1. // Amical
  2. // Argentine/Espagne

La rentrée des classes

Les Champions du monde sont au pays de Léo Messi, pour un match amical qui revêt des allures de finale de Coupe du Monde pour des Argentins qui ont soif de revanche, après la raclée infligée par l'Allemagne en Afrique du Sud.

0 0
Un match, deux philosophies. Si l'Espagne, qui a atterri ce week-end à Buenos Aires en toute quiétude après avoir écrasé le Liechtenstein (4-0) en ouverture des éliminatoires de l'Euro 2012, aborde le match de demain après-midi (coup d'envoi 22h en France) comme une rencontre de gala, l'Argentine de Batista compte faire de ce match amical une référence pour l'avenir, trois mois après avoir buté sur une surprenante Mannschaft en quart de finale de la Coupe du monde et à dix mois de la Copa America qu'elle organisera. Les Espagnols se sont entrainés dimanche après-midi à la Bombonera, devant 4000 chanceux. Vicente Del Bosque et ses hommes ont fait de ce séjour en Argentine une promenade de santé. La séance s'est déroulée dans une ambiance festive dans l'enceinte de Boca Juniors, que les joueurs de la Roja tenaient absolument à connaître.

L'Espagne en récréation


Au menu : petits exercices de possession de balle durant laquelle Xavi, Iniesta et compagnie se sont régalés au moins tout autant que le public, puis opposition à dix contre dix sur demi-terrain où les attaquants de la Furia ont péché dans la finition. Ce lundi, les Champions du monde ont eu un programme sportif allégé, en raison de diverses obligations protocolaires de rigueur, notamment un déjeuner à la Casa Rosada sur invitation de Cristina Kirchner, la présidente de la République. Si les Espagnols sont apparus particulièrement détendus et ravis d'être là, les Argentins, tout aussi heureux de se retrouver au complexe sportif d'Ezeiza, ont à cœur de démontrer qu'ils sauront faire jeu égal avec leurs cousins ibériques demain après-midi au Monumental. Devant sa défense, Javier Mascherano sera chargé de réguler le jeu de l'Albiceleste et surtout de contenir ses nouveaux coéquipiers du Barça. Si l'équipe a peu changé depuis le départ de Diego Maradona et l'arrivée de Sergio Batista, il faudra surveiller la performance de Léo Messi, qui retrouvera le couloir droit après une Coupe du monde dans l'axe, et celle d'Andrés D'Alessandro, vainqueur récemment de la Copa Libertadores avec l'Internacional Porto Alegre, surprise du chef et seul vrai pari du Checho, qui compte en faire le nouveau meneur de jeu de l'Albiceleste.

Dix-sept ans de disette


En pointe, Diego Milito pourrait enfin avoir sa chance d'entrée de jeu au détriment de Gonzalo Higuain, pourtant convaincant en Afrique du Sud (quatre réalisations). Trois bannis de Maradona seront observés à la loupe demain pour leur retour : Javier Zanetti, chargé d'animer le couloir droit, Gaby Milito, qui devrait être aligné en défense aux côtés de Nicolas Burdisso, et Esteban Cambiasso, qui épaulera Mascherano dans la construction du jeu. Batista et ses joueurs le savent : leur performance de demain est très attendue par tout un pays qui n'imaginait pas voir son équipe revenir les mains vide d'Afrique du Sud. Voilà dix-sept ans que l'Argentine n'a plus remporté de trophée international (la Copa America 1993), malgré le passage de nombreux joueurs d'exception (Batistuta, Redondo, Veron ou encore Messi, qui vient de fêter ses cinq ans en ciel et blanc). Pour les supporters, c'est devenu une réalité de plus en plus difficile à digérer. Batista, qui espère être reconduit jusqu'en 2014, passera un véritable test demain : si l'Argentine offre une vraie réplique à la Roja dans le jeu, il sera conforté dans son projet et à son poste. Si ce n'est pas le cas, beaucoup d'interrogations resurgiront et notamment une : comment convertir l'un des meilleurs effectifs au monde en une machine à gagner ? Un casse-tête qui hante les Argentins depuis que Diego Maradona s'est éloigné des terrains.

Alejandro Carbone, à Buenos Aires

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Les cinq éléments
0 0