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La renaissance des ténors

Des heures de palabres pour en arriver là : oui, l'Espagne jouera au foot un 2 janvier. Le Barça (et le Real) écrasant la Liga, direction la Segunda où le podium a belle allure.

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1er : La fin des bêtises de Séville
Étrange concomitance : le Betis occupe la tête de la Liga Adelante à l'heure où le club fait table rase de son passé sulfureux. Au panthéon de la haine verdiblanca, Manuel Ruiz de Lopera a rejoint le FC Séville. L'ancien proprio dingo et mégalo ne dirige plus le club. Le stade et l'avenue de La Palmera ne portent plus son nom et le buste qui le représentait fièrement a disparu du salon d'honneur du Benito-Villamarin. La justice andalouse finit de solder son lourd héritage. Tandis que le nouveau président Rafael Gordillo –le troisième de l'année– règle les affaires courantes, l'entraîneur Pepe Mel réussit des miracles avec un effectif réduit à la cure minceur (départs de Pavone, Ilic, Rivas, Capi, Melli, Sergio Garcia, Nelson, Mehmet Aurelio...). « Pas de faire un bilan positif après une demi-saison. Le groupe était plus riche il y a un an mais nous avons quand même raté la montée en Primera. Je constate juste que l'équipe fonctionne bien pour le moment » . Au milieu, Emana (9 buts) étale sa classe malgré un mal-être crié sur tous les toits et l'avant-centre Ruben Castro (12 buts) flirte avec le Pichichi. Un groupe cimenté par les galères, qui a perdu seulement deux matches sur dix-sept.2e : Au Rayo, enfin des hommes
Du club de la banlieue ouvrière de Madrid, on sait qu'il est présidé par une rombière (Maria Teresa Rivero) et que Milène, l'ex de Ronaldo, a vaguement joué dans la section féminine. Descendu jusqu'en Segunda B en 2005, le Rayo renaît avec un effectif qui vaut bien ceux de Gijón ou Santander : pas mal de joueurs ont bataillé en Primera (Amaya, Movilla, Susaeta, Aganzo...). Avec José Sandoval, la troisième saison à ce niveau pourrait avoir une fin heureuse : « Je félicite l'équipe car elle réalise un excellent travail depuis un an. Franchement, sa maturité et son mental sont prometteurs. Nos socios ont retrouvé l'espoir » . Les deux piliers de l'équipe : le gardien Cobeño, actuellement en tête du Zamora (16 buts encaissés) et le bon attaquant Armenteros (10 buts), encore un talent déniché (et prêté) par le FC Séville. Il faudra encore que les tauliers tiennent les murs dans la deuxième partie de saison car la DNCG espagnole vient de prononcer une interdiction de recrutement pour le mercato. Quart-de-finaliste de l'Uefa en 2001, les Franjirrojos remontent doucement la pente. Encore un effort et l'on oubliera presque que l'affreux Jean-François Hernandez y fut titulaire à une époque pas si lointaine.3e : Le Celta s'en remet aux miracles
Le couperet est tombé tout près. Relégué il y a quatre ans, le Celta a réchappé de peu à une nouvelle descente, en Segunda B, les deux saisons suivantes. Membre de la Dream Team du Barça et ami intime de Guardiola, l'entraîneur Eusebio Sacristan a valsé et laissé la place à Paco Herrera, jusque-là... patron du recrutement “spanglish” de Liverpool. Un drôle de casting qui fonctionne assez bien. Trois ans pour se remettre d'équerre menacés par les trois prochaines semaines : une défaite ce soir contre le Rayo Vallecano et la menace Carthagène risque de se préciser ; ensuite, le défenseur basque Murillo vient de passer sur le billard ; pour finir, Bolton aurait un œil sur le meneur de jeu Roberto Trashorras, encore un joli pied formé à La Masia. Qu'importe pour le milieu de terrain Alex Lopez : « Nous avons l'obligation d'être ambitieux et viser la montée directe. Notre situation actuelle est très bonne et l'effectif a la qualité pour atteindre des objectifs élevés » .Mickaël Osganian

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