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La renaissance du Borussia Mönchengladbach ?

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Laissé pour mort il y a environ un an et demi, le Borussia Mönchengladbach est de retour sur la scène européenne. Grâce à Marco Reus, bien sûr, et surtout grâce à Lucien Favre. Aujourd’hui, le technicien suisse et ses Poulains veulent à nouveau briller en Europe, comme au bon vieux temps. Qu’ils se trouvent en Allemagne, en Espagne, en Azerbaïdjan ou ailleurs, les Uli Stielike, Allan Simonsen, Berti Vogts et leurs compères d’autrefois ont une raison d’être heureux. Près de quatre décennies après une glorieuse période ponctuée par cinq titres de champion (entre 1970 et 1979) et deux Coupes de l’UEFA (1975 et 79), le Borussia Mönchengladbach semble revenir sur le devant de la scène. On va pas se mentir, c’est la troisième fois qu’on se dit ça depuis les seventies.

Il y a d’abord eu une tentative de retour dans le milieu des années 80, où l’escouade de Jupp Heynckes (ancien de Gladbach, lui aussi) a flirté avec le podium avec des joueurs comme Michael Frontzeck, Uwe Rahn, Frank Mill et Lothar Matthäus (un peu), avant que le club n’aille se balader dans le ventre (de bière) mou de la Bundesliga. Dix ans plus tard, rebelote avec Stefan Effenberg, Patrik Andersson et Martin Dahlin. L’illusion durera deux saisons (94-96) avant que le club ne connaisse les joies de la descente et de l’ascenseur.

Lucien Favre, le magicien

Seulement voilà : après avoir transpiré au cours des trois dernières saisons et manquant de descendre au terme de l’exercice 10/11, le Borussia Mönchengladbach a décidé de se réveiller. Sur le terrain, c’est Marco Reus qui s’en est chargé, en marquant but sur but pour maintenir les Fohlen (Poulains en VF) en vie, notamment en barrages face au VfL Bochum. La saison dernière, il a été suivi dans son entreprise par tous ses collègues, et le Gladbach a fini à une flatteuse quatrième place. Un bonheur n’arrivant jamais seul, le club de Rhénanie du Nord-Westphalie (et non de la Ruhr, comme il est souvent dit à tort) bénéficie du travail des copains de Bundesliga en Europe et accroche les barrages de la Ligue des champions. Merci qui?

Merci aux joueurs, mais surtout, merci Lucien Favre. Après avoir mené le Hertha Berlin à la 4e place en 08/09, le technicien a réussi à redonner de la joie aux supporters de l’autre Borussia. Il a récupéré un Gladbach en totale déliquescence à l'hiver 10/11 (lanterne rouge) et a réussi quelque chose d’assez incroyable, un peu à la Mirko Slomka la saison précédente avec Hanovre : sauvetage in extremis enchaîné avec une qualification en Europe. En l’espace d’un an et demi, Lucien Favre est devenu un véritable héros dans la ville natale de Heinz-Harald Frentzen. Aussi est-ce logique de le voir refuser l’offre de l’Olympique de Marseille et, surtout, de le voir prolonger jusqu’en 2015. « Je me réjouis de cette prolongation et je suis excité à l’idée d’aborder les challenges qui nous attendent » , assure ainsi l’adepte du « frallemand » , qui utilise régulièrement des mots comme « Polivalent » ou « Penalisieren » .


Revenir durablement sur la scène européenne

Outre la volonté de continuer à squatter les premières places du classement, c’est bien entendu la Ligue des champions qui excite tout le peuple noir, blanc et vert. Ce sera sans Dante, parti au Bayern pour près de 5 millions d’euros. Sans le héros Marco Reus non plus, retourné à Dortmund contre un joli chèque de 17 millions d’euros. Mais ce sera avec le défenseur Álvaro Domínguez, 23 ans, double vainqueur de l’Europa League avec l’Atlético Madrid, et surtout Granit Xhaka, la perle du FC Bâle. Si tout se passe bien, l’attaquant du FC Twente Luuk de Jong devrait également venir. Le Néerlandais serait même prêt à payer 2,5 millions de sa poche pour que le transfert se réalise. Voilà comment, en l’espace de dix-huit mois, le Borussia Mönchengladbach est passé d’un club cliniquement décédé à une destination potentiellement attractive. Pour le plus grand bonheur de millions de fans, nostalgiques des années 70.

Ali Farhat
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