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La revue de presse d'Espagne-Italie

Le ton est unanime, côté espagnol comme côté italien : hier, ce sont deux grandes équipes qui se sont affrontées à Gdańsk. Tour d'horizon des principaux quotidiens sportifs des deux pays.

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ESPAGNE

En Ibérie, après ce match inaugural mi figue - mi raisin, l'appréciation de la presse était plutôt mitigée sur la performance de l'Espagne, entre soulagement d'avoir obtenu le nul après 60 minutes compliquées et regrets des occasions manquées en seconde période par Fernando Torres. Marca titrait ainsi ce matin « Perdonamos demasiado » (nous avons trop pardonné, en VF) et reprochait à la Roja de ne pas avoir su tuer le match. AS, l'autre grand quotidien madrilène ouvrait lui, ce matin, avec en Une la photo du lob de Torres sur Buffon, ainsi légendée « Elle était là » , sous-entendue la victoire. En effet, elle n'était pas loin, à portée de tir d'un Nino pas encore en pleine forme, comme le souligne l'ensemble de la presse, insistant sur le fait qu'en 2008, le blond aurait mis deux buts lors des deux face-à-face qu'il a perdus face à Buffon.


Mais les médias espagnols, pas bégueules, ont unanimement reconnu la qualité de la prestation italienne. De l'autre coté des Pyrénées, on s'inclinait, par exemple, devant le génie d'un Pirlo sur qui le temps n'a pas d'emprise et qui, selon AS, a été le meilleur joueur du match avec Iniesta. AS, qui parlait, d'ailleurs, d'un nul entre deux grandes équipes, écrivait également : « Si, dans notre pays, il nous reste un goût amer, c'est parce que nous ne nous attendions pas à un match nul ou à une opposition si difficile. Nous avons sous-estimé l'Italie, autant que nous avons cru en une Espagne toute puissante. » Le journal salue le renouveau salutaire de cette Squadra Azzurra qui, avec Prandelli, a tourné le dos au catenaccio pour proposer un football plus ambitieux : « L'Italie a été très forte tactiquement et a su, à chaque fois, ressortir proprement le ballon. Ils ont fait jeu égal avec notre milieu de terrain.  » La performance des Italiens a donc été appréciée, ce qui n'est pas vraiment le cas du schéma tactique sans vraie pointe mis en place par Del Bosque.

Le quotidien généraliste El Mundo était, par exemple, critique envers le système de jeu du sélectionneur, déclarant à propos du match : « Del Bosque a surpris tout le monde, sauf l'Italie. Il a surpris toute l'Espagne, les journalistes, son équipe et même Cesc Fàbregas qui a déclaré qu'il ne s'attendait pas à jouer 9. » Le quotidien est revenu sur le système du faux 9, déclarant qu'imiter le schéma de jeu du Barça n'était pas forcément la bonne solution lorsque Messi n'était pas sur la pelouse. L'autre grand quotidien espagnol, El Pais, revient également sur le système de jeu mis en place par Vincent du Bois hier, en affirmant que, malgré le manque de réussite de Torres, la Roja a vraiment commencé à développer un jeu de qualité à son entrée : « Les uns et les autres au milieu de terrain ont trouvé en Torres la cible idéale pour leurs passes, malheureusement l'attaquant de Chelsea manque encore de confiance. » Quoiqu'il en soit, l'Espagne du football semble, ce matin, vouloir revenir à un système avec une véritable pointe, tout en regrettant unanimement l'absence de David Villa et tente de rester indulgente avec son buteur blond. Ce qui risque de ne pas durer longtemps, s'il gaspille de nouveau lors du prochain match.

ITALIE


Il faut être clairvoyant : en Italie, le match nul contre l’Espagne est vécu presque comme une victoire. Pour preuve : la Gazzetta dello Sport titre en gros : « Belle Italie, c’est comme ça qu’on te veut » . Dans ses colonnes, le quotidien rose fait l’éloge des prestations des Azzurri, qui ont joué « sans peur, avec personnalité, contre les Champions du monde » . Si pour la Gazzetta, De Rossi, Buffon et Di Natale ont été les meilleurs Italiens sur la pelouse (7,5 pour chacun, mêmes notes pour Casillas et Iniesta), la grosse déception se nomme Mario Balotelli. Le commentaire sur sa performance est aussi dur que réaliste : « Quelle indolence, quel manque de motivation ! Mario, à quoi pensais-tu lorsque tu marchais vers Casillas ? Réveille-toi. Tu as Di Natale à tes trousses.  » Et Borini. Et Giovinco.

Les éloges fusent également dans le Corriere dello Sport. Le gros titre du quotidien rappelle d’ailleurs celui de la "Gazette du Sport" : « Oui, Italie, tu es belle » . Le journal juge que cette rencontre entre les deux derniers champions du monde a été « magnifique, certainement la plus spectaculaire de l’Euro jusqu’ici, avec deux équipes qui se sont affrontées à visage découvert » . Le Corriere, qui est certainement le canard italien qui aime le plus les ragots, a dédié un article à une banderole destinée aux Azzurri sur les paris truqués ( « Ne nous décevez pas, nous avons parié sur vous » ). Le capitaine, Gigi Buffon, commente : « Qu’est-ce que j’ai pensé quand j’ai vu cet écriteau ? Je me suis dit "sympathique". » Le "Courrier du Sport" insiste ensuite sur le fait que tous les joueurs de la Squadra ont «  reçu les compliments du président Napolitano » . Tous, même Maggio ?

La plus sérieuse Repubblica joue sur un registre un peu différent. Le journal préfère mettre l’accent sur les « 70% d’Italiens qui étaient devant leur téléviseur pour voir cette belle Italie » , avant de mettre en garde les joueurs de Cesare Prandelli : « Un bon match nul avec des regrets. Maintenant, l’Italie ne peut plus se permettre de perdre. C’est un résultat positif, mais c’est aussi une demie occasion ratée. » De fait, en cas de défaite contre la Croatie, lors de la prochaine journée, l’Italie serait éliminée à 99% de la compétition. Voilà pourquoi la Repubblica préfère appuyer sur le côté « occasion gâchée  » , plutôt que sur le nul qui vaut la victoire. « Dommage que l’avantage des Azzurri ait duré si peu, quatre minutes seulement, avant le but du "faux neuf" Fàbregas. Mais quelle électricité jusqu’à la fin ! » Et ce n'est que le début...

Par Arthur Jeanne et Eric Maggiori
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