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La Roja découvre le doute

Les champions du monde ont frôlé le ridicule hier soir au Costa Rica (2-2). Malgré une qualification facile pour l’Euro, l’Espagne n’en finit pas de trainer son ennui en amical. Explications.

Le 11 juillet 2010, la Roja est en haut de la pyramide du foot. Casillas retrouve Xavi sur la pelouse : « on s’était assis tous les deux sur le panneau qui dit ¨congratulations¨. Je l’ai regardé et puis j’ai dit à Xavi : ça y est on a tout gagné, et maintenant on fait quoi ? » . Ces deux-là ont traversé toutes les époques de la Seleccion, surtout les plus mauvaises. Celle des buts refusés, des pénaltys manqués, des clans Real et Barça, de Raúl et Guardiola, des tacles et des coups de rein et puis surtout celles des éliminations en quart de finale de tout. « Avec l’Espagne j’ai connu plus de mauvais moments que de bons  » rappelle le saint dans Marca. 11 ans après leur première sélection, Casillas (30 ans, 127 casquettes, record espagnol) et Xavi (31 ans, 107 capes) ont gagné tout ce dont un petit garçon n’ose même pas rêver. Certes un Mondial, un Euro ou plusieurs Champions c’est joli sur une étagère. Mais, dans les poches c’est lourd à porter. En prenant des galons, les espagnols ont aussi pris du bide.

Depuis le titre mondial, la Roja souffre de troubles de la personnalité. D’un côté les champions du monde se promènent en phase éliminatoire avec 8 victoires, 24 points sur 24, 26 buts en faveur et 6 encaissés. Avec le Lichtenstein, l’Ecosse, la République Tchèque, la Lituanie et l’Espagne, le groupe I aurait bien pu être (un peu) un groupe de la mort. Mais les espagnols s’en sont sortis sans à peine se décoiffer. De l’autre côté, les champions de tout sont méconnaissables en amical en Argentine (défaite 4-1), au Portugal (raclée 4-0), en Italie (gifle 2-1) et en Angleterre (défaite 1-0). Pire encore, lors de leur dernier match de 2011, les ibères frôlent le sordide au Costa Rica (2-2 après avoir été menés 2-0). Le chaos tactique du milieu de terrain a même donné une idée de l’infini pendant toute la première mi-temps. Jamais les champions du monde n’avaient paru aussi abattus. Jamais un Saint n’avait été aussi ridicule sur une toile (31ème, but de Brenes). San Iker, priez pour eux.

L’Espagne en crise

Comme une vieille sciatique qui guette la moindre faiblesse, la défaite en Angleterre a réveillé les vieilles douleurs : le toque est-il le chemin le plus court vers le Paradis ? Le style de jeu est-il négociable ? Lors des rencontres contre les quatre grands (Argentine, Portugal, Italie et Angleterre), les espagnols ont joué à la balle. A chaque fois les champions du monde ont la gonfle dans les pieds, à chaque fois leurs adversaires se campent dans leurs 50 derniers mètres et chaque fois la défense ibère prend l’eau en trois passes. Contre l’Angleterre, les rouges ont frôlé les 70% de possession de balle (67%) et les 1000 passes réalisées (964). Même Capello le dit : « l’Espagne a fait un grand match, c’est la meilleure équipe du monde et la favorite pour l’Euro » . Oui, mais l’Espagne vient de perdre 1-0. Contre le Costa Rica hier soir, le milieu à 3 Alonso-Xavi-Iniesta prend l’eau sur les pertes de balle et la triplette d’attaquant Villa-Fabregas-Mata est obsédée par le jeu intérieur et semble condamnée à mourir dans l’axe, à 18 mètres du but. Il manque toujours un petit quelque chose pour déséquilibrer la défense adverse. Ou plutôt un petit quelqu’un : Lionel Messi.


Car l’Espagne en 2011 c’est le Barça sans Messi, ni Alvés donc sans un joueur responsable de rompre la monotonie du toque ni sans un autre capable de prendre les latéraux adverse à revers. C’est grâce à la mobilité d’Alvés et d’Abidal en phase d’attaque que le milieu intérieur catalan s’anime et que les espaces se créent dans des forêts de jambes adverses. Xavi et Iniesta étaient bien sur la pelouse hier soir. Ils étaient même partout. Ou nulle part. Ramos passé dans l’axe, Arbeloa et Monreal sur leurs ailes ont rempli parfaitement leurs rôles de figurants. Pire, ayant sacrifié le poste d’attaquant de référence, Del Bosque a condamné les offensives à s’empaler sur la défense adverse. Le repositionnement d’Iniesta sur l’aile gauche et l’entrée de Navas à droite rééquilibrent l’équipe en deuxième mi-temps. Silva (82ème) et Villa (91ème) sauvent les meubles en fin de match mais le mal est fait. A force de se palucher sur ses nains agiles et adroits, l’Espagne a perdu en puissance et en impact. Marco Senna n’est plus là, Torres est dépressif et Villa ne peut pas tout faire. Le programme est donc chargé pour l’Espagne avant l’été. C’est Iker et Xavi qui vont être contents.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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