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La République Tchèque plombe la Grèce

Pour ne pas dire au revoir à l'Euro dès la deuxième journée, la République Tchèque devait l'emporter face à la Grèce. C'est chose faite (1-2), grâce à un début de match tonitruant et une talentueuse ligne de milieux.

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Grèce - République Tchèque : 1-2
Buts : Gekas (53e) pour la Grèce. Jiráček (3e) et Pilař (6e) pour la Tchéquie.

La purge tant redoutée n'en fut pas une. Le spectateur du stade municipal de Wroclaw peut remercier la Grèce, encore une fois, et son 4-3-3 chill-out des dix premières minutes. Pour tout dire, dès la cinquième minute, le sort de cette troisième rencontre du groupe A est scellé. Jiráček d'abord, Pilař ensuite, ont, à ce moment-là, déjà souillé de leur but respectif la cage du gardien du PAOK, Kostas Chalkias. Et le pauvre n'est, sur le(s) coup(s), pas exempt de tout reproche. Pourtant, tout portait à croire que la partie serait bridée. Un seul but lors des trois dernières rencontres entre deux équipes pas réputées pour leur football sexy chocolat. D'un côté, la Grèce et son style rustre basé sur la contre-attaque. De l'autre, une République Tchèque fessée 4-1 par la Russie et qu'on imagine légèrement échaudée. Surtout lorsqu'on ajoute à cela le fait que ce groupe tchèque n'a marqué que quatorze buts en dix matches éliminatoires pour l'Euro. Comme quoi, les apparences aiment à rappeler, parfois, qu'elles sont surtout là pour être trompées. Alors que ce groupe A s’annonçait comme celui de l'ennui, il offre pour l'instant 10 buts, deux cartons rouges, une chute d'arbitre et beaucoup de spectacle. N'en déplaise aux supporters grecs, presque éliminés de la compétition, ce soir.

L'amour à trois

Dix minutes de jeu à peine et déjà, donc, une ola. Pourtant, dans les gradins, ce n'est pas le public du Stade de France. Juste des dizaines de milliers de supporters tchèques venus pogoter en Basse-Silésie. Leur plaisir se conjugue à deux, puis à trois. Deux : Hübschmann et Jiráček. Le défenseur du Chaktior Donetsk, reconverti milieu en équipe nationale, lance idylliquement l'avant-centre de Wolfsburg dans l'espace et dans la profondeur. Face-à-face, tir du gauche en force. Chalkias et ses gants d'écume ne peuvent que la dévier dans leurs filets (0-1, 3e). Trois : un Rosický des grands après-midi donne sur la droite et dans le dos à son latéral marathonien Gebre Selassie. Centre au cordeau, Chiatis la dévie, mais pas assez pour que la boule ne se dirige presque irrémédiablement sur Pilař qui marque en tombant et du genou dans une sorte de sandwich avec Torossidis et Katsouranis (0-2, 6e). Elle est loin l'équipe invaincue lors de la phase de poules de l'Euro. Et elle est surtout très statique. D'où un certain monopole du ballon par la Reprezentace durant tout le premier acte. À dire vrai, il faut attendre la 41e minute pour les voir enfin menaçants. Centre de Torosidis de la droite. Tête de Fotakis. But ! Hors-jeu. L'assistant de M. Lannoy a levé son drapeau. L'attaquant hellène était trop avancé de quelques millimètres.

Fanis Gekas en demi-héros

Devant ce cuisant constat d'échec, Fernando Santos, le sélectionneur du « Bateau pirate » , sort de son chapeau, à la mi-temps, le totem Fanis Gekas. Bien lui en a pris. Sept minutes se sont écoulées. Samaras centre pour la mettre dans la boîte. Petr Čech capte mal le ballon et percute son défenseur. En bon renard, Gekas est à côté et n'a plus qu'à pousser le cuir dans le but vide. Inespéré pour le champion d'Europe 2004, absent et terriblement négligeant depuis lors. Du coup, d'un coup, le match se tend, les séquences se hachent et il faut renâcler pour voir quatre passes s'enchaîner. La sortie de Rosický à la mi-temps n'arrangeant en rien le terne tableau proposé lors de ce deuxième acte. Pour répondre aux frappes de loin et aux longs ballons dans la surface de Čech, la Tchéquie oppose une défense valeureuse, à défaut d'être rassurante. Face à une équipe grecque sans solutions ni talents individuels, cela s'avère à l'arrivée suffisant pour conserver la maigre avance. Toujours en vie dans ce groupe A, la République Tchèque tentera face à la Pologne, comme l'a fait Rosický en conférence d'avant-match, de filer la métaphore avec l'équipe d'Espagne à la Coupe du monde 2010. Défaite par la Suisse lors du premier match (0-1), la Roja était finalement allée au bout. Le rêve, ce tunnel qui passe sous la réalité.

Par Maxime Marchon, à Wroclaw
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Ailier Gauche Niveau : DHR
L'Espagne défaite par la Suisse en 2010, hein.
Haha! Je me souviens, il y avait un brin de mauvaise conscience après cette victoire. Genre 'putain, maintenant le karma va se rééquilibrer, on va se faire éclater...'

Bonjour l'anomalie!
Oui sauf que le but refusé à la Grèce en fin de première mi temps est tout à fait valable. Ca commence à faire beaucoup d'erreurs quand on additionne au premier match.
DIMITRI-SUR-LE-DON-S04 Niveau : Ligue des champions
Tout à fait valable? Pour moi il y avait hors-jeu, les ralentis le prouvent. De peu mais il était hors-jeu. Et quand bien même ce serait discutable à première vue, en aucun cas ce but est "tout à fait" valable ou même tout à fait non-valable, ca se joue à trop peu pour être aussi catégorique.
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