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La seconde jeunesse de l'AJ Auxerre

À la fête en ce début de saison de Ligue 2, Auxerre s'appuie sur de nombreux joueurs issus de son centre de formation. Une recette qui avait fait la gloire de l'AJA, mais qui a été peu à peu délaissée, entraînant la chute sportive et financière. Et paradoxalement, c'est au moment où les figures emblématiques du club sont parties qu'Auxerre revient à ses premières amours et veut exporter son savoir-faire à l'étranger.

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Jean-Claude Hamel n'est quasiment plus là que les soirs de match. Usé moralement et physiquement par son passage à la présidence, Gérard Bourgoin se ressource tranquillement chez lui. Les passages de Guy Roux, eux, constituent désormais un petit évènement. Une page s'est tournée à Auxerre depuis le rachat du club par PLP (Paris Luxembourg Participations), en avril 2013. Les visages ont changé, mais jusqu'à aujourd'hui les résultats sont loin de ceux de l'AJA à l'apogée de son triumvirat historique. Arrivé à la tête d'un club en difficulté en Ligue 2, Guy Cotret, le président, a vécu une première saison pleine qui a bien failli se terminer par une relégation en National (16e).

Des recrues imposées à Bernard Casoni, un coach avec lequel il n'a jamais entretenu de bonnes relations, une communication en opposition avec le niveau réel de l'équipe et des promesses non tenues : en 2013-2014, Guy Cotret s'est trompé de route… avec l'équipe professionnelle. Car derrière la saison calamiteuse des pros, le cru de l'an passé n'est pas aussi catastrophique que ça pour le club ajaïste. En point d'orgue, une victoire en Gambardella le 3 mai dernier (2-0 face à Reims). Le premier succès du club dans la prestigieuse compétition de jeunes depuis 2000. Comme un symbole du retour à ce qui a fait sa gloire : la formation.

Du Minitel à la 4G


Depuis le départ de Guy Roux, en 2005, l'incorporation des jeunes issus de la célèbre « Pyramide » (le bâtiment du centre de formation) a été peu à peu délaissée. Jacques Santini, mais surtout Jean Fernandez ont préféré acheter à l'extérieur (et souvent cher) ce qu'ils avaient sous la main, avec l'assentiment de leur président. Une politique qui a coulé l'AJA et ses finances. Sans argent et avec de vrais talents sous la main, le club icaunais est donc revenu à une recette qui avait fait son succès. Mais sous l'impulsion de Jean-Marc Nobilo, directeur du centre de formation depuis juin 2013, la vieille soupe a été « revisitée » . « C'est comme si l'AJA, club avant-gardiste, avait été l'un des premiers à inventer le Minitel. Ça a bien fonctionné, mais aujourd'hui on en est à la 4G, expliquait l'ancien coach du Havre dans l'Yonne Républicaine. On ne peut plus fonctionner comme ça, à la louche. On est obligé d'avoir un concept, de la méthodologie, des critères d'analyse, du profilage, de la projection. C'est presque scientifique.  »

Base du concept mis en place et qui a déjà porté ses fruits, en s'appuyant toutefois sur ce qui avait été fait avant, l'évaluation permanente. À chaque entraînement ou match, le joueur est évalué par son coach. Les meilleurs éléments sont distingués afin d'augmenter la motivation. Une méthode rationnelle qui succède à un procédé plus empirique et qui permet de sortir des jeunes capables de renforcer quasiment immédiatement l'équipe première. Bernard Casoni, puis surtout Jean-Luc Vannuchi en ont profité. Ce dernier a intégré cet été dans le groupe pro quatre vainqueurs de la Gambardella : Kilic, Fumu-Tamuzo, Berthier et Lenogue. Et les trois premiers ont joué ou joueront en Ligue 2 cette saison. «  C'est une volonté et une coutume ici. Je l'ai toujours fait, déclare l'entraîneur auxerrois. Il y a cette étiquette formation qui existe, qui est réelle et concrète. Il y a du bon travail qui est fait et il faut qu'on le valorise au-dessus.  »

Basile Boli joue les VRP


La valorisation de sa formation. Voilà l'autre cheval de bataille de l'AJA nouvelle version. Flambant neuf et parmi les plus fonctionnels d'Europe, le nouveau centre de formation a coûté dix millions d'euros et son coût de fonctionnement est d'environ cinq millions annuels. Alors Auxerre veut vendre son savoir-faire dans des pays émergents du foot. Les dirigeants se sont rendus plusieurs fois au Moyen-Orient, des délégations venues des quatre coins du monde ont visité les installations et remmené au passage quelques cartons de Chablis. La direction a même embauché Basile Boli pour le « développement international des activités de formation » et pour « développer des liens pour reconstruire d'autres centres de formation en Europe, en Chine, au Qatar.  » Un projet bien (trop ?) ambitieux pour un club de Ligue 2 dont le salut ne passera que par une remontée en Ligue 1. Et ça commence par la réception d'Orléans ce vendredi. Moins sexy que la Chine, mais encore plus essentiel.

Par Axel Bougis
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