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La remuntada de Valence

Pour les supporters de Valence, rencontrer le Barça conduit irrémédiablement à se rappeler ce 19 janvier 1998. Mené 3-0 au Camp Nou, le Valence des deux Claudio, Ranieri et López, va réaliser une incroyable remuntada (3-4).

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C'était le début de l'ère Van Gaal. La Catalogne et la Hollande nouent une nouvelle alliance. Prometteuse. Sur le papier, en tout cas. Rivaldo et Sonny Anderson viennent de rejoindre Luís Figo et Luis Enrique. Christophe Dugarry est aussi de la partie, mais il passe cette première année barcelonaise sous l'ère du pélican oranje en assidu du banc de touche. En Catalogne, Van Gaal ne fera jamais l'unanimité. Il boucle pourtant sa première saison avec un trophée dans chaque bras : une Liga et une Coupe du Roi. Mais ses réactions épidermiques face à la critique, et une élimination dès la phase de poules de Ligue des champions, lui ont mis à dos une bonne part du barcelonisme.
Le début de l'année 98 est particulièrement éprouvant pour les Catalans. Quand le Valence de Claudio Ranieri se présente au Camp Nou le 19 janvier, les Blaugrana n'ont pas encore remporté une seule rencontre. L'ardoise semble cependant effacée dès la 54e minute. Le Barça mène 3-0 après un but contre son camp de Cáceres et se voit alors déjà reprendre la tête de la Liga au Real Madrid. Un scénario en apparence idéal, mais les Barcelonais étaient avertis qu'il ne fallait pas crier victoire trop tôt. Lors de leurs deux derniers rendez-vous de Liga, les hommes de Van Gaal ont mené au score, avant de se faire reprendre. Sur la pelouse du modeste Salamanque, le Barça, qui avait fait le break (1-3), s'incline 4-3. La journée suivante, les Blaugrana concèdent le nul face à la Real Sociedad après avoir mené 2-0.

Le résumé :
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Avec Ranieri sur le banc, une ère historique s'amorce pour les Ché, mais ce 19 janvier 98, ils l'ignorent encore. Valence va passer sa saison à végéter dans le ventre mou de la Liga. Une bonne partie de l'ossature du futur double finaliste de la Ligue des champions est cependant déjà en place : Carboni, Angloma, Djukić, Mendieta, Claudio López… Le déroutant Ariel Ortega est également présent. En conflit avec Ranieri qui l'a plus ou moins qualifié de « paresseux » , le génie argentin débute la rencontre sur le banc, mais est invité dès le retour des vestiaires à venir faire frémir sa chevelure so eighties sur la pelouse du Camp Nou.

Après les frustrants épisodes de Salamanque et de San Sebastián, le Barça aurait dû apprendre la leçon. Il mord pourtant à nouveau la poussière, et de manière encore plus spectaculaire. À la 69e minute, l'Argentin Guillero Morigi, qui vient d'entrer en jeu, réduit le score, bien aidé par un service cinq étoiles de Claudio López. Le goleador argentin va ensuite faire ce qu'il fait le mieux : marquer des buts. Une tête plongeante, tout d'abord, pour ramener les siens à une longueur des Blaugrana (75e), puis une merveille de frappe croisée tapée depuis l'extérieur de la surface (87e). Le Camp Nou commence alors à agiter les mouchoirs blancs ...

Tout a pourtant paru si facile jusqu'à l'heure de jeu. Malgré la sortie prématurée de Pep Guardiola (16e), remplacé par Ivan de la Peña, le Barça s'est promené. Luis Enrique a ouvert le score à la demi-heure de jeu, et Rivaldo, bien servi par Figo, a doublé la mise à la 49e. Quand les Blaugrana triplent la mise, l'espoir a quitté le camp valencien. « Le football est fou, considère Ranieri au terme de la rencontre, mais honnêtement, je ne croyais pas à la victoire, même si je dis toujours à mes joueurs qu'il faut tout donner dans les dix dernières minutes. » À la 89e minute, Valence inscrit pourtant, à nouveau, un but à ce pauvre Ruud Hesp. Lancé dans la profondeur, Ariel Ortega s'envole et, d'une puissante caresse du plat du pied droit, envoie le ballon au fond des filets. Comme le génie n'est jamais loin de la bêtise avec El Burrito, il se fera expulser pour avoir enlevé son maillot lors de sa célébration. Sur ce coup-là, il y avait toutefois de quoi s'oublier. Valence venait d'inscrire, sur la pelouse du Camp Nou, quatre buts en 20 minutes. Pas de la remuntada de junior ...

Par Marcelo Assaf et Thomas Goubin
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"Tout a pourtant paru si facile jusqu'à l'heure de jeu."
C'était pourtant surprenant de voir le Barça mener au score par un tel écart alors que c'était Valencia qui dominait ce match. Cette remuntada était juste logique vu la physionomie du match le début d'une belle aventure pour notre club avec les titres qui allaient suivre.
Piojo Lopez était un génie du foot quel regret de ne plus avoir de joueur comme lui.
tristiano Niveau : CFA2
sauf que Claudio Lopez, Kili, Mendieta, Angulo...c'est pas Feghouli, Tino Costa et Aly Cissokho!
Merci pour cet article, toujours un plaisir de découvrir ces anecdotes!
Jacques Ichane Niveau : District
1998... A l'epoque les maillots du Barça etaient classes...maintenant on dirait une equipe de corpo de la DDE!
je crains le pire pour paname dans deux semaines
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