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La Smala : « On n'imagine pas Ronaldo faire la vaisselle chez quelqu'un »

Les Bruxellois de La Smala ambiancent le rap game depuis déjà dix ans. De passage à Paris, l'occasion était belle de boire un coup avec Seyté et F.L.O., les deux membres du groupe les plus fondus de foot. Où l'on évoque ce traître de Defour, la finesse de Vanderhaeghe et la folie autour des Diables rouges.

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Vous supportez quelle équipe, les gars ?
F.L.O. : Moi, c'est Anderlecht.
Seyté : Et moi, c'est le Standard de Liège. Pour comparer, c'est un peu comme si j'étais pour Marseille, et lui pour le PSG.

D'où vous vient cette passion pour le foot ?
Seyté : C'est le sport de base, on a commencé à le regarder et à y jouer très tôt dans la cour. Et puis mon père m'a amené voir les matchs du Standard quand j'étais tout jeune.
F.L.O. : J'avais un voisin qui supportait Anderlecht, le gars avait tous les maillots. Et il m'a engrainé. Et puis j'étais content de supporter le club de ma ville.

Quels étaient les héros de votre enfance ?
F.L.O. : Jan Koller, Tomasz Radzinski, Alin Stoica... C'était la grande époque d'Anderlecht, quand on a battu Manchester United à la maison et fait un très beau parcours en Champions League. Il y avait aussi Filip De Wilde, qui n'avait rien dans le crâne, mais qui était un bon gardien. Il avait mis une grosse patate à un Turc à l'Euro 2000. Et Yves Vanderhaeghe, un véritable boucher qui jouait milieu défensif. Il ne savait que détruire des jambes, c'était un grand intellectuel.
Seyté : Quand j'étais petit, le Standard n'était pas très fort. Il y avait Emile Mpenza, Johan Walem, Marc Wilmots, Michel Preud'homme, Sergio Conceição... Mais ce que je retiens du Standard, c'est Axel Witsel. Définitivement mon joueur favori. C'est l'enfant du Standard. Avant, il y avait Steven Defour, mais c'est devenu une pute. Tout comme Milan Jovanović et Dieumerci Mbokani, que j'aimais bien également, avant qu'ils deviennent des putes (tous ces joueurs sont passés par Anderlecht après avoir joué pour le Standard, ndlr).

Qu'est-ce qui fait que vous continuez à suivre la Jupiler League, ce championnat en chute libre ?
F.L.O. : C'est chez nous, déjà. Et puis on voit des gamins, des Belges, qui marquent des goals et qui seront vendus 10 ou 15 millions à des grandes équipes. On a battu la France, il n'y a pas longtemps, avec une équipe qui pète le score, constituée de joueurs formés en Belgique. Il y a toujours une pépite qui sortira de notre championnat.
Seyté : Et il y a toujours l'amour du maillot. On est obligés de regarder les matchs de notre équipe, mais je t'avoue que c'est laborieux. Se taper 90 minutes de football de merde qui se terminent par un 0-0, c'est douloureux.

Quand un de vos joueurs est vendu très cher, c'est une fierté ?
F.L.O. : Ouais, mais d'un autre côté, on aimerait bien qu'il reste. Parce que s'il est vendu 15 millions, ça veut dire que c'est un joueur qui fait rêver le public. Mais comme on n'a pas les rentrées d'argent des gros clubs comme Lille ou Lyon, on doit vendre. La saison prochaine, Anderlecht ne participera pas à la Ligue des champions. Donc on va devoir vendre Mitrović, qu'on avait acheté 4 millions.
Seyté : Surtout, si un joueur cartonne, tu ne peux pas lui demander de rester dans un championnat aussi faible.

En dehors de la ligue belge, vous suivez quels championnats ?
F.L.O. : La Premier League, parce que beaucoup de joueurs belges pètent le score là-bas. Je suis fan de Chelsea pour Hazard et Courtois, mais surtout grâce à Lukaku, qui joue maintenant à Everton. C'est le joueur que j'affectionne le plus, parce qu'il a été formé à Anderlecht.
Seyté : On regarde un peu tous les grands championnats. Bundesliga, Serie A, Liga...

« Il y a trois ans, limite on nous donnait les places pour aller voir les Diables. Aujourd'hui, c'est presque impossible d'avoir un billet. »

La Ligue 1 n'intéresse plus personne en Belgique ?
Seyté : Les Qataris ont un peu flingué le game, on n'est pas trop fan de ça. Le PSG a une bonne équipe, on les regarde en Coupe d'Europe, mais en Ligue 1, c'est un peu déloyal. Et je suis plutôt pour Marseille, je kiffe bien Batshuayi.

Donc si un milliardaire rachetait le Standard, ça te dérangerait ?
Seyté : Je serais partagé. Ce serait pas mal d'avoir des putains de joueurs, du beau football qui débarque d'un coup. Mais comme avec le PSG, ce serait déloyal. Si l'argent flingue le foot, ça n'a plus d'intérêt.

F.L.O. : Dans ce cas, les centres de formation ne servent plus à rien. Et c'est notre force en Belgique. L'OM peut encore se permettre de mettre 10 millions sur un joueur, alors que chez nous, c'est impossible.

Les Diables rouges font-ils partie des favoris de l'Euro 2016 ?
F.L.O. : Il faut déjà qu'on se qualifie...
Seyté : Pour le moment, on fait de la merde, avec cette défaite au pays de Galles. Mais on a la meilleure génération qu'on ait eu depuis très longtemps. Avant, on avait un ou deux très bons joueurs, mais c'était un délire d'unité. Le groupe faisait que l'équipe s'en sortait. Aujourd'hui, individuellement, ils sont tous très forts. Et en plus, c'est une bande de potes qui se sont connus en centres de formation. On a 26 ans, ils sont quasiment tous plus jeunes que nous ! Ils nous font rêver.
F.L.O. : S'ils jouent tous à leur niveau, c'est sûr qu'on est capables de faire de grandes choses.

Il y a un vrai engouement autour de l'équipe, depuis l'arrivée de Wilmots ?
F.L.O. : Il y a un renouveau de dingue, incroyable. Il y a trois ans, on payait nos places 10 balles pour aller voir les matchs, parce qu'il n'y avait personne. Limite, ils donnaient les places. Aujourd'hui, c'est impossible d'avoir un billet pour aller voir les Diables. L'Union belge a beaucoup travaillé sa communication. Elle a mis en place ce qu'elle a appelé « Les défis des Diables » . Les gens devaient par exemple mettre leur maison aux couleurs des Diables, ce genre de trucs. Et les vainqueurs voyaient deux joueurs arriver chez eux pour faire la vaisselle. Les gens ont participé à fond.

On n'imagine pas des joueurs français, anglais, italiens ou espagnols débarquer chez les gens pour faire la vaisselle. Vous êtes conscients que c'est un truc qui ne peut arriver que chez vous ?
F.L.O. : C'est dans notre éducation, c'est notre mentalité. Les Belges ne pètent pas plus haut que leur cul, même lorsqu'ils gagnent des salaires de dingue. Ils jouent le jeu, ils sont là pour les séances de dédicaces, et c'est ce que les gens veulent. En Belgique, on veut des stars comme nous, pas des connards qui nous regardent de haut.
Seyté : Je n'y avais jamais pensé, mais c'est vrai que je n'imagine pas Cristiano Ronaldo aller faire la vaisselle chez quelqu'un. On peut être fiers que nos joueurs fassent ça.


Par Mathias Edwards
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