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La Slovaquie met la Russie en sursis

Dans un match pauvre techniquement, la Slovaquie s'est relancée grâce à une plus grande technicité et des coups d'éclat d'Hamšík et Weiss. Côté russe, on a commencé à jouer à dix minutes de la fin, et il était forcément beaucoup trop tard.

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Russie 1-2 Slovaquie

Buts : Glushakov (80e) pour les Russes // Weiss (32e), Hamšík (45e) pour les Slovaques

La magie du foot, c'est de pouvoir transformer une purge en spectacle haut de gamme sur un coup d'éclat. Comme une ouverture magistrale d'un meneur de jeu pour un attaquant qui conclut avec sang-froid. Un peu comme Marek Hamšík qui trouve Vladimir Weiss par-dessus la défense russe et voit le milieu offensif d'Al-Gharafa crocheter les deux défenseurs et ajuster Igor Akinfeev d'une belle frappe enroulée du droit. Quand le milieu du Napoli s'offre lui aussi son moment de plaisir, un crochet sur Shatov suivi d'une frappe dans un angle pas évident qui vient percuter le poteau et mourir au fond des filets, on se dit que le reste de la partie peut être tout pourri, les spectateurs en ont eu pour leur argent. Sauf s'ils sont russes et ont quitté le stade dix minutes avant la fin.

La crête d'Hamšík fait pleurer la place Rouge


Dans un début de match pauvre, il faut attendre la 10e minute pour voir Ondrej Duda, dans l'axe, décaler Marek Hamšík à sa gauche. Mais la frappe du Napolitain ne fait que flirter avec le cadre. Avant ça, pas grand-chose : un centre repoussé de Róbert Mak (3e) côté slovaque, une tentative de percée dans l'axe de Fedor Smolov côté russe (8e). Le moment le plus spectaculaire au milieu de tout ce déchet technique reste la violence involontaire d'Aleksandr Kokorin écrasant la main de son pote Igor Smolnikov (2e). Face à un tel spectacle, Leonid Slutsky se balance d'avant en arrière. Après le coach scato de l'Allemagne, l'autiste russe. Cet Euro sera celui des entraîneurs, c'est sûr... Parce que sur le terrain, c'est pas fou entre une demi-volée hors cadre de Smolov (18e), puis une tête d'Artem Dzyuba sur laquelle Matúš Kozáčik se fait peur (24e). Smolov, encore lui, envoie une frappe de moineau à quelques centimètres du poteau, alors qu'il avait le temps de faire mieux (28e). Quatre minutes plus tard, Vladimir Weiss lui offre un tutoriel sur une occasion comparable et donne l'avantage aux siens (0-1, 32e). Comme on dit dans le jargon, les Russes viennent de prendre un coup derrière la tête, et ne se montrent plus vraiment, contrairement à Hamšík qui fixe deux défenseurs et envoie une frappe hors cadre. Un échauffement avant le chef-d’œuvre juste avant la pause : crochet sur Oleg Shatov et frappe de mule qui fait poteau rentrant. Au moment de rentrer aux vestiaires, Slutsky ne bouge plus, il a mal, comme son équipe K.O. debout.

Glushakov relance le suspense


Avec deux changements dès le retour des vestiaires et une explication de texte a priori salée signée Slutsky, on peut imaginer des Russes transfigurés pour attaquer le second acte. Mais c'est bien la Slovaquie qui s'offre les premières offensives contre une équipe russe moribonde. Les supporters tentent bien de reprendre au moins la main sur l'acoustique du stade, mais à chaque fois, les fans slovaques les coupent dans leur élan. Mener au score, cela donne de l'énergie. Et aussi le luxe de pouvoir rester à quatre ou cinq derrière quand Hamšík lance un contre. La première frappe cadrée de la seconde période est d'ailleurs à l'actif de Mak (54e), qu'Akinfeev repousse en corner. On sent qu'avec un peu plus de justesse devant, la bande à Ján Kozák pourrait même humilier la patrie de Vladimir Poutine. Mais finalement, une grossière erreur de marquage relance le tout à dix minutes de la fin : Shatov combine avec le nouvel entrant Roman Shirokov avant d'adresser un centre en retrait pour un autre remplaçant, Denis Glushakov. Totalement esseulé, le milieu du Spartak Moscou ajuste Kozáčik de la tête. Sur son banc, Slutsky n'en peut plus, il est au bord de la crise d'épilepsie, la défense slovaque, elle, au bord de la rupture. Son équipe pousse, Glushakov est même proche d'égaliser du droit, mais elle ne fait pas rompre une Slovaquie qui, finalement, repart de Lille relancée et rassurée.

Par Nicolas Jucha, à Lille
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