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La Roumanie, l’autre mur jaune

Le premier adversaire de la France à l’Euro passe un gros test ce dimanche face à l’Espagne. Un match de gala pour confirmer l’identité de jeu qui a fait la force de cette sélection durant les éliminatoires : priorité à la solidité défensive, grosse solidarité collective et homogénéité offensive, faute de pouvoir compter sur un buteur fiable pour succéder à Hagi, Moldovan ou Mutu.

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Spoiler : ce match inaugural de l’Euro le 10 juin prochain au Stade de France entre la France et la Roumanie pourrait être stressant pour les Bleus et leurs supporters. Une rencontre pénible, pour ne pas dire chiante, avec comme premier obstacle pour le pays hôte, dans sa quête du trophée continental, un mur jaune. Compact, massif, résistant. Un bloc de parpaings pour défendre un ultime rempart nommé Ciprian Tătăruşanu, gardien aux aptitudes remarquables lorsqu’il s’agit de s’acquitter de sa mission, celle de garder sa cage inviolée. Le portier de la Fiorentina, actuel quatrième de la Serie A, est très certainement le joueur-phare de sa sélection. C’est de lui que tout part lorsqu’il s’agit d’expliquer le renouveau du football roumain. Quoique « renouveau » soit peut-être un terme un peu fort, disons déjà le retour des hommes des Carpates dans le grand concert des nations. Dans les années 90, ils ont même postulé un temps pour en être les chefs d’orchestre, avec trois belles Coupes du monde de suite : deux 8es de finale en 90 et 98, entourant un joli quart au Mondial américain, compétition en forme d’âge d’or pour la génération de Hagi, Munteanu, Popescu, Stelea, Petrescu, Raducioiu…

Les cages roumaines encore bien gardées


À cette époque, la Roumanie est une référence en Europe. C’est d’ailleurs lors d’une difficile victoire obtenue contre elle à Bucarest en octobre 1995 (3-1) que la France du mandat Jacquet commence à bâtir le chef-d’œuvre qui s’achèvera moins de trois ans plus tard sous des airs d’I will survive. Battre cette équipe roumaine était à l’époque un exploit. Problème : le passage de témoin avec la génération suivante a été mal fait. Si Moldovan, puis Mutu ont essayé d’entretenir la flamme offensivement, s’il y a toujours eu de bons portiers également pour limiter la casse (Lobont succédant à Stelea, avant Tătăruşanu), le réservoir de bons joueurs de champ, fiables pour la sélection, s’est considérablement tari à partir de la fin des années 90. Le résultat, c’est un recul progressif dans les résultats et une absence régulière de la Roumanie dans les grandes compétitions internationales : plus aucun Mondial depuis 98, un Euro raté en 2008. Fera-t-elle mieux dans quelques semaines ? Ce n’est pas certain, mais au moins la sélection jaune a-t-elle trouvé de la cohérence et une forme d’identité de jeu basée sur la solidité défensive, faute de mieux.

Claudiu Keserü est toujours là


Les Roumains font avec ce qu’ils ont et savent que leur atout maître reste bien ce trio composé de Tătăruşanu dans les buts, devant les deux centraux Vlad Chiricheș (Naples) et Drogos Grigore, l’ancien Toulousain exilé au Qatar. Sur le côté gauche de la défense, il y a aussi le vieux capitaine Răzvan Raț qui rassure. À 34 ans, le joueur du Rayo Vallecano devrait encore tenir son rang durant cet Euro, même s’il manque à l’appel de l’actuelle sélection, en rééducation après une intervention chirurgicale à l’épaule. À droite de la défense, c’est plus incertain. Le poste pourrait être attribué à Alexandru Mățel, qui évolue au Dinamo Zagreb. Le milieu de terrain est la zone des discrets joueurs de devoir : Mihai Pintilii (Steaua), Ovidiu Hoban (Hapoël Be’er Sheva en Israël) ou Lucian Sanmartean (Al-Ittihad en Arabie saoudite), sans oublier Alexandru Maxim, le joueur de Stuttgart, absent de la dernière liste. Puis devant, on bricole avec ce qu’on a sous la main. Constantin Budescu parti évoluer en Chine, il faut encore s’en remettre à Claudiu Keșerü l’ancien Nantais, aujourd’hui joueur de Ludogorets en Bulgarie, ou compter sur les « Turcs » de la bande : Bogdán Stancu (Gençlerbirliği), Gabriel Torje et Raul Rusescu (Osmanlispor). À moins que le prometteur espoir du Steaua Nicolae Stanciu, unique buteur mercredi du match face à la Lituanie (1-0) pour sa première sélection, ne s’invite au dernier moment ?

L'attaque inquiète


Sans faire injure aux Roumains, cet ensemble ne fait pas vraiment peur sur le papier. La sélection doit en plus composer avec deux soucis majeurs : l’exil de certains des meilleurs joueurs dans des championnats exotiques (Chine, Qatar, Arabie saoudite…) et le conflit qui oppose la fédé et les clubs locaux, le Steaua en tête, qui avait refusé de libérer six de ses joueurs pour un stage de l’équipe nationale en janvier dernier. Le sélectionneur avait alors parlé d’un « manque de fair-play » du Steaua. C’est d’autant plus triste que le sélectionneur en question n’est autre qu’Anghel Iordănescu, une légende du club de la capitale, coach adjoint à l’époque du titre européen de 1986, coach principal lors de la finale de C1 perdue en 1989. C’est aussi lui qui était sur le banc de la sélection lorsque cette dernière a connu son apogée, entre 1993 et 1998. Rappelé par la fédé à l’automne 2014 pour remplacer au pied levé Victor Pițurcă (parti lui aussi s’exiler en Arabie saoudite…), Iordănescu s’est appliqué à qualifier directement l’équipe nationale en la sortant d’une poule homogène, se classant derrière l’Irlande du Nord, mais devant la Hongrie, la Finlande, les Féroé et la Grèce. Terminer les qualifications comme elle l’a fait, sans perdre un seul match et en encaissant seulement 2 buts, est une forme d’exploit. Ne réussir à marquer que 11 buts en 10 matchs (avec 8 buteurs différents), dans un groupe comptant notamment les Féroé, en est une autrement plus préoccupante. Néanmoins, cette Roumanie, qui a récemment accroché l’Italie chez elle en amical (2-2), et qui affronte l’Espagne ce dimanche, sera du genre très pénible à jouer pour les Bleus dans deux mois et demi, qu’on se le dise.

Par Régis Delanoë
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