La révolution de velours

Un tiers de l'équipe renouvelée par rapport à la Coupe du monde, mais peu de changements majeurs : c'est la formule de Sergio Batista, qui dirigera l'Argentine pour la seconde fois le 7 septembre, pour une rencontre de prestige face à l'Espagne.

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Champion du monde 86 aux côtés de Diego Maradona à Mexico, Sergio Batista, alias « El Checho » , est l'un des rares ex-coéquipiers du numéro 10 ayant évolué avec lui en Seleccion à être toujours parvenu à entretenir de bonnes relations avec le prodige argentin. Dès lors, pas étonnant que la ligne de conduite qui est la sienne depuis son arrivée à la tête de la sélection ciel et blanche ne diffère pas réellement de celle de sont prédécesseur. Au vu de sa première convocation (la liste contre l'Irlande avait établie par Maradona), Batista devrait s'appuyer sur la même colonne vertébrale que ce dernier.

Ainsi, Sergio Romero, qui, sans être grandiose dans les cages, a fait preuve d'un certain caractère et a pris une longueur d'avance sur la concurrence, peut dormir sur ses deux oreilles. Tout comme la plupart de ses compères de la défense. Gabriel Heinze, à propos duquel les médias argentins avaient tablé sur une mise à l'écart, est bel et bien présent. Le couloir gauche lui appartient. Le droit devrait revenir à un ancien de la maison albiceleste : Javier Zanetti, de retour en sélection – dont il détient le record : 136 - après avoir fait les frais d'une folie de Maradona selon les uns (le Pibe de Oro aurait vu en rêve Ariel Garcé, finalement préféré au capitaine de l'Inter Milan), d'un vieux contentieux selon les autres (Veron et Zanetti se seraient embrouillés à l'époque où la Bruja évoluait chez les Nerazurris d'après certains journalistes argentins).

La majorité des titulaires du Mondial reconduits

Dans l'axe, la situation n'a pas vraiment évolué depuis le Mondial : Martin Demichelis, vivement critiqué par Beckenbauer cette semaine, après ses performances des derniers mois ( « C'est un excellent joueur, mais il ne veut pas courir. Il pourrait jouer avec une cravate ce serait la même chose... » , a notamment déclaré le Kaiser), est toujours en ballotage avec Nicolas Burdisso et Walter Samuel. Au milieu de terrain, autour de l'inamovible Javier Mascherano - en conflit avec Liverpool, qui ne veut pas le laisser partir pour moins de vingt-six millions d'euros -, le nouveau joyau du Real Madrid, Angel Di Maria, devrait conserver sa place. Au poste de relayeur, Maxi Rodriguez et Juan Sebastian Veron, non convoqués, s'effacent pour laisser le champ libre à Fernando Gago et Esteban Cambiasso, deux bannis de Maradona, qui vont devoir batailler pour démontrer au champion du monde 86 qu'ils peuvent apporter à l'Albiceleste cet équilibre qui lui fait défaut depuis si longtemps. Devant, on imagine mal le Checho se passer de Carlos Tévez, Gonzalo Higuain ou Léo Messi, tous trois auteurs d'une belle avant-saison dans leurs clubs respectifs.

Du changement sur le banc

A moins qu'il ne décide de donner plus d'assise à son équipe, en substituant un milieu de terrain à l'un des ses trois attaquants. Hormis le grand retour de Gabriel Milito, aux côtés des piliers que sont Zanetti, Cambiasso et Gago, les vraies nouveautés sont plutôt à chercher du côté du banc. Si l'inutile poste de troisième gardien, dévolu à Diego Pozo lors du Mondial, revient désormais à l'illustre inconnu Agustín Marchesín, portier de Lanús, Javier Pastore, le petit attaquant de Palerme, pourtant convaincant lors de ses entrées en jeu en Afrique du Sud, n'a pas été rappelé. Le bénéficiaire de l'opération se nomme...Andrés D'Alessandro, qui après avoir erré du côté de Wolfsburg, Portsmouth ou encore Saragosse, a décroché la Copa Libertadores la semaine dernière aux manettes de l'Internacional Porto Alegre. Pablo Zabaleta et Ever Banega, font eux aussi partie des revenants, au détriment de Clemente Rodriguez et Jonas Gutierrez. Enfin, dans l'armada offensive, Martin Palermo cède sa place à Ezequiel Lavezzi. Aux Jeux Olympiques de Pékin, le petit diable napolitain était resté dans l'ombre d'Angel Di Maria, qui, loin d'être un ange, crucifia le Nigéria en finale d'un subtil lob qui consacrait de nouveau l'Argentine au sommet de l'Olympe. Leur entraineur s'appelait Sergio Batista.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires


Gardiens : Sergio Romero (AZ Alkmaar, HOL), Mariano Andújar (Catane, ITA), Agustín Marchesín (Lanús, ARG).

Défenseurs: Martín Demichelis (Bayern Munich, ALL), Gabriel Heinze (Marseille), Pablo Zabaleta (Manchester City, ANG), Gabriel Milito (Barcelone, ESP), Javier Zanetti, Walter Samuel et Nicolás Burdisso (Inter Milan, ITA).

Milieux : Javier Mascherano (Liverpool, ANG), Fernando Gago (Real Madrid, ESP), Ever Banega (Valence, ESP), Ángel Di María (Real Madrid, ESP), Esteban Cambiasso (Inter Milan, ITA), Mario Bolatti (Fiorentina, ITA) et Andrés D'Alessandro (Internacional Porto Alegre, BRE).

Attaquants : Gonzalo Higuaín (Real Madrid, ESP), Carlos Tevez (Manchester City, ANG), Sergio Agüero (Atlético Madrid, ESP), Lionel Messi (Barcelone, ESP), Diego Milito (Inter Milan, ITA) et Ezequiel Lavezzi (Naples, ITA).

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