été impeccable même si, il faut l’avouer, aucune des tentatives italiennes n’a vraiment été inquiétante. Les quelques tirs cadrés se sont avérés trop centraux, et même Di Natale, tellement killer avec l’Udinese, n’a pas réussi à tirer ailleurs qu’en plein sur le gardien. En fait, résumé ainsi, cela ressemble fort au typique match où vous passez à côté. Chaque équipe normalement constituée en connaît un par saison. Ce genre de rencontre où une équipe solide comme Manchester United en prend 6 face à Manchester City, où Arsenal prend 4-0 contre le Milan AC, où le Real Madrid reçoit un 4-0 à Alcorcon, où Liverpool démonte Chelsea 4-1. Pas de pot pour la Nazionale : le match où pratiquement tout le monde est passé à côté, c’est la finale de l’Euro, devant des centaines de millions de téléspectateurs. Aïe.
Apprendre de ses erreurs
On a beau retourner le problème dans tous les sens, le constat est le même. L’Italie a pris une valise, un peu gênante pour tous ceux qui ont pu admirer leur fantastique parcours pour arriver jusqu’à la finale. Un peu gênante même pour les Espagnols. Lorsque Thiago Motta s’est blessé, et que les acteurs du match ont compris que Prandelli avait effectué ses trois changements, il y a eu une période de latence où les Espagnols ont fait tourner le ballon, presque l’air de vouloir dire : « Bon, allez, c’est l’Italie en face, ça ne se fait pas de les enfoncer plus que ça ». On était à deux doigts du gentlemen’s agreement. Et puis Del Bosque a fait rentrer Torres, Mata et Pedro, trois morfales qui n’en avaient rien à foutre que ce soit l’Italie, le Portugal ou le San Marin en face. Ils voulaient juste ajouter leur nom au tableau d’affichage. Chose faite dans les dernières minutes, sans même avoir besoin de forcer. On peut difficilement leur en vouloir, cela reste une finale d’Euro.
Reste donc, pour l’Italie, à reconstruire sur les bases des belles choses vues avant la finale. Cesare Prandelli a concédé hier sa première défaite en 16 rencontres officielles à la tête de la Squadra. Son équipe a désormais des certitudes, et tout ne doit évidemment pas être remis en cause par une telle déconvenue. Une lourde défaite doit servir à apprendre. José Mourinho peut en témoigner mieux que quiconque. Terrassé par le Barça, 5-0, lors de son premier Clasico à la tête du Real Madrid, le Mou a bossé en silence, a appris de ses erreurs, a peaufiné, jusqu’à venir battre les Catalans 2-1 au Camp Nou, un an et demi plus tard. Prandelli a devant lui deux années pour bosser, pour dénicher une nouvelle pépite (Verratti ? Insigne ?) et pour dessiner la Nazionale qui tentera de s’envoler pour le Brésil. Cet Euro aura au moins eu le mérite de réconcilier le pays avec son football, après deux grandes compétitions (2008 et 2010) ratées. Un peu de joie pour un pays qui a pris cher cette année, à tous points de vue, et qui en avait bien besoin, avant un été où l’on va surtout parler de Calcioscommesse, de tribunaux, de procès et de points de pénalité. Putain de retour à la réalité.
Le match de trop
Evidemment, si personne n’est clairement accusé, ce matin, on se demande tout de même ce qui n’a pas fonctionné hier soir. La fatigue est un facteur à prendre en compte. L’Italie a eu un jour de moins pour récupérer, mais cela ne peut pas servir d’alibi. L’Espagne a joué 24 heures plus tôt contre le Portugal, mais elle est allée jusqu’à la 120ème minute, avec toute la débauche d’énergie qui en découle. Evidemment, l’effectif de la Roja est bien plus ample que celui de la Nazionale. Chiellini, par exemple, a été aligné dans l’urgence malgré une blessure musculaire il y a quelques jours. S’il a tenu le coup contre l’Allemagne, sa cuisse a lâché dès qu’il a fallu accélérer. Manque de bol, Fabregas avait déjà eu raison de lui. Quant à la blessure de Thiago Motta, elle est difficilement explicable. Déjà, le choix de faire rentrer le joueur du PSG à la 58ème minute a de quoi laisser perplexe. Quelle était l’intention de Prandelli, sachant qu’il s’agissait de son dernier changement ? Bétonner ? Ne pas prendre une valise ? N’aurait-il pas été plus audacieux de faire rentrer un Diamanti ou un Giovinco, qui aurait pu apporter de la percussion devant, chose qui a cruellement manqué à l’Italie hier soir ?
Apprendre de ses erreurs
On a beau retourner le problème dans tous les sens, le constat est le même. L’Italie a pris une valise, un peu gênante pour tous ceux qui ont pu admirer leur fantastique parcours pour arriver jusqu’à la finale. Un peu gênante même pour les Espagnols. Lorsque Thiago Motta s’est blessé, et que les acteurs du match ont compris que Prandelli avait effectué ses trois changements, il y a eu une période de latence où les Espagnols ont fait tourner le ballon, presque l’air de vouloir dire : « Bon, allez, c’est l’Italie en face, ça ne se fait pas de les enfoncer plus que ça ». On était à deux doigts du gentlemen’s agreement. Et puis Del Bosque a fait rentrer Torres, Mata et Pedro, trois morfales qui n’en avaient rien à foutre que ce soit l’Italie, le Portugal ou le San Marin en face. Ils voulaient juste ajouter leur nom au tableau d’affichage. Chose faite dans les dernières minutes, sans même avoir besoin de forcer. On peut difficilement leur en vouloir, cela reste une finale d’Euro.
Reste donc, pour l’Italie, à reconstruire sur les bases des belles choses vues avant la finale. Cesare Prandelli a concédé hier sa première défaite en 16 rencontres officielles à la tête de la Squadra. Son équipe a désormais des certitudes, et tout ne doit évidemment pas être remis en cause par une telle déconvenue. Une lourde défaite doit servir à apprendre. José Mourinho peut en témoigner mieux que quiconque. Terrassé par le Barça, 5-0, lors de son premier Clasico à la tête du Real Madrid, le Mou a bossé en silence, a appris de ses erreurs, a peaufiné, jusqu’à venir battre les Catalans 2-1 au Camp Nou, un an et demi plus tard. Prandelli a devant lui deux années pour bosser, pour dénicher une nouvelle pépite (Verratti ? Insigne ?) et pour dessiner la Nazionale qui tentera de s’envoler pour le Brésil. Cet Euro aura au moins eu le mérite de réconcilier le pays avec son football, après deux grandes compétitions (2008 et 2010) ratées. Un peu de joie pour un pays qui a pris cher cette année, à tous points de vue, et qui en avait bien besoin, avant un été où l’on va surtout parler de Calcioscommesse, de tribunaux, de procès et de points de pénalité. Putain de retour à la réalité.
Eric Maggiori
Les cinq hommes du titre de l'Espagne

















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mais... et ma question est toute bête : comment qu'on fait sans pirlo ?
alors, certes, je suis fier du jeu et de la mentalité produites lors de cet euro, mais, enlevez le chef d'orchestre, et la même équipe joue plus (je schématise ok, mais il suffit de voir notre jeu en afsud).
Primo, on a en ritalie (sic), une fâcheuse tendance à ne pas faire jouer les talents dans les équipes qui comptent avant 25 ans (giovinco ?), secundo comment prandelli va-t-il lancer tous ces jeunes à l'approche des qualifs pour 2014 ?...
wait and see...
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je prolonge mon post précédent, si changement de philosophie de jeu il y à en italie, faudrait ptêt songer à aller jusqu"'au bout de l'idée de jeu "portée vers l'avant, un vrai dix un peu ouf genre diamanti, ou un profil qui décroche sur le côté, bref se tourner (à mon grand désarroi je l'avoue) vers la roja qui assume cinq joueurs à vocation offensive, mais on peut pas changer du jour au lendemain...
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Bon de Prandelli tu n'as pas compris grand chose pour lui reprocher de se voir trop beau...
L'attaquant de classe mondiale il y était il s'appelle Ballotelli mais ce n'est pas son talent qui est en cause c'est qu'il a voulu trop en faire. Après tout il n'a que 21 ans et l'avenir lui appartient.
@Gars
Verratti, Montolivo, des talents il y en a. Pirlo manquera c'est sur mais déjà il n'est pas sur qu'il ne soit pas la au Brésil...
Fier de cette équipe, déçu de ce match mais en début d'Euro on aurait signé pour être en finale... Les matchs contre l'Angleterre et l'Allemagne étaient autre chose que le parcours de l'Espagne et on a fini par le payer c'est dommage...
Il ne faut pas non plus perdre de vue ce avec quoi Prandelli à du faire face pour construire une défense à chaque match dans cet euro...
Vivement la suite...
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Je suis d'accord, une très belle génération en perspective... Beaucoup de ces joueurs viennent de clubs de seconde zone, ce qui montre que le Calcio reprend peu à peu de sa superbe.
Pour remplacer Pirlo, la relève peut être incarnée par Marchisio et Montolivo (Marchisio peut apprendre aux côtés du Génie pendant toute l'année à Turin).
Enfin, c'est vrai qu'on a du mal à faire jouer les moins de 25 ans (exception Super Mario). Mais Prandelli en a convoqué plusieurs (ou pré-convoqué), et c'est de bonne augure.
Très grande fierté, même après cette fessée
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En effet la génération qui arrive a un très fort potentiel, et même celle de derrière car les équipes "Primavera" de l'Inter, de la Roma ou même de la Lazio sont bourrés de talents qui ne demandent qu'à éclore. Reste à savoir s'ils confirmeront. Ils devront être bien guidés et il faudra leur montrer la confiance qu'on a en eux, ce qui n'est pas souvent le cas en Italie...
Bref beaucoup de positifs pour l'avenir, cette équipe a retrouvé ses vertus, sa hargne, son caractère.
Forza Italia!
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A partir de 2013, Verratti va grandir à ses côtés à la Juve et ça risque d'être extrêmement profitable à la Nazionale. Je pense d'ailleurs que Verratti va énormément joué avec la Nazionale durant les deux prochaines années. Prandelli va vouloir qu'il accumule l'expérience en vue du mondial brésilien.
Et puis des grands joueurs qui prennent leur retraite y en a toujours eu, ça n'a jamais empêché la Nazionale de gagner.
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Ensuite moi je dirais ce qui m'inquiète le plus est que l'on puisse se diriger vers la même erreur qu'avait fait Lippi. Pirlo dans deux ans, dans quel état sera-t-il? S'il est comme à l'euro pas de problème, mais s'il est en baisse de régime comme en 2010 avec Cannavaro, est ce que Prandelli aura les couilles de mettre Pirlo sur le banc ou d'en faire un joker?
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ça donne une idée de leur implication dans la compèt'
nous on préfère les insultes, chacun sa façon d'exprimer ses émotions hein...
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Pourquoi chez nous on a pas la culture de l'ailier ?
je sais c'est un gros débat ce serait intéressant de parler de nos lacunes sur les côtés.
facteur culturel, générationnel ?
On a que abate dans ce rôle là, balzaretti, c'est cool, mais sa hype va pas durer mille ans etc...
enfin bref, je suis curieux d'avoir votre avis...
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Le 4/0 ne veut rien dire, l'Italie sort la tête haute de cette compétition.
@ Mario
Prandelli a peut-être commis des erreurs sur cette finale mais vu ce qu'il a apporté à ce groupe c'est totalement débile de réduire son travail à ça !
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Le but encaissé tôt fait très mal. Après, on a reproché à l'EDF de ne pas se livrer. Là ça ne pourra être le cas. On pouvait s'attendre à partir de ce moment là voir l'Espagne en mettre d'autres...
D'ailleurs sur le premier but, Chiellini est monstrueusement lent. Etait-il déjà blessé ou gêné mais voulait tout faire pour rester sur le terrain?
La seule erreur de Prandelli, le changement Montolivo-Motta. Montolivo m'a d'ailleurs plu sur cet Euro. Je l'avais peu vu avec autant d'activité et d'agressivité.
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Et putain quoi! J'ai aimais l'Italie durant ce championnat d'Europe!! Comportement parfait (primes reversées, larmes sincères en finale, implication à 100% sur le terrain), et jeu vers l'avant plutôt séduisant guidé par un Prandelli très bon tactiquement.
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Pour que ça dure, il aurait peut-être juste fallu ne pas prendre un but trop tôt, tenir encore un peu.
Ensuite, s'il y a une leçon à retenir, ce serait peut-être celle de la nécessité du turnover pendant la compétition, en concevant au départ un effectif qui permette plus facilement le poste-pour-poste. C'était peut-être dans les plans de Prandelli mais dans ce cas ça a été contrarié par le résultat contre la Croatie et la nécessité de jouer la qualif dans le troisième match contre l'Irlande. Au final, en dehors des deux gardiens remplaçants, seulement deux joueurs sélectionnés n'ont pas été employés (Ogbonna et Borini) mais Prandelli a trop usé son équipe-type et a crevé De Rossi et Marchisio, donc en affaiblissant le cœur de la Nazionale, son milieu de terrain. Côté défense, c'est dommage d'avoir dû bâtir la compo en fonction des blessures et non de l'économie des ressources physiques.
C'est sans doute à partir de là qu'il faudra préparer 2014. Et on compte sur Milan pour hisser Montolivo au niveau de Pirlo (il part de plus loin, ceci dit), des fois que...
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Hier c'était surtout la victoire de la gestion Del Bosque !
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La squadra va devoir résoudre un gros problème, qui a été le notre après 2006. Comment faire sans Pirlo? La seule compétition que l'Italie ait joué sans son milieu, c'était en 2010 et on connait le résultat.
L'autre cadre de cette équipe, Buffon, est également sur la fin. Or son leadership et ses compétences intrinsèques de gardien vont être irremplaçables.
2 cadres, à des postes clés, qui vont soit partir soit être beaucoup moins fringuant dans 2 ans, je le vois mal pour l'Italie. D'autant qu'elle n'aura pas d'autres phénomènes comme eux avant plusieurs générations.
Alors oui, il y a beaucoup d'autres joueurs talentueux et d'avenir dans cette équipe, mais hormis De Rossi, aucun n'a ce mental, cette régularité, ce charisme et ce niveau qui tirent une sélection vers le haut et lui rapportent des trophées
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Maintenant, il y a une assise solide pour bosser et dans deux ans, un mix intéressant entre jeunes, moins jeunes et anciens.
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Pour Pirlo, ça sera plus compliqué. Les jeunes sont là mais ils manqueront d'expérience, même d'ici 2014.
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Prandelli a pris une équipe sans préparation (tremblements de terre), pas au top (le 3/0 vs la Russie) et a réussi à faire jouer cette équipe ensemble en tirant le meilleur des individualités (Pirlo, Buffon, Abate, Cassano, Balotelli parfois et Montolivo).
Il a donné sa confiance à certains joueurs et ça a payé comme pour Balotelli (par intermitence vu le bonhomme), Cassano (il a tenu sa parole qu'il avait donné lors de l'AVC de fantantonio) et Abate par exemple.
Il a changé de système de jeu pendant la compét' sans que cela ne pénalise l'équipe, ce qui est jamais gagné d'avance.
Il a eu les **** de jouer contre l'Angleterre et surtout l'Allemagne, il s'est pas adapté à l'adversaire, il a imposé son jeu et ça a payé (le bon vieux 5 défenseurs était pourtant tentant vs l'Allemagne si on regarde bien).
Avoir une tactique et forcer ses joueurs à l'adopter ça marche moins que s'adapter aux joueurs pour créer la meilleure tactique.
Prandelli a tiré le meilleur de son groupe sur cette compét'. L'Italie c'est plus Nesta, Cannavaro, Gattuso, Del Piero Camoranesi et Inzaghi, l'équipe est correcte mais c'est pas que des fuoriclasse.
Amener cette équipe en finale est une belle performance.
En finale les italiens étaient cramés, que voulais tu qu'il fasse ? Faire tourner ok mais pour mettre qui ? Y'a pas un banc de malade...
Le coaching de hier, deux choses :
- le choix des joueurs : si les médecins et que les joueurs lui disent que tout est ok il n'est pas responsable (Chiellini + Motta).
Il y a toujours un risque à prendre à faire jouer un mec qui revient de blessure certes.
Au niveau des changements, Cassano a fait une bonne première période et son remplacement par Di Natale a pas été un succès. Balotelli à côté de ses pompes et de son football aurait peut-être mérité de sortir à sa place mais Cassano peut pas tenir 90min et encore moins si y'a des prolongations (car on est d'accord que Prandelli tente de revenir à 2/2).
Après Motta pour Montolivo, je suis d'accord que sortir un bon Motolivo pour faire rentrer Motta bof bof surtout quand on connait la suite.
Clair que Diamanti qui a fait un bon euro méritait de remplacer Balotelli ou jouer le tout pour le tout en sortant un milieu mais la blessure de Motta a tout changer.
Peut-être reproches-tu le 3è remplacement trop tôt ? Je peux comprendre mais à 2/0 faut pas se réveiller à la 80è, c'est un risque à prendre, que Prandelli a pris.
- Le choix de la tactique : dur de jouer avec une équipe cramée et faire un gros pressing, à la 65ème c'était porte ouverte... physiquement impossible.
Le match de poule était un autre match mais vu le résultat 1/1 peut-être aurait il pu tenter la même formation qui avait plutôt bien fonctionné ? On saura jamais.
Je persiste à dire que le score de 4/0 ne veut rien dire et que l'Italie a fait ce qu'elle pouvait avec les armes qu'elle avait mais que physiquement si t'es pas la, tu grilles la moitié de tes chances.
Modifier son onze de départ pour pallier le manque de fraicheur aurait pu être une solution mais il a préféré faire confiance à ses joueurs jusqu'au bout, c'est un choix. Peut-être pas le meilleur mais un choix qu'on peut comprendre.
Et j'en reviens à ce que j'ai dit précédemment, pour mettre qui ?
Dire que les italiens se sont vus trop beaux, je ne pense pas (mise à part Balotelli ok mais il a 21 ans), les deux motifs principaux c'est l'état de fatigue italien et le niveau de jeu de l'Espagne qui est quand même monstrueux.
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Prandelli explique la sortie de Montolivo par la fatigue et la volonté de mieux alimenter Di Natale en ballons.
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Après le coaching n'a pas été idéal (mais c'est très facile à dire le lendemain): autant je suis d'accord qu'il fallait faire des changements tot pour pouvoir esperer revenir à 2-2 mais faire entrer Motta à la place de Gad c'est pas forcement le meilleur choix. Diamanti, même s'il a eu du déchet avait réussi à apporter pas mal de fraicheur et de dynamisme.
Mais clairement la vraie raison de la défaite s'appelle l'Espagne...
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Le mec a 21 ans, il dispute sa première compétition internationale, termine avec 3 buts (personne ne fait mieux) dont 2 dans une demi-finale qu'il gagne presque tout seul. Il joue très souvent juste, gagne ses duels, pèse sur les défenses par son pressing à chaque match et obtient beaucoup de coups francs, parfois décisifs.
Il est le seul attaquant de son équipe capable de décrocher, protéger son ballon et remiser intelligemment pour faire remonter le bloc. Après sa sortie contre l'Espagne comme contre la Croatie, l'Italie est complètement sortie du match et avait énormément de mal à garder le ballon. Bref, le mec se rend indispensable en quelques matchs, est un symbole du renouveau de la Squadra, et surtout aucun numéro 9 ne se montre meilleur que lui à l'Euro !
A coté de ça on ne peut même pas critiquer son attitude, pour une fois très correcte (fête ses buts contre l'Allemagne, un seul carton jaune...). Et malgré tout j'en vois qui regrettent l'absence de Giuseppe Rossi, voire qui réclamaient la titularisation de Di Natale, comble du manque d'ambition ! Incroyable...
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j'aurais aimé voir ces deux équipes a arme égale.
l'effectif espagnol était mieux fourni et il semblait mieux reposé.. mais les italiens ont fait une bonne première mi temps.....diamenti ...et surtout giovinco aurait pu sans doute mettre un peu de folie...de toute façon le match a la sotie de motta ne pouvait finir autrement et c'est sans doute cela le tournant du match ...
bravo aux espagnols mais je demande a en revoir plus a la coupe du monde
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j'aurais aimé voir ces deux équipes a arme égale.
l'effectif espagnol était mieux fourni et il semblait mieux reposé.. mais les italiens ont fait une bonne première mi temps.....diamenti ...et surtout giovinco aurait pu sans doute mettre un peu de folie...de toute façon le match a la sotie de motta ne pouvait finir autrement et c'est sans doute cela le tournant du match ...
bravo aux espagnols mais je demande a en revoir plus a la coupe du monde
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Bien sûr qu'ils ont honte, tout le monde a honte, moi le premier, malchance des Italien ou pas.
Imaginez le melon des espagnols maintenant. Comme avec les Brésiliens depuis longtemps, va falloir respirer profondément et calmement pour discuter foot avec un Espagnol.
Je n'essaierai pas. Au moindre "Jajaja" je pèterai un plomb.
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comment ça? nous aussi on est dans le trou?
bah tu leur diras que les pattes ça se portait dans les années 70 ou que la paella, ben c'est rien d'autre qu'un peu de riz, du poulet et quelques moules
sinon te reste les insultes
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Oui Prandelli est un excellent entraîneur, qui propose du beau jeu, que j'adore pour ce qu'il représente.
Mais l'engouement autour de cette "nouvelle" Italie me laisse perplexe, cela sous-entend qu'avant 2012, l'Italie c'était le Catenaccio, les simulations et l'anti-jeu.
Mais, pour moi il n'en est rien. Déjà en 2006, l'Italie gagne en proposant du jeu: 12 buts si je compte bien, contre les 7 de l'Espagne en 2010.
La différence est selon moi due
1/ comme tu l'as souligné au fait qu'il fallait un "chevalier blanc" (bleu en l'occurence) pour contrer le neo-épouvantail Espagnol
2/ mais aussi au fait qu'elle représentait aux yeux des medias un contre-exemple parfait pour dévaloriser l'Equipe de France actuelle: engagement, abnégation, solidarité, respect. Si bien que les medias ont joué la comparaison à fond, en insistant que "l'herbe est bien plus verte dans les stades des voisins" pour mieux taper sur ceux contre qui elle en a.
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Plusieurs réflexions :
1 - On a présenté ce match comme étant (aussi) l'opposition des 2 meilleurs gardiens du monde. Il faut constater que si Cassillas a répondu présent, Buffon n'a rien montré de particulier. Même si aucun des buts ne lui ait imputable,il n'a pas réussie l'arrêt qui aurait pu maintenir son équipe à flot (les 2ème et 3ème buts.
2 - L'Italie a eu de bonnes phases de jeu sans réussir à marquer (cassillas biensur) mais aussi une attaque poussive. Balotelli à trop vouloir en faire a déjoué.
3 - Prandelli insiste avec Balotelli alors que je pense que c'est lui qui devait sortir pour faire entrer Di Natale.
4 - Di Natale a deux vraies occasions de réduire le score, il est impardonnable qu'il n'en convertisse pas une.
5 - Prandelli fait trop tôt et de manière à mon avis inutile son troisième et dernier changement.
Bref, tout cela est facile à dire après le match, mais je crois qu'au delà de la réelle qualité des Espagnoles, les Italiens ont accumulés trop de choses pour pouvoir gagner cet Euro.
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Et puis on leur rappellera que leur dernier Ballon d'or c'était en 1960.
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saloperie* d'immigration choisie!
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Ensuite c'est facile de critiquer après... contre l’Allemagne et même avant, les joueurs blessés ou amputés par des problèmes physiques ont joués aussi! Barzagli a été propre mais physiquement il était un peu lent par rapport a ce qu'il a fait toute la saison, Cassano n'a jamais pu dépasser les 50 minutes etc..etc... 1er match contre l'espagne, il y a eu moins de talent sur le terrain mais plus de condition physique car turn over.
Prandelli a gardé la formule qui avait si bien réussie, celle des joueurs d'expérience, celle de ceux qui compensent les bobos par leur expérience...
Si on regarde de près l'ensemble de la compétition, l'italie a joué au bord de la rupture toute la compétition. Pas de chance, ça a pété en finale, hier soir l'envie le cœur et l'expérience n'ont rien pu compenser.
Ma plus grosse frayeur avant cet euro étaient les blessures d'une dizaine de joueurs italiens...
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On l'aime pas (moi non plus), il joue dans un championnat qu'on considère pas top... pour autant, à l'image d'un perotta, l'italie joue souvent mieux quand il est sur le terrain...
Hier il y avait balotelli pour peser devant et Di natale... il y avait De rossi pirlo et quelques autres pour donner des ballons et l'Italie se faisait manger au milieu de terrain. Prandelli voulait juste rééquilibrer son équipe qui commençait a avoir un trou entre la défense et l'attaque...
Pour Prandelli... Il a souvent fait son 3ème changement à la 70ème...
S'il avait rien fait et que l'Italie se prenait une valoche tout le monde aurait gueuler ! Il a joué quit ou double.. ça a été double quit !
PS : à coup de "si" on coupe un arbre !
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En refusant d'exercer un pressing haut et incessant sur les milieux espagnols, ces derniers ont pu evidemment developper leur jeu et derouler!
Pourquoi Xavi a-t-il pu faire des passes letales tout peinard au milieu alors que contre les portos il a ete inexistant car etranglé par le pressing de l'adversaire??!!
Les Espagnols, quant a eux, ne se sont pas gene pour prendre Pirlo au pressing et donc le faire disparaitre du match comme les portos l'avaient fait avec Xavi. Le football des fois c'est simple mais encore faut-il ne pas puer l'arrogance comme Prandelli qui a commencé le match en faisant le beau (sans se soucier des forces de l'adversaire) et en le finissant comme un pleutre en remplaçant un milieu offensif (Monlolivo) par un defensif (Motta) alors qu'il est mené 2-0... l'inconscience du depart s'est transformée en lachete!
Et tres franchement, comment croire dans cette victoire italienne en trompe l'oeil contre une defense allemande a la ramasse et suicidaire? C'est elle qui donne les deux buts! Et comme toujours les Ritals ont parade pour rien. Pour etre affreusement ridicules a la fin.
L'humiliation italienne d'hier est aussi celle de tous les Claude Barzotti de la terre: une sodomie (consentie) en mondiovision. Que ça leur serve de leçon! Peter plus haut que son cul* ne mene jamais bien loin.
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On pourrait presque croire que tu livres une analyse alors que tout ce blabla ne cherche qu'à aboutir à "Xavi contre les portos il a été inexistant".
Contre tes portos, j'ai surtout vu une Espagne qui jouait à l'économie.
Le passage sur l'Allemagne, c'est pour trouver une excuse au 0-1 du match de poule. A vous elle ne vous a pas fait de cadeau, l'Allemagne, alors t'es jaloux ?
Les cadeaux, ça se mérite, sale gosse.
Au fait, j'ai vraiment kiffé la Grèce en 2004.
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Quoiqu'il en soit félicitations aux joueurs et au mister car le boulot effectué depuis 2010 est quand même immense! De la déception tout de même mais l'Espagne était tout simplement trop forte hier soir... En tout cas j'espère que le parcours (et surtout le jeu) de la Nazionale motivera certains curieux à aller jeter un coup d'oeil (plus régulier) à la série A qui est, à mon humble avis, le championnat le plus trippant d'Europe.
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La victoire italienne contre la Mannschaft est en trompe l'oeil car c'est la defense allemande a la ramasse qui offre les deux buts, de façon inexplicable, c'est cadeau... Badstuber's touch! Contre un vrai defenseur, Balotelli n'existe pas. On l'a vu hier. Il ne marque auparavant que contre l'Irlande et rate tout contre l'Angleterre, c'est dire... L'equivalent d'un Hugo Almeida, c'est dire...
L'exemple de Pirlo, meme s'il te vexe, c'est juste pour te montrer, petit homme, que le mec dangeureux en face si tu le prends en individuel ou au pressing, ben le mec tres souvent n'existe plus. Pirlo contre l'Espagne, Xavi contre le Portugal. Et si tu le laisses faire, ben il regale, comme Xavi hier qui a sodomisé bien profond toute l'Italie. Btw, don't take it personal baby!
Un dernier point, quand on perd une finale 4-0 en se faisant violer et en etant ridicule et inconsistant, ben on ferme sa gueule* de loser...
Love.
PS: j'suis pas portos et j'aime bien les grecs, autrement moins pitoyables dans cet Euro que les ritals.
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Abate avait malheureusement fort à faire sur son côté ce qui a limité ses montées.
A la base il est formé comme un ailier droit. Il déborde beaucoup et propose pas mal de centres.
C'est pas du Sagnol mais je le trouve correct.
Je pense que c'est un très bon joueur qui a 4 poumons mais son point faible est surtout sur le plan défensif ou il est parfois naïf et à tendance à trop se jeter.
Entre Montolivo et Motta y'a un monde pour distiller de bons ballons ! Etrange "justification". Après s'il est fatigué, oui je vois que ça ou une petite blessure pour le sortir.
@ Mario
Je comprends totalement ton idée et ce que tu veux dire.
J'ai jamais dit que Prandelli était un tacticien hors pair mais que sa gestion du groupe était très bonne et qu'il en tirait le maximum.
La notion de jouer mal ou jouer bien après ça dépend de la façon de voir les choses.
On peut bien jouer en défendant et mal jouer en attaquant.
Prandelli m'a fait plaisir quand, en menant 2/0 contre l'Allemagne, il a fait rentrer des attaquants (Diamanti et Di Natale). Y'a pas si longtemps que ça, avec Lippi par exemple, Cassano giclait pour un bon vieux Motta. Je pense que c'est ça que beaucoup de gens soulignent.
Effectivement c'est pas la révolution de l'année et l'Italie c'est pas que 10 mecs qui campent devant leur surface. Il est pas le premier à refuser de bétoner une fois le chemin des filets trouvé en Italie.
Son système c'est aussi simple que de donner les clefs du jeu à Pirlo qui va créer des situations offensives intéressantes par sa vision et sa précision.
Le cas échéant t'as autour de lui des mecs comme De Rossi et surtout Montolivo qui savent distribuer le jeu (oui De Rossi n'est pas qu'un boucher).
J'ai pas rejeté 100% de la faute sur les médecins et les joueurs mais si le joueur dit "ok j'ai pas mal, c'est bon" parce qu'il a envie de jouer cette finale (ce qui est compréhensible), Prandelli peut pas le deviner.
Je sais pas comment la décision de mettre titulaire Chiellini a été prise maintenant je reste persuadé que, si effectivement il y a toujours un risque, Prandelli l'a fait en pensant que ça irait et que le risque était minime pour lui.
Et après Chiellini est important pour la défense, ça joue aussi (inconsciemment ou pas).
Pour l'entrée de Motta je suis plutôt d'accord avec toi. Encore plus avec la justification "distribuer de bons ballons à Di Natale", la ou Montolivo est supérieur à Motta.
Peut-être voulait-il faire reculer Motta pour "libérer" un peu Pirlo et lui permettre d'être un peu plus proche des attaquants ? Je ne sais pas.
Je suis une fois de plus d'accord avec toi sur le fond (la preuve avec les galactiques du Real) mais Diamanti à la place de Montolivo avec Di Natale pur 9 et Balotelli pur 9, qui pour les alimenter ? Empiler les attaquants c'est pas la solution miracle malheureusement.
Giovinco pourquoi pas oui, il a été plutôt moyen lors de son entrée en match de poule mais aurait pu apporter un peu de technique et de vitesse au milieu.
Après il est vraiment offensif et si t'as pas du monde au milieu contre l'Espagne c'est très difficile.
Après c'est vrai que faut prendre des risques aussi, c'est le paradoxe de la situation : remonter vite au score sans non plus en prendre un troisième en déséquilibrant le secteur où les espagnols sont les plus forts.
C'est évidemment plus facile à discuter derrière son PC qu'en live sur le banc.
J'ai aimé ce qu'il a fait de son groupe et pour moi il mérite de rester à la tête de la sélection.
Le terme intouchable ne concerne aucun coach, Mourinho, Ferguson et Guardiola ont fait des erreurs à un moment ou un autre.
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Quand on ne respecte pas l'adversaire, quand on ne cherche pas a contrer ses points (tres) forts, quand on ne pense qu'a soi, on ne merite rien d'autre qu'une defaite humiliante comme hier!
Jouer contre l'Espagne sans exercer de pressing haut, c'est le suicide tactique assuré... la preuve!!!
Hier soir la Claude-Barzottitude a fait pchiiit, personne ne la regrettera, beurk!
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Je te trouve lucide sur l'analyse purement tactique du match. Par contre,c'est quoi cette haine viscérale des Italiens que tu véhicules dans tous tes posts? (Que tu as copié-collé dans tous les articles concernant la finale). Par à coups tu pètes une durite sur les Ritals, lorsque je te vois défendre bec et ongles les Portugais.
Et tout ça, tu le justifies par "j'aime bien les Portos".
Pour être crédible,écouté et respecté, faut un minimum d'objectivité. Quand on balourde sans cesse sur une nation, en ne mettant en avant que ses erreurs et sans prendre en compte ce qu'elle a fait de bien, en bref, en ayant complètement pris un parti, bah tu récoltes que dalle. Alors arrête de te ridiculiser dans ta bataille "anti-ritale".
Imagine toi à la place de Prandelli, deux petites minutes pour comprendre réellement la situation : tu récupères une équipe anciennement championne du monde éliminée au 1er tour de sa propre compétition.
Tu prônes le jeu offensif, tu veux également que l'équipe retrouve ses valeurs et qu'elle soit respectueuse de ces dernières, et instaurer un esprit d'équipe. Tu arrives à l'Euro avec une équipe touchée par - encore - un autre scandale, privée de son arrière gauche titulaire car directement mis en cause dans l'affaire (au contraire de ce que peuvent croire les gens à propos de Buffon ou Bonucci), privée aussi de son meilleur attaquant - G. Rossi - .
Ton autre meilleur attaquant a subi a un AVC il y a 6 mois et ne tient pas 90 min.
Début de l’euro, bim, tu perds ton meilleur défenseur central , pour les 2ers matchs le leader parmi les 3, en l’occurrence Barzagli. Sans lui, tu sais pertinemment que Bonucci, ton autre défenseur central titulaire, n’est pas aussi serein et performant. Tu as donc peur de déséquilibrer la défense. Tu ré-organises ton équipe en 3-5-2, formation jamais testée auparavant en équipe nationale, mais que Bonucci et Chiellini connaissent en club, et qui a fait ses preuves. Tu retires un de tes meilleurs milieux pour le mettre en défense. C’est pour toi, à priori, le système qui déséquilibre le moins chaque secteur de ton équipe.
Contre le champion d’Europe et du monde, tu tiens tête, avec une formation bis. Tu passes difficilement les poules. Malgré toutes les critiques qui s’abattent sur ton 9, Balotelli, tu sais pertinemment que le mec fait un travail de fond énorme pas remarqué par les gens qui ne voient que le bling bling, en l’occurrence les buts. Ce mec pèse sur les défenses et les épuise, récupère les ballons haut, t’obtient des coup-francs intéressants, ouvre des espaces pour les autres par ses appels et mouvements incessants. Et tu sais qu’il respire le football, et qui peut en mettre une au fond. Contre l’avis public, tu le laisses.
En 1/4 et ½, tu as la possibilité de retourner à ta formation initiale. Tu le fais. Ton équipe s’épuise, mais se bat, joue, pratique le football désiré. En finale, tu as la possibilité de mettre ton équipe type, ta formation type. Même si ça marché en 3-5-2 en poule, tu penses « optimal », donc tu remets Abate à son poste, Chiellini à gauche. Tu as confiance en tes joueurs, en ta tactique, en ta stratégie.
Sauf que tes joueurs ne sont au mieux de leur forme, et ne font pas le match de leur vie, ce qui est demandé ici. Le match de leur vie, ils l’ont fait contre l’Allemagne. Contre l’Espagne de 2012, tu peux pas te permettre d’être juste pas mal. Faut être au top. Raté. Avec la meilleur équipe du monde au sommet de son art, et ton avec ton équipe (qui vient de renaître durant cet Euro) pas au mieux de son football, et avec un peu de malchance à la 60e minute qui ne fait seulement que confirmer que t’aurais préféré reporter ce rendez-vous appelé finale, tu prends cher.
Au final, et je te le concède, le milieu espagnol a été trop libre dans ses mouvements. C’est la vraie erreur de Prandelli. Ou peut-être que ses joueurs n’avaient pas l’énergie nécessaire pour faire ce pressing de manière optimale. Parce que oui, les joueurs italiens n’étaient pas physiquement au point. On a beau dire, un jour de plus de repos, ça change un petit quelque chose. Y a des présidents de club qui font appel pour ça, en Champions League par exple. Couplé à ça, le froid réalisme espagnol, Buffon pas décisif comme on pourrait espérer de lui, une autre décision (seulement considérée comme une erreur après coup, puisque Prandelli considérait que Motta était à même de rééquilibrer le milieu de terrain et de transmettre des ballons à Di Natale ) de coaching s’avérant non payante, ajoutée à ça un coup du sort à la 60e clotûrant le match (je ne dis pas que les Italiens ont perdu à cause de ça, je dis seulement que ça donne définitivement le résultat du match à ses 2/3), et une équipe espagnole qui montre une sérénité, un collectif et une puissance comme jamais vu auparavant dans une équipe nationale de football, ça te donne ce résultat. Je n’enlève rien à l’Espagne, c’est un mastodonte.
L’Italie a fait belle figure, elle a mérité sa finale, et mérite plus qu’un simple résumé « 4-0 en finale ». Malheureusement, avec le temps, c’est seulement ce qu’on retiendra. Car oui, les italiens nous ont fait plaisir. Ce sont eux qui nous ont proposé les plus belles confrontations. Contre la Croatie, contre l’Espagne, contre l’Angleterre, contre l’Allemagne. Son équipe a connu la renaissance lors de cet Euro, a réconcilié les supporters italiens avec leur sélection. A enfin révélé le talent si sous-estimé de Pirlo aux spectateurs seulement avides de buts. A montré une facette plus intime de ce joueur si fantasque qu’est Balotelli. Et ni les émotions, la joie, la solidarité véhiculées par ces joueurs ne seront retenus. Et c’est peut-être bien ça le plus triste.
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J'ai rien contre les Italiens, mais je n'aime pas les Ritaleux (=la beauferie ritalisante), ils se reconnaitront.
Tu ecris:
"Au final, et je te le concède, le milieu espagnol a été trop libre dans ses mouvements. C’est la vraie erreur de Prandelli."
C'est l'ERREUR absolue oui! Le suidice tactique. Si tu ne bloques pas ce milieu espagnol, tu es mort, et c'est exactement ce qui est arrivé. CQFD. Et ça personne ne le releve, quelle bande de veaux! Xavi faisait ce qu'il voulait, pourquoi? Alors qu'il etait porté disparu quatre jours avant contre les Portugais qui l'ont parfaitement muselé, comme les Espagnols ont su le faire avec Pirlo! Cette humiliation en finale n'est due qu'a la debilité tactique de Prandelli; les Espagnols, tels des charognards, n'ont fait que depecer le cadavre gisant du suicidé.
"Ou peut-être que ses joueurs n’avaient pas l’énergie nécessaire pour faire ce pressing de manière optimale. Parce que oui, les joueurs italiens n’étaient pas physiquement au point. On a beau dire, un jour de plus de repos, ça change un petit quelque chose."
Excuse bidon, d'un mauvais loser comme toi. Les Espagnols avaient 120 minutes dans les pates, plus la seance de t.a.b. Eux aussi etaient cuits, mais les Italiens ont gentiment ecarté les cuisses, et les Espagnols ont violé en toute impunité sans trop se fatiguer. La est la seule raison.
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