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La revanche du Sud

Le Sud a pris sa revanche. L’Allemagne est sortie de l’Euro avant l’Espagne et l’Italie. Mais l’Espagne se pose des questions existentielles. Et il y a de quoi.

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Ce matin, la Méditerranée s’est levée de bonne humeur. L’Espagne et l’Italie ont fait plier l’Allemagne au Conseil Européen. La rigueur, vertu luthérienne, est sur le point d’étouffer le Sud de l’Europe. L’Espagne, étranglée de principes et de reproches, ne croit plus en ses vieux. Les jeunes ne travailleront peut-être plus jamais (50% de chômage pour les moins de 25 ans), les politiques ont fait les poches de la démocratie (670 millions d’euros détournés rien qu’à Marbella) et les banquiers ont jeté 2 millions de personnes de chez elles. Mais le Sud a besoin de joie. Mercredi soir, les Espagnols criaient « Merci ! » quand Fàbregas a fait bondir tout le pays. L’austérité n’a pas sa place dans un bistrot de Malasaña, une terrasse à Séville en février, une crique à Cadaquès au mois d’avril, un verre de vermouth en sortant de la messe ou une ration de jamón iberico sur le pouce. Le Nord de l’Europe a rempli les bibliothèques, mais la Méditerranée a fait une civilisation et est en finale de l’Euro.

La Méditerranée n’a pas non plus inventé le football. Elle a fait beaucoup mieux. Le jeu de possession admiré, étudié, critiqué, démonté, puis finalement copié par le reste de l’humanité n’est pas né sur les bords de la Grande Bleue. Ce sont les Hongrois de Gusztáv Sebes qui l’ont inventé il y a 60 ans. Mais lorsque la sélection hongroise explose en 1956, ni les Anglais ni les Allemands n’en veulent. Puskás atterrit alors à Madrid et révolutionne le Real. À Barcelone, c’est Kubala, Kocsis et Czibor qui font du Barça un grand d’Espagne. Cinquante ans plus tard, il faut qu’un Néerlandais (Cruyff) croise un autre Néerlandais (Michels), se réunisse avec un Catalan (Guardiola), un Danois (Laudrup) et un Brésilien (Romario) pour qu’il se passe à nouveau quelque chose sur un terrain. Tous parlent de rigueur, de gestion de l’espace, de possession et de collectif. Tous parlent une autre langue. Pourtant, quand la nuit tombe et que le Nord a déjà dîné, tous s’installent sur une terrasse, invitent leurs voisins et regardent le temps passer. Le Sud a inventé l’optimisme.

La victoire de l’Espagne

En 2008, l’Espagne prend l’Europe par surprise en déballant un football joyeux. Depuis la double défaite néerlandaise aux Coupes du monde 74 et 78, l’esthétique n’est plus qu’un choix par défaut. Seuls comptent les duels à gagner et les équilibres défensifs. La France en 1998 et l’Italie en 2006 seront les derniers représentants d’un football européen conservateur qui agonise. Avec panache, l’équipe d’Aragonés dégomme l’idéologie footballistique pragmatique, fanatique du résultat, et remporte un Euro dont elle était loin d’être favorite. L’Espagne adopte un football romantique qui n’est pas le sien, mais qu’elle a adopté à force d’assimilation. «  Je crois que le football a été juste avec nous, explique Xavi. Ça n’a pas été facile et, derrière tout ça, il y a un pari que personne n’a compris au début. Mais tout le monde a pu voir que c’est le bon chemin pour l’Espagne, celui que nous devrons suivre, même si un jour les choses ne vont plus aussi bien pour nous.  » Car il va bien falloir y mettre fin.

Le jeu de la Roja n’a pas grand-chose à voir avec l’âme espagnole. Sacchi a connu l’Espagne d’avant : «  L’Espagne a toujours été bonne tactiquement, mais elle concevait le football de manière individuelle. On les battait en imposant notre organisation. » Et c’est bien là le problème. Vrai ou faux 9 ? Passer ou frapper ? Avancer ou reculer ? Les dilemmes posés par le jeu de la Roja pendant cet Euro ne posent en réalité qu’une seule question. Combien de temps un pays qui ne croit plus en rien, qui a inventé l’Inquisition, qui a laissé mourir Franco dans son lit et qui célèbre la mort dans des arènes devant 30 000 personnes pourra-t-il encore supporter un football rhétorique et optimiste ? Un ballon qui circule sans but, c’est un taureau qu’on ne met pas à mort. Plus l’Espagne peine à pénétrer les défenses adverses, plus la question du style se fait pressante. Au fond, la plus grande victoire de l’Espagne, c’est l’Italie de Prandelli.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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C'est bien écrit. Et y' a du vrai. Mais c'est qd même bien démago par moment
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : -2
cet article c'est plus la revanche de l'Espagne que la "revanche du Sud"...
A moins que maintenant le Sud de l'Europe se limite uniquement à l'Espagne...
la revanche des inférieurs
Abilbelnarqaw Niveau : DHR
Article pas trop mauvais jusqu'à la comparaison entre l'inquisition et la corrida. Ce n'est pas le sujet de l'article mais comparer des massacres commis par des fanatiques et le plus beau spectacle du monde est légèrement révoltant.
vinnyroma Niveau : CFA2
article intéressant car en effet l'Espagne a influencé positivement le football et c'est vrai qu'on le voit avec l'Italie de Prandelli.

mais bon ne caricaturons pas le passé des anciens sélectionneurs italiens comme Vicini, Sacchi, Zoff, ou Lippi n'étaient pas des entraîneurs défensifs et sans vision.

ensuite l'Espagne hélas dans cet euro jusqu'à un peu la caricature défend avec de la possession (cela se voyait déjà beaucoup à la coupe du monde) et finalement attaque peu.
Je pense que les espagnols supporteront sans problème un "football rhétorique et optimiste" tant que ça gagne.

Dans la presse espagnole les articles parlent toujours de beau jeu et il n'y a quelques personnalités comme Aragones qui se permettent des commentaires sur les choix du sélectionneur.
ils doivent l'avoir mauvaise les allemands !!!

ils se la sont fait mettre deux fois en qques jours par les italiens !!!

en demies de l'euro
au parlement européen avec l'ultimatum sur lequel merkel a fait carpette...

C'est vraiment Italie 2-0 allemagne !!! lol
cette finale va être horrible à regarder. e n'est pas l'italie qui va la pourrir, loin de là, mais l'espagne avec son jeu à dormir debout. va falloir que je me bourre la geule avant de commencer à le regarder sinon je vais m'endormir.
sur ce, bonne nuit à tous
je critique pas souvent, mais merci à l'auteur de faire le point dans ses idées avant de tout déballer dans un chaos fatigant .
C'est bien d'essayer de faire du style en même temps que des réflexions interessantes, mais si c'est pour obtenir de la bouilli..
mimil
Article d'une fatuité rare, et rempli de préjugés notoires. Surtout la phrase :
"Le Nord de l’Europe a rempli les bibliothèques, mais la Méditerranée a fait une civilisation."
Ah bon parce qu'il n'y a pas eu d'écrivains dans le Sud de l'Europe ?
La fin de l'article sur les comparaisons avec la corrida est proprement LAMENTABLE.
Ce n'est pas la revanche du Sud, l'arrivée de l'Italie et de l'Espagne en finale n'est pas en soi une surprise. C'est plutôt la défaite de l'Allemagne qui en est une.
Travis Bickle Niveau : Ligue 1
Moi, une arène, vu de haut, ça me fait penser à un chiottard turc.
mimil
Le jeu de la possession de balle et du toque a toujours été synonyme de beau jeu en Espagne. Les derniers entraineurs qui ont voulu abandonner cela ont toujours été conspués (Clemente).

Ces comparaisons avec la corrida et l'Inquisition sont absconces. La corrida et l'Inquisition existent ou ont existé également de l'autre côté des Pyrénées.

Article écrit par quelqu'un qui ne connaît rien au football espagnol et qui ne cache pas son incomptabilité d'humeur dans la dernière phrase.

Comme le dit un commentateur, effectivement la Roja et son jeu n'a jamais autant été appréciée en Espagne.
mimil
Un conseil les footeux, jouez pas aux intellos restez dans le foot ça vous ira mieux
Travis Bickle Niveau : Ligue 1
Mimil,

Parce qu'un footeux doit être une bourrique inculte ?
Arrête de te la jouer mimil. Le bon supporter de l'Espagne bien pédant...
Et au passage, quand on sort de grands mots et qu'on accuse les autres de se la jouer intello, on évite les fautes... blaireau
Schweintamère Niveau : District
"Le jeu de la Roja n’a pas grand-chose à voir avec l’âme espagnole."

L'âme espagnole?!
Deux notions antinomiques.
L'Espagne n'est pas une nation, mais un état.
Ce n'est pas un projet culturel mais politique (obtenu de force par le militaire).
L'âme d'un peuple implique une transcendance, une adhésion à une histoire, (construite sur l'esperance et la souffrance) et des valeurs ancestrales communes qui améne à une forte cohésion de ce peuple.

Il n'y a pas d'âme espagnole et encore moins d'âme italienne, deux etats-nations factices.
Comme il n'y a pas d'âme française. L'état-nation français etant un concept propre a la Revolution, on doit parler d'Esprit français et non pas d'âme française.
Par contre on peut parler d'âme russe ou encore d'âme portugaise. Et bien sur, dâme catalane, sicilienne, etc...
Bien essayé Schweinstamère, mais insuffisant…
En quoi « L'âme d'un peuple implique, comme tu le dis, une transcendance, une adhésion à une histoire, (construite sur l'espérance et la souffrance) et des valeurs ancestrales communes qui amène à une forte cohésion de ce peuple.» ? Tu nous le présente comme un fait acquis sans te donner la peine de nous le démontrer, ce serait bien que tu le fasses. As-tu vu la photo de Balotelli embrassant sa mère ? A-t-il eu besoin de valeur ancestrale commune pour la considérer comme sa mère ? Ne peut on donc pas adhérer ou créer quelque chose de commun, un sentiment d’appertenance à partir d’élément apparemment dissocié ? Donc selon toi, en quoi la diversité culturelle espagnole (catalogne, Pays Basque) empêche l’adhérence à un sentiment commun ?
Et si réellement tel était le cas, en quoi la « reconquista » espagnole ne correspondrait pas à cette définition ?
Et puis, je garde le pire pour la fin, comment parviens tu à faire correspondre l’état Russe à ce postulat ? Un mélange de 160 ethnies différentes unies sous la même bannière par les conquêtes depuis la petite principauté de Moscovie au XIV siècle …?
Contente toi de parler du nain hideux, ça te réussit mieux
Schweintamère Niveau : District
@fredliga, mon pov'gars, ton intelligence est aussi hideuse (et pedante) que la tronche du nain que tu veneres.
Tu ne sais meme pas ce qu'est l'âme d'un peuple... tout simplement car tu ne connais pas la signification profonde de la notion de peuple et encore moins de celle de l'âme.
Et tu me balances dans la foulee, la larme a l'oeil et la voix tremblotante, l'exemple bidon d'un mec qui embrasse sa mere devant les cameras pour expliquer cela. T'es vraiment un puceau. Un abruti meme.
Il n'y a pas d'âme espagnole car il n'y a pas de peuple espagnol et encore moins de peuple italien ou belge ou britannique.
Quant a l'exemple de l'expansion russe, revise tes manuels d'histoire, tu fais pitié. Pour le bac, il te reste encore une chance a l'oral va!
Schwestamère :
Tu n'as répondu à aucune de mes questions, tu t'es contenté de m'insulter en me disant que j'avais tort, sans pour autant argumenter. Pas super convainquant je dois dire. A aucun moment tu n'as su montrer en quoi ce que je te disais était faux.
Si comme tu dis je ne connais ni la signifation de peuple ou de celle de l'ame, je t'en prie, éclaire moi, explique moi donc ce que c'est selon toi.
Ne balance pas tes vérités sans les argumenter, je ne suis pas à un enfant de 4 ans, tu as beaux répèter les mêmes choses en jouant à qui peut le plus intimider l'autre avec ses insultes, si tu es incapable de les défendre en les argumentants, en m'expliquant le pourquoi tu penses que c'est ainsi, je ne les avalerai pas.
Bonne chance, je te laisse la chance de prouver que t'es pas qu'un Troll qui n'existe que parce qu'il est un hater de Messi, du FCB, ou de manière plus général de tout ce qui a du succès.
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