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La revanche de Mario

Ce mercredi soir, la Juventus va tenter de créer l'exploit en éliminant le Bayern. Les Turinois peuvent compter sur un homme : Mario Mandžukić, qui a plein de bonnes raisons de la mettre à l'envers à Guardiola.

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« Pep Guardiola m'a déçu. Il ne m'a pas traité avec respect. Il ne m'a pas laissé être le meilleur buteur de Bundesliga. Tout était deux fois mieux sous Jupp Heynckes, et je ne suis pas le seul à le penser. » Quelques mois après son départ du Bayern Munich pour l'Atlético de Madrid, Mario Mandžukić était loin d'avoir digéré la cohabitation avec le coach espagnol. Et apparemment, l'attaquant croate n'est pas près d'avaler la pilule, même aujourd'hui. « Il doit avoir un grand désir de se venger de son ancienne équipe, surtout à cause de sa mauvaise relation avec Guardiola » , a par exemple assuré Fabrizio Ravanelli dans un entretien pour Tz. Même s'il est incertain pour le huitième de finale contre le Bayern, Mandžukić pourrait donc faire un petit effort pour être de retour à temps. Histoire de prendre sa revanche sur un coach qui l'a poussé à claquer la porte, alors qu'il était en pleine bourre.

Coman, la Juve est déjà loin

« Je n'ai jamais vu un joueur pareil de toute ma vie »


Pourtant, tout commence bien entre les deux hommes à l'été 2013. La rencontre entre celui qui a ouvert le score en finale de la dernière Ligue des champions et l'un des meilleurs coachs du circuit devrait faire des étincelles. Lors de l'une de ses premières conférences de presse, Guardiola couvre d'éloges le Croate. « Mandžukić est un super, super joueur ! Je l'aime. Je n’ai jamais vu un joueur pareil de toute ma vie » , s'emballe le Catalan. Mais apparemment, ces belles paroles n'étaient qu'un coup de communication pour rassurer tous les inquiets. Ceux qui avaient peur de l'après-Heynckes. Comme lorsqu'il disait qu'il « aimait » Mario Götze, un joueur à qui il n'a jamais fait confiance, comme lorsqu'il affirmait qu'il allait « s'adapter à la philosophie de jeu du club et des joueurs » . Pourtant, ce sera finalement l'inverse. Alors que Mandžukić réalise une saison plus qu'honnête sous les ordres de Herr Pep avec 17 buts lors des 25 premières journées de championnat, son temps de jeu diminue de plus en plus. Sans véritable explication.

Autre mauvais signe pour le Croate, le Bayern vient d'officialiser la venue d'un sérieux concurrent, Robert Lewandowski, pour l'année suivante. Pep semble avoir encore une fois échoué à gérer un gros caractère, à l'image des difficultés qu'il avait déjà eu avec les ego de Samuel Eto'o et Zlatan Ibrahimović. Pour Mandžukić, Guardiola a tenu à justifier ce transfert en démontant les statistiques du Croate. « Guardiola a pris la décision de ne pas me faire jouer la finale de la Coupe. Et il ne voulait pas que je gagne le titre de meilleur buteur, il ne m'a donc pas fait jouer en fin de saison. » Alors qu'il compte un but d'avance sur Lewandowski au classement des buteurs à quatre journées de la fin du championnat, Mandžukić n'aura le droit qu'à 75 minutes de jeu en quatre rencontres. Peut-être pas aussi paranoïaque qu'il en a l'air, l'actuel buteur de la Juve. À l'été 2014, c'est inévitable. Mandžukić fait ses valises, et après deux saisons plus ou moins réussies, le voilà parti à Madrid pour 19 millions d'euros.

« Avec lui, il faut toujours être en alerte »


Mais comme dans toute relation qui s'achève, les torts sont partagés. Mandžukić n'a rien d'un enfant de chœur. Son côté ultra-agressif est à double tranchant. S'il se bat comme un chien sur le terrain, il a tendance à ne pas retenir ses coups aussi à l'entraînement. Comme lorsqu'il a découpé Bastian Schweinsteiger, déjà bien sujet à quelques pépins physiques au niveau des chevilles. « Avec Mandžukić, il faut toujours être en alerte. En moins de deux mois, il est passé d'une attitude réceptive et solidaire à une autre, défiante et négative » , explique Guardiola dans son livre. À l'Atlético de Madrid, l'histoire s'est d'ailleurs répétée. Au début, son implication de tous les instants fait rapidement oublier Diego Costa aux yeux des supporters et de Diego Simeone. Mais comme à Munich, son attitude individualiste et sa difficulté à s'intégrer au groupe finissent par agacer. « Il parle anglais et je ne le comprends pas » , explique Simeone. La communication est coupée, et le Croate ne fera pas plus d'une saison à Vicente-Calderón. À Turin, les premiers signes de désamour ne sont toujours pas apparus, et Mandžukić fait le taf lorsqu'il n'est pas blessé. L'occasion ou jamais de jouer un mauvais tour à Herr Pep.



Par Kevin Charnay
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