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  3. // Arménie/Italie

La Squadra face au traquenard arménien

Avec quatre points récoltés lors des deux premiers matchs, la Squadra débute ses éliminatoires tranquillement. Ce soir, face à l'Arménie, elle a l’occasion de prendre déjà une avance confortable sur son adversaire du soir. Sans Balotelli, embêté par des problèmes respiratoires.

Ce soir, l’attaquant de la Nazionale se nomme X. Oui, X. C’est en tout cas ce qu’a écrit Cesare Prandelli sur la feuille du match qu’il a dû rendre, sur laquelle le sélectionneur italien a indiqué la formation qui jouera contre l’Arménie. Mais c’est qui, ce X ? Jusqu’à ce matin, Prandelli ne le savait pas. A priori, il aurait dû s’agir de Mario Balotelli, le titulaire préféré du sélectionneur. Mais l’attaquant de Manchester City a ressenti des problèmes respiratoires lors du dernier match d’entraînement. Forcément, Mario, quand on abuse du papier d’Arménie dans sa chambre d’hôtel, voilà ce qui arrive. Plus sérieusement, hier, Bali Balo ne savait pas encore s’il pourrait tenir sa place ce soir. Ce matin, au réveil, le verdict tombe : c’est Giovinco qui le remplace sur le front de l’attaque, aux côtés du joueur de la Roma Pablo Osvaldo. X a donc le nom d'une fourmi. Pour le reste, pas de X, ni de Y. Prandelli a ses certitudes à tous les postes et est bien décidé à proposer un 4-4-2 classique, avec Maggio et le revenant Criscito sur les côtés en défense, juste en dessous d’un quatuor qui a fait ses preuves lors de l’Euro : Pirlo-Marchisio-De Rossi-Montolivo. L’Italie se présente à Erevan sereine, tout en étant consciente que cette équipe arménienne possède dans ses rangs quelques éléments perturbateurs. Les joueurs de la Juventus peuvent en témoigner.

Le retour du banni Criscito

Il y a 10 jours, la Juve affrontait le Shakhtar Donetsk en Ligue des champions. Malmenés pendant toute la rencontre, les joueurs turinois ont ainsi pu faire la connaissance d’Henrikh Mkhitaryan, l’actuel meilleur buteur du championnat ukrainien. À trois reprises, le joueur s’était joué de la défense bianconera, avant de gracier Buffon en ne trouvant pas le cadre. Ce soir, retrouvailles. L’axe central de l’équipe d’Italie, Bonucci-Barzagli, va retrouver la gâchette arménienne. En espérant que les deux ont appris des erreurs commises face au champion d’Ukraine. Ils recevront, pour ce, un coup de main de Domenico Criscito. Après le scandale Calciopoli, qui l’a privé de l’Euro, le joueur du Zénith Saint-Pétersbourg est de retour en équipe nationale. Sa dernière apparition remonte au 29 février dernier, une défaite 1-0 en amical face aux USA. Prandelli s’explique sur ce retour. « Le président de la Fédération, Abete, a déjà parfaitement répondu à cette question. Si un joueur joue avec son club, Criscito, Ranocchia ou d’autres joueurs sous le coup d’une enquête, pourquoi la Squadra Azzurra devrait-elle le condamner avant le jugement ? » , a-t-il déclaré en conférence de presse d’avant-match. Pas faux. Mais alors, pourquoi avoir exclu Criscito de l’Euro alors qu’aucun jugement n’avait été émis ? Un pavé dans la mare...

L’autre pavé, qui enquiquine le sélectionneur, c’est cette histoire d’entraînements différenciés pour les joueurs de la Juve. Les Turinois (au nombre de huit dans le groupe) auraient reçu un entraînement avec moins d’exercices physiques que les autres. Une histoire qui a rendu dingue Aurelio De Laurentiis, le président du Napoli, qui, à quelques jours d’un Juventus-Naples, voit là une stratégie de Prandelli pour préserver les Juventini. Un peu tiré par les cheveux ? Prandelli, encore une fois, répond aux accusations. « Voilà le genre de polémiques qui n’existe pas, des histoires inventées qui font du mal. Depuis toujours, je dis à mes joueurs : venez avec vos devoirs à faire, le lundi et le mardi sont deux jours dédiés à ça. C’est grâce à cette idée que nous sommes avantagés lors des séances d’entraînement non programmés. Après quoi, c’est moi qui décide. » Traduction : les deux premiers jours, les joueurs effectuent des exercices recommandés par leur propre club. D’où des exercices différents pour les joueurs de la Juve. Point.

Première confrontation


À quelques heures d’affronter l’Arménie, Cesare Prandelli reste prudent. Il sait que son adversaire du jour ne lui fera pas de cadeau. Avec trois points au classement, les Arméniens auraient l’occasion de passer devant l’Italie en cas de victoire, et peut-être même de choper la première place du groupe en cas de contre-performance de la Bulgarie contre les Danois. Il s’agirait, par la même occasion, d’une façon assez folle de célébrer la première confrontation entre les deux nations. À l’inverse, en venant s’imposer à Erevan, la Squadra Azzurra mettrait déjà un petit coup de massue sur ce groupe B, en prenant quatre longueurs d’avance sur son adversaire du soir. « Ce sera un match difficile, il faudra trouver les bons équilibres. Vous savez, nous sommes l’équipe à battre maintenant, mais je suis tranquille par rapport à la façon dont nous nous sommes préparés ces derniers jours. Je n’ai pas peur de ce groupe. Mais nous devons être conscients de ce qui nous attend. Il faut surtout respecter chaque adversaire que nous allons rencontrer » , détaille le sélectionneur.

C’est d’ailleurs ce même respect, prôné par le mister, qui a permis à l’Italie, il y a quelques semaines, de venir à bout d’une équipe de Malte (2-0, buts de Destro et Peluso) qui était clairement venue à Modena pour barricader et jouer le 0-0 (avec un coach italien sur son banc, en plus). Plus joueuse, plus talentueuse, l’Arménie, poussée par son public, ne devrait pas adopter la même stratégie. Prandelli le sait, les joueurs aussi. Tous ont à cœur de prolonger les magnifiques choses vues pendant l’Euro, et de se qualifier le plus rapidement possible pour cette Coupe du monde au Brésil. Mais attention. L’Arménie compte une dernière statistique dont il va falloir se méfier. Depuis le 28 février dernier, elle alterne, un match sur deux, victoire puis défaite. L’Italie doit donc faire gaffe : lors de sa dernière sortie, face à la Bulgarie, l’Arménie s’est inclinée. La loi des séries, hein…

Eric Maggiori
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