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La renaissance de la Vieille Dame

La Juventus l'a fait ! En éliminant le tenant du titre madrilène, la Vieille Dame s'est qualifiée pour sa première finale de Ligue des champions depuis douze ans. De quoi confirmer son retour au premier plan européen et espérer un dernier exploit contre le Barça.

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La Juventus est morte, vive la Juventus ! Oui, il s'agit bien de l'avènement d'une nouvelle reine. Après douze longues années d'attente, la Vieille Dame est de retour en finale de Ligue des champions. Un exploit tout aussi inattendu que majestueux. Évidemment, aujourd'hui, les experts du royaume s'empressent de souligner les forces bianconere, dans un exercice de style assez versatile. Pour autant, ce serait mentir que d'affirmer que le retour au tout premier plan des Turinois avait été anticipé. Certes, la progression du désormais quadruple champion en titre d'Italie ne passait pas inaperçue, mais les grands monarques européens se pensaient avec une bonne longueur d'avance. Mais ça, c'était avant. Avant une démonstration collective pour faire tomber le roi Madrid de son trône. Certains évoqueront les absences du Real, et son niveau globalement décevant, mais ce seront sans doute les mêmes qui avaient prédit une mise au bûcher de la Vieille Dame. Les Bianconeri ont bien déjoué l'immense majorité des pronostics pour redonner au zèbre son élan victorieux. Reste maintenant à savoir si l'animal peut surmonter l'obstacle barcelonais.

De Berlin à la Serie B, de la Serie B à Berlin


Un dessin n'aurait pas suffi pour saisir l'ensemble des fondations du succès de la Juventus. Non, il fallait pour cela peindre un tableau et il n'y avait qu'un seul homme pour le faire : Il Pinturicchio (le peintre, ndlr), Alessandro Del Piero. À travers un tweet pour complimenter ses anciens coéquipiers, le Léonard de Vinci, version football, a effectivement tout résumé ou presque. « De Berlin à la Serie B, de la Serie B à Berlin. Félicitations les gars ! » Un message qui fait évidemment référence au sacre italien à la Coupe du monde 2006 en Allemagne, ainsi qu'à la relégation de la Juventus dans le cadre du Calciopoli. Clin d'œil du destin, la finale de la Ligue des champions sera, cette année, disputée à… Berlin. Une particularité qui permet également de souligner à nouveau l'immense carrière de Gianluigi Buffon, resté fidèle à la Vieille Dame, malgré tout, comme Del Piero, Nedvěd ou Trezeguet notamment. Autant de joueurs qui sont entrés dans la légende bianconera et qui incarnent les valeurs qui ont permis à la Juve de se relever. Confirmation que la plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais plutôt de se relever à chaque chute.

Contre mauvaise fortune, bon cœur


C'est d'ailleurs bien là que réside la beauté de l'épopée de la Vieille Dame. À peine neuf ans après sa relégation en Serie B, et le désastre économique qui va avec, la Juve est parvenue à rebondir. Principalement grâce à une gestion orchestrée de main de maître par Andrea Agnelli, aux commandes depuis 2010, qui a permis au club turinois de combler son retard année après année. L'émotion sincère du président bianconero, ce mercredi soir à Madrid, en disait long également sur les efforts consentis sur le long terme qui ont fini par payer. D'autant plus que la Vieille Dame ne peut pas rivaliser économiquement avec les géants du continent, même si son parcours européen va lui rapporter au total près de 100 millions d'euros. La somme déboursée pour les onze joueurs alignés par Carlo Ancelotti (environ 500 M) étant, par exemple, près de quatre fois supérieure à celle déboursée pour ceux de Massimiliano Allegri (environ 130 M, dont 50 pour Buffon, acheté en 2001). Le poignard planté par Álvaro Morata, à ses anciens coéquipiers madrilènes, en aurait presque une portée symbolique. Celle du cœur et des idées qui triomphe sur l'argent.

« Andiamo a Berlino, Beppe ! »


Les tifosi transalpins n'ont sans doute pas oublié l'effusion de joie de Fabio Caressa avec son partenaire commentateur Beppe Bergomi, après la victoire de l'Italie contre l'Allemagne en demi-finale du Mondial 2006. Les plus superstitieux peuvent se rassurer, la Juventus compte également un certain Beppe : son directif sportif, Giuseppe Marotta. D'ailleurs un des hommes clés dans l'organigramme bianconero. Autre élément mystique favorable, la Vieille Dame a perdu ses trois dernières finales de Ligue des champions (en 2003 contre le Milan, en 1998 contre le Real, en 1997 contre Dortmund), brisant ainsi le proverbe bien connu. Des motifs d'espoir, certes maigres, mais bienvenus avant de défier l'ogre barcelonais, le 6 juin prochain. Après tout, la Vieille Dame n'est plus à un exploit près et ce n'est pas Masimiliano Allegri qui dira le contraire : « Barcelone est une équipe quasiment impossible à jouer. Tout le monde le sait. Mais sur un match, tout est possible. » Surtout pour cette Juventus-là.


Par Eric Marinelli
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