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  2. // 37e journée

La Sampdoria en enfer

Journée de verdicts en Italie : Naples est en Ligue des Champions, l'Udinese s'en rapproche à grands pas, la Roma lui dit adieu, la Juve ne sera pas européenne et la Sampdoria jouera l'an prochain face à Gubbio et Nocerina. En Serie B.

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Un cauchemar. Une tragédie. Un drame. Au stade Marassi de Gênes, les tifosi ne hurlent plus. Le silence est pesant, quasiment écrasant. Il est 16h53. Monsieur Mazzoleni siffle la fin de la rencontre. Les tifosi ont compris. Beaucoup d'entre eux pleurent. La Sampdoria est en Serie B. Leur équipe n'aura même pas eu la dignité de terminer cette saison maudite en gagnant. Une victoire devant ses supporters qui est devenue un mirage depuis le 13 février dernier. La Samp a touché le fond, aujourd'hui. En s'inclinant à domicile face à Palerme (1-2), l'équipe génoise dit adieu à la Serie A, neuf ans après son dernier retour parmi l'élite, en 2002. Neuf années de joies, de bonheur, de finale de Coupe d'Italie, de qualification au tour préliminaire de la Ligue des Champions. Et aujourd'hui, la fin. La Sampdoria rejoint Bari et Brescia dans le train qui mène vers l'étage inférieur. Angelo Palombo, le capitaine, chiale comme un gamin au milieu de la pelouse. Probablement que Cassano et Pazzini, duo des merveilles l'an dernier, qui ont quitté le navire au mercato hivernal, lâcheront une petite larme aussi. Avec eux, de septembre à janvier, la Samp avait pris 27 points en 20 matches. Sans eux, 9 points en 18 matches. Un peu de culpabilité ?



Si la Sampdoria est ce soir mathématiquement reléguée en Serie B, ce n'est pas seulement à cause de sa défaite. Car dans le même temps, ses deux concurrents directs, Lecce et Cesena, se sont imposés. Il n'a suffi qu'un but du mini-Giaccherini pour que Cesena vienne à bout de Brescia (déjà relégué depuis dimanche dernier). Avec le plus petit budget de Serie A, l'équipe de Ficcadenti assure ainsi son maintien, ce qui aurait semblé une utopie au début de la saison. Cesena se paye même le luxe de passer devant Bologne, tenu en échec sur la pelouse de la Fiorentina (1-1). Même discours pour Lecce. Face à une autre équipe déjà condamnée, Bari, les joueurs de De Canio ont fait le boulot (0-2), signant une quatrième victoire dans les sept dernières journées. Ces deux succès conjugués condamnent la Sampdoria, qui se retrouve à cinq points de Lecce, premier non-relégable. Le dernier match en Serie A des Génois, un déplacement à Rome pour y affronter l'AS Roma, va être une véritable purge.



L'Udinese y est presque



Sampdoria qui pleure, Udinese qui rit. La saison passée, les doriani accrochaient la quatrième place, tandis que l'Udinese se sauvait de la relégation à l'avant-dernière journée. Changement de musique, douze mois plus tard. Grâce à sa victoire sur la pelouse d'un Chievo déjà en vacances (0-2), les Frioulans ont quasiment assuré leur qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Ils n'ont désormais besoin que d'un petit point pour que le rêve devienne réalité. Et ce petit point, il faudra aller le glaner la semaine prochaine, au stadio Friuli, contre le Milan AC, néo-champion d'Italie. Une confrontation importante pour tous les joueurs de l'Udinese, mais tout particulièrement pour Toto Di Natale. Le capitaine est déjà assuré de terminer meilleur buteur du championnat pour la deuxième année consécutive, mais souhaite faire mieux que l'an dernier. Il lui faudra un but pour égaler son score (29), et un doublé pour le dépasser. Les Frioulans devront également avoir un œil sur ce qui se passera à Lecce. La Lazio y jouera se toute dernière chance de passer devant eux. Les Romains se sont imposés samedi face au Genoa (4-2), et ont ainsi assuré, au minimum, la qualification pour l'Europa League. Pour espérer mieux, il leur faudra réaliser un exploit dans les Pouilles, et souhaiter que Milan veuille conclure sa saison par une victoire. Or, vu la fête à laquelle se sont adonnés les Milanais hier soir, après leur victoire face à Cagliari (4-1), les têtes risquent d'être déjà à la saison prochaine. Ou sur une belle plage de sable fin.



Si la Lazio peut encore y croire, les rêves de C1 de l'AS Roma se sont en revanche évaporés en Sicile. Avec une équipe largement diminuée par les suspendus et les blessés, la Roma a plié en toute fin de match. La faute aux Argentins de Catane, toujours dans les bons coups lorsqu'il s'agit de s'exhiber au stade Massimino. La faute aussi à Diego Simeone, le coach des Catanesi, qui s'est fait un plaisir, en bon ancien de la Lazio, de jouer un mauvais tour aux giallorossi. Bergessio, l'ancien stéphanois, a permis aux Siciliens d'égaliser en fin de rencontre, avant que Gomez ne crucifie les Romains à la 95ème minute. Le nouveau président américain de la Louve va faire la tronche : son équipe est désormais sixième et, en plus de ne pas participer à la Ligue des Champions, va certainement devoir débuter la saison en juillet, avec le tour préliminaire de l'Europa League. Une Europa League que les joueurs de la Juventus regarderont sur leur canapé. En s'inclinant face à Parme grâce à une perle de Giovinco le banni (qui a inscrit 43% de ses buts de la saison face à son ancien club), la Juventus a dieu adieu à l'Europe. L'adieu, grâce au but de Gomez face à la Roma, n'est pas encore mathématique, mais c'est tout comme. Pour accrocher la sixième place, la Juve devrait battre le Napoli lors de la dernière journée et miser sur une défaite de la Roma, à domicile, face à la Sampdoria reléguée. Donc, adieu à l'Europe. Pas certain que Mazzarri soit toujours aussi chaud pour passer de Naples à Turin.



Naples au paradis



Oui, car le Napoli, c'est désormais officiel, participera à la Ligue des Champions 2011-12. Dans le dernier match de la journée, les Napolitains ont obtenu le nul (1-1) face à l'Inter Milan, dans un non-match dont le résultat arrange bien les deux équipes. La première mi-temps a été combattue avec les buts d'Eto'o et de Zuniga (qui aurait dû être annulé, mais il ne fallait pas gâcher la fête), la seconde a été d'un ennui total, avec les 22 acteurs qui attendaient seulement le coup de sifflet final. Lorsque celui-ci arrive, c'est le délire dans le stadio San Paolo. Les larmes de Paolo Cannavaro, la chemise trempée de Mazzarri, le calme olympique du président De Laurentiis : vingt ans après sa dernière participation à la Coupe aux grandes oreilles, Naples est de retour parmi les étoiles. Maradona peut écraser une larme.


Lazio-Genoa-4-2


Biava 7', Rocchi 52', Hernanes 56' et 66' – Palacio 12', Floro Flores 89'

Milan-Cagliari-4-1


Robinho 22' et 35', Gattuso 24', Seedorf 77' – Cossu 38'

Bari-Lecce-0-2


Jeda 52', Masiello (csc) 79'

Catania-Roma-2-1


Bergessio 78', Gomez 95' – Loria 14'

Cesena-Brescia-1-0


Giaccherini 60'

Chievo-Udinese-0-2


Isla 28', Asamoah 75'

Fiorentina-Bologna-1-1


Cerci 20' – Ramirez 50'

Parma-Juventus-1-0


Giovinco 64'

Sampdoria-Palermo-1-2


Bibiany 50' – Miccoli 46', Pinilla 86'

Napoli-Inter-1-1


Eto'o 14' – Zuniga 45'


Eric Maggiori

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Naples et Udinese en Champions, c'est très bien. Ces deux équipes le méritent.

La Juve qui ne jouera pas l'Europa, c'est très bien aussi. Pour ce qu'elle y faisait!

La Samp en série B, idem.

C'est très bien, le foot! On y récolte ce qu'on mérite.
garrone a voulu jouer au plus con avec cassano, et il a perdu bien plus qu'un joueur. son éviction a été le début de la fin pour la samp. et avec la vente de pazzini, c'est le pompon !!! il l'a envoyé tout seul en serie B sa samp. les genoani doivent bien rire.
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