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« La sélection espagnole est le référent du bon football »

Devenu en l’espace d’une reprise acrobatique l’idole de toute l’Espagne le 21 juin 2000 à Bruges, Alfonso Pérez Muñoz revient sur son but lors du match dantesque contre la Yougoslavie (4-3). Seize ans plus tard, l’Espagne rencontre la Croatie à Bordeaux. Point de vue d’un matador face aux Brésiliens de l’Europe.

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Tu fais partie de l’histoire de l’Espagne avec ce but contre la Yougoslavie en 2000. Comment est-ce que tu peux nous décrire ce but ?
C’était un but important, parce que nous avions besoin de la victoire. Avant le match, on ne savait pas trop ce qu’il pouvait se passer dans l’autre match du groupe (Norvège-Slovénie, ndlr), un nul contre la Yougoslavie restait très incertain... Nous perdions 3-2 quand les arrêts de jeu arrivent, puis nous avons égalisé. On se dirige ensuite vers le banc pour savoir si le nul suffit, et ils nous disent : « Non, non ! On doit encore marquer ! » Alors nous avons joué jusqu’au bout. Guardiola envoie un dernier ballon dans la surface, Urzaiz remise de la tête, et là, je tente la reprise. C’était un moment d’émotion pure, à la toute fin du match. Un but qui nous permet de passer en quarts de finale contre la France.

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Tu ressens quoi sur le moment ?
Hombre, imagine-toi ! Marquer un but pareil dans un Euro pour aller en quarts, c’est un vrai bonheur… Après, ce n’est pas facile, hein ! Maintenant, l’Espagne a gagné l’Euro, la Coupe du monde. Mais avant, c’était vraiment compliqué de passer les poules. Quand je reçois le ballon, je pense pouvoir la prendre de demi-volée. Ce que je ne voulais pas, c’était l’envoyer dans les nuages. Quand tu prends la balle de cette manière en général, la balle file vers le haut. Là, je l’ai prise d’en haut vers le bas, pour que la balle vienne toucher le sol. Quand je vois qu’elle part dans le cadre et qu’elle rentre, c’est la folie.

Tu savais qu’avec ton but, les Yougoslaves pensaient être éliminés ?
Pas vraiment (rires) ! Mais c’était un match tellement dingue, tous les joueurs sont passés par toutes les émotions. Eux aussi, ils jouaient pour gagner et assurer le coup. Si l’une des deux équipes remportait le match, elle était tranquille.


Comment analyses-tu ce but du point de vue de ta carrière ? Tu as quand même signé au Barça derrière…
C’est une bonne promotion, tous les journaux, les médias parlent de toi parce que tu joues un rôle principal dans la qualification. Mais en vérité, tu ne signes pas au Barça avec un simple but. Peut-être qu’un bon tournoi peut influer sur le choix d’un club, mais si tu signes en Espagne et que tu joues pour la sélection, les recruteurs te connaissent déjà.

« Je crois que le football est maintenant plus esthétique qu’il y a 20 ans. »

Comment est-ce que tu vois cette rencontre entre la Croatie et l'Espagne ?
L’Espagne est plus tranquille que nous ne l’étions (rires) ! Elle vient de remporter ses deux premières rencontres, elle est à six points. Après, il me semble important de terminer premiers du groupe, pour la suite, mais aussi pour le prestige. Ce ne sera pas un match facile, car la Croatie est une belle équipe, avec un jeu de qualité. On va tous prendre du plaisir à regarder ce match.

Quels seront les domaines importants pour remporter cette affiche de l'Euro ?
Vu le jeu des deux équipes, la possession du ballon sera primordiale, tout comme les prestations individuelles. Avec un bon Modrić, la Croatie peut être déséquilibrante, l’Espagne va devoir le contenir pendant ce match. Cette rencontre sera très intense.


Tu t’attends à un match spectaculaire comme il y a 16 ans ?
Au vu du résultat et du suspense, beaucoup de personnes aimeraient voir un match similaire… De mon côté, j’espère que l’Espagne ne va pas souffrir autant. Honnêtement, ce match contre la Yougoslavie nous avait chamboulés, on était sous une grosse pression. Maintenant que l'Espagne est plus sereine, un match nul peut suffire. Je souhaite avant tout qu’elle termine première du groupe.

Qu’est-ce qui différencie la Roja actuelle de celle que tu as connue ?
Son style de jeu. Quand je jouais, notre rythme était différent du toque que l’on voit aujourd’hui. C’était un jeu plus porté sur les longs ballons et davantage de force, cela était aussi lié à la période que traversait le football de l’époque. Aujourd’hui, le jeu est basé sur le contrôle du ballon et la qualité du collectif. C’est un modèle développé pour pouvoir battre n’importe quel adversaire. Avant, tu avais du physique, du jeu direct, c’était encore la Furia Roja. Désormais, les joueurs sont moins grands et bagarreurs, mais leur capacité balle au pied est fantastique. Des joueurs comme Xavi, Xabi Alonso, Iniesta ou Silva sont d’excellents manieurs. Nous aussi, nous avions Guardiola, mais le football était d’un autre style, toutes les équipes jouaient de la même façon sur le plan physique, tactique ou technique. Aujourd’hui, la sélection espagnole est le référent du bon football. Le Barça, le Real Madrid et la sélection développent ce sport. Et je crois que le football est maintenant plus esthétique qu’il y a 20 ans.

Après les poules, comment tu vois la suite de la compétition pour la Roja ?
Difficile à dire... Dans les poules, tu as trois matchs pour te qualifier. Si tu perds le premier match, tu peux te rattraper sur les suivants. Mais quand les matchs à élimination directe arrivent, tu mets cartes sur table en un seul match. Et en un match, tu peux tout avoir : un penalty, une erreur d’arbitrage, un match qui se décide aux tirs au but. Dans ce type de situation, tu as aussi un facteur chance pour passer au tour suivant. Nous allons voir si l’Espagne possède à nouveau cette réussite pour aller au bout.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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