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La remise en question vitale du Real

Trop sûrs de leur force, trop obnubilés par le Barça, les Merengues en ont oublié de jouer lors de la seconde mi-temps face à la Juve, à l'image de leur fin de saison ratée. L'été s'annonce turbulent pour une direction sportive dont la marge d'erreur se réduit comme peau de chagrin.

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Trois jours dans la tourmente. Entre le 26 et le 29 août, Carlo Ancelotti se mange les rares ongles qui lui restent et sort craies et chiffons pour se confronter au casse-tête de son tableau noir. Les maux de tête, déjà présents suite à une défaite en Supercoupe d'Espagne face au voisin de l'Atlético, découlent des choix, qu'il juge peu judicieux, de sa direction. Dans sa volonté de construire une nouvelle dream team de Galacticos, Florentino Pérez n'en fait qu'à sa tête. En soi, un redite du mercato précédent, que Bale, Isco ou encore Illarramendi avaient animé. Le portrait-robot du Merengue 2.0 répond à un triptyque illustré à la perfection par James Rodríguez : jeunesse, talent et caractère policé. Des caractéristiques auxquelles ne répondent pas Xabi Alonso, vieillissant mais ô combien important, ni Ángel Di María, dont le faciès de gobelin et les exigences financières ne collent pas avec les volontés présidentielles. De ces deux pertes fatales, le Real ne s'est jamais relevé, en témoigne l'impossibilité, malgré un petit Pirlo en face, de prendre le dessus sur l'entrejeu turinois. Et si le coupable de cet échec ne se trouvait pas sous la guérite du Bernabéu, mais dans sa loge d'honneur ?

Un milieu en perdition


Les tâtonnements tactiques d'Ancelotti jalonnent dès le début de saison l'actualité madridista. À un succès pas des plus compliqués face au FC Séville en Supercoupe d'Europe répondent trois échecs difficiles à avaler. Le double duel entre champion de Liga et vainqueur de la Copa tourne en faveur de l'Atlético Madrid, qui récidive pour le premier derbi madrileño de championnat une vingtaine de jours plus tard. Entre-temps, l'autre Real, de San Sebastián, inflige un revers en forme de purge aux hommes d'Ancelotti. Les critiques pleuvent, les interrogations grandissent et les solutions manquent. Qu'importe, puisque la force de frappe offensive de ces Merengues semble suffisante pour contrecarrer les plans de bataille adverses et gommer les errements dans le jeu. Comme à chaque début de saison, lobbying pour le Ballon d'or oblige, Cristiano Ronaldo dégaine plus vite que son ombre et entraîne dans son sillage tout un collectif enfin dans le tempo. Alors que la trêve se dessine, le Real Madrid enchaîne 22 victoires consécutives - record du club - et relègue le rival blaugrana au rang de dauphin suite à un Clásico rondement mené.

Le Mondial des clubs, remporté sans frayeur, renvoie le board de Florentino à ses rêves les plus fous. Son Real Madrid trône enfin sur la planète football et relègue ses concurrents colchoneros et azulgranas au rang de figurants. L'ordre mondial comme domestique est rétabli, à tel point que les recrutements de Lucas Silva, anonyme milieu de terrain brésilien, et d'Ødegaard, précoce Norvégien au choix de carrière douteux, reçoivent les éloges de la nébuleuse du Chamartin. Le principal, lui, se volatilise. Car en coulisses, Carletto le sait : son onze reste bancal et sujet à la forme d'une seule douzaine de joueurs. Au premier accroc de Mestalla succède une série de derbys contre le voisin du Calderón. Trop intense, « trop violent » pour certains, l'Atlético élimine l'omnipotent voisin blanc de la Coupe du Roi avant de lui infliger une correction en Liga. Incapables de remporter la bataille du milieu, les hommes d'Ancelotti payent un effectif hétérogène. Dépassé, Toni Kroos n'en reste pas moins irremplaçable. Asier Illarramendi, recruté à prix d'or - pour que la société de BTP de Florentino empoche le jackpot des travaux de rénovation d'Anoeta ? -, ne peut le relever.

Zidane, le Guardiola rêvé par Pérez


Les absences prolongées de Luka Modrić et de James Rodríguez apparaissent alors comme un défi insurmontable. La qualification face aux modestes Teutons de Schalke 04 prend des airs homériques et la suivante pour un énième derbi madrileño tourne à la guerre de tranchées. De fait, le coude-à-coude jusqu'à ce nul face à Valence en Liga relève de l'exploit tant la machine collective merengue est grippée. Le coup de poker Ramos au centre du pré pointe les limites d'un groupe à plus de 600 millions d'euros, mais sans réelle cohésion sans ses maîtres à jouer croate et français. Seul le Colombien, génial meneur contraint à un rôle de relayeur, fait figure de réussite pour une direction qui échange l'échec de la politique de Florentino Pérez contre de soi-disant fautes tactiques d'un Ancelotti pas exempt de tout reproche, mais qui avait annoncé depuis l'été les problèmes actuels. Le compte à rebours des adieux de l'Italien s'est enclenché et le favori à sa succession est son ancien adjoint. Le président madrilène rêve en effet d'un destin à la Pep Guardiola pour Zinédine Zidane, sans montée avec son Castilla, mais pas sans crédit.

Roi politique et économique du Bernabéu, Florentino Pérez s'apprête à vivre un été mouvementé. Les questions s'amoncellent devant son bureau et quelques contestations pointent le bout de leur nez. Son premier grand chantier répond au nom de Cristiano Ronaldo. Le Portugais, dont l'attitude agace de plus en plus, présente tous les symptômes du problème qui ne dit pas son nom. Pour sûr, il lui reste encore quelques saisons à plus de 50 pions dans les pieds, mais son apport au jeu apparaît plus incertain que jamais. Toujours bankable, son départ n'est plus un gros mot et pourrait s'avérer décisif dans la construction d'un nouveau projet. Un projet duquel Gareth Bale, chouchou présidentiel et de fait intransférable malgré les offres folles des mastodontes anglais, devrait devenir la pièce angulaire. Reste la reconstruction du milieu de terrain. Plus que le front offensif ou l'assise défensive, le cœur du jeu appelle à des changements. Un aboyeur, un chieur, un ratisseur se fait désirer, sans quoi le cauchemar de la Juventus pourrait se répéter. Autant de questions que le limogeage prochain quasi certain du Mister Ancelotti ne pourra cacher.


Par Robin Delorme, à Madrid
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Frenchies Niveau : CFA
Note : -5
Comme je disais,

Carlo Bale à la trappe
Varane et Isco de retour sur le banc
4-4-2 en achetant un vrai 6 de haut niveau ...
Allez on sort le chéquier pour résoudre tous les problèmes ... Une fois n'est pas coutume.
Ancelotti de retour à Paris ? ou dans un club anglais
Note : 9
Le principal transfert à faire au Real c'est celui du Président Florentino Perez. Sa conception du football fascinait la 1ere fois mais c'était en l'an 2000 et ça a mal fini. La même blague 2 fois ca ne fait plus rire personne. En plus il sera bientôt démodé avec le fair play financier. Il déséquilibre complètement le marché des transferts.
 //  17:16  //  Aficionado de la Thaïlande
Note : 2
S ils n en veulent plus du babouin blanc, et bien qu il vienne a Paris ! Sont cons ces madrilenes...deuxieme avec une demi finale de C1 apres l avoir gagne et c est la crise. Ou alors c est juste la masturbation mediatique post-defaite.
Hilltop Hoods Niveau : CFA2
Message posté par groin
S ils n en veulent plus du babouin blanc, et bien qu il vienne a Paris ! Sont cons ces madrilenes...deuxieme avec une demi finale de C1 apres l avoir gagne et c est la crise. Ou alors c est juste la masturbation mediatique post-defaite.


Sauf que pour un club comme le Real Madrid, une saison sans titre c'est une mauvaise saison, demi de LDC ou non. Et les fusibles restent toujours les mêmes, quand bien même la prise et les ampoules ne sont pas forcément à leur rendement optimum.
Oui, je fais des métaphores de luminaire et alors?
Lepetitprince Niveau : DHR
Comment peut on honnêtement espérer quelque chose d'un entraineur qui se retrouve, en un mercato, avec deux équipes aux profils complètement différents ?
Perez achète un contre attaquant 100M, l'année suivante deux milieux techniques, jouant la possession, à nouveau pour 100M.

On dirait que ce président adore saper son propre travail, et ce n'est pas un hasard si sur ses 12 saisons au club, plus de la moitié sont des saisons blanches...
gündojeanne Niveau : Loisir
la remise en question Vidal du Real
La politique dépensière de F. Perez est certes impressionnante mais foire sur la durée et au lieu de reconnaître ses erreurs, il les met sur le dos de brillants joueurs, entraîneurs ou autres membres du staff technique qui prennent la porte malgré leur apport conséquent mais visiblement, il semble avoir le soutient des socios, reste à voir jusqu'à quand !
JuanSchiaffino Niveau : National
Note : 4
si le Milan est vendu au groupe chinois piloté par le gouvernement lui meme, qui sait si Ancelotti ne pourrait pas faire un retour à San Siro, ce serait magnifique :larmeàloeil:
Leur problème c'est leur politique sportive du "Au gauche on est pas terrible, c'est qui le mec à la Hype en ce moment ? Ok, Sors le chèque, Code credit illimité".
La cohérence sportive passe après les envies de vente de maillots. Sinon jamais t'achètes Bale au prix où ils l'ont payé
Note : 14
Message posté par Lepetitprince
Comment peut on honnêtement espérer quelque chose d'un entraineur qui se retrouve, en un mercato, avec deux équipes aux profils complètement différents ?
Perez achète un contre attaquant 100M, l'année suivante deux milieux techniques, jouant la possession, à nouveau pour 100M.

On dirait que ce président adore saper son propre travail, et ce n'est pas un hasard si sur ses 12 saisons au club, plus de la moitié sont des saisons blanches...


Gareth Bale a ouvert des marchés sur le sol américain pour le Real Madrid, il y a eu le tournoi amical International Champions Cup la saison dernière avec le match contre MU a plus de 100 000 spectateurs à Ann Arbor.
La venue de James Rodriguez a ouvert la voie pour contrats pour l'entreprise ACS de F.Perez en Colombie. Idem pour Keylor Navas, ACS a aujourd'hui des contrats au Costa Rica. C'est le seul truc qui fait bander F.Perez. Il ne faut pas chercher le sportif là-dedans.
Il faut un putain de milieu de terrain dans cette équipe !! Le real doit vendre cr7 ou bale ou même les 2 et prendre les 2 marco ( verrati et reus ) avec un milieu verrati kroos modric tu peux pas te faire éclater c'est impossible devant reus a gauche benz et james a droite ça va jouer au ballon de fou !! Tu garde le petit isco et jese tu reprend casemiro histoire de palier les blessés de temps en temps et avec sa on piétine n'importe tout l'monde !! Casillas Marcelo varane ( pepe) ramos carvajal ( danilo) verrati ( casemiro) kroos modric( isco) reus benz( chicha) james( jese)
Mdr n'importe qui ou tout le monde à vous de choisir ...
Ian Curtis
Zidane , le Guardiola de Perez!!!
Hahahahahahaha
Le mec a le charisme d'une huitre, faut pas déconner.
Ca me ferait grave chier que Klopp aille au Real, putain!
Ian Curtis
Je le répète, tu ne peux pas jouer à haut niveau avec un avant-centre aussi faible que Benzema!
C'est juste pas possible!
Tu vois ses occaz ratées, ses passes en retrait dégueulasses, tu comprends tout.
Il a essayé de les éliminer contre l'Atletico, il les a finis hier.
Le Real était censé niqué tout le monde avec les Galactiques 1.0 et 2.0. Résultat ils ont exploser tout les clubs de bas tableaux de Liga en se faisant taper par tous ceux qui dépassé la 6ième place.

Au Real le problème c'est toute l'identité de jeu qui est à revoir. Et comme tu dis c'est pas avec des joueurs répondant aux profils de Cristiano, Bale ou Jesé qu'ils vont pouvoir concurrencer le Barça ou le Bayern en terme de ballon. Le Real c'est du football freestyle, ça casse plus souvent que ça ne passe.
Message posté par Ian Curtis
Zidane , le Guardiola de Perez!!!
Hahahahahahaha
Le mec a le charisme d'une huitre, faut pas déconner.
Ca me ferait grave chier que Klopp aille au Real, putain!


Zidane pas de charisme ? Suffit pas de gueuler au bord du terrain pour avoir du charisme.
DrAwkward Niveau : CFA2
Plusieurs observations sur le match d'hier qui, je pense, fait ressortir les défauts de cette équipe :

1) Kroos joue à contre-emploi. Il a passé le match d'hier en pivot devant la défense, a réussi un nombre impressionnant de passes relai en essuie-glace mais n'a jamais transpercé les lignes et n'a pas eu l'impact physique nécessaire au contrôle du milieu de terrain dans une demi-finale de Champions League. Ce joueur apporterai beaucoup plus si on le laissait participer un peu plus au jeu et à la construction.

2) Ronaldo et Bale ont joué de façon trop prévisible et systématique hier : récupérer la balle, de préférence en profondeur, accélérer tenter un centre ou une frappe en rentrant sur leur bon pied. Le gallois est en sus dans une mauvaise période, sur les 3,4 occasions de frappe qu'il a pu avoir, il y a fort à parier qu'il aurait collé un pion il y a encore deux ans.

3) Ca me fait mal de le dire, mais Benzema, malgré la fluidité qu'il apporte n'a pas eu l'efficacité froide qu'on attend d'un avant-centre de haut niveau en 1/2 de CL. Sur sa première action, il envoie la balle dans le ciel et sa frappe au sol ras du poteau droit de Buffon n'avait pas assez de mordant.

4) Carvajal et Marcelo ont apporté sur leur aile mais ont trop souvent choisi d'éliminer leur défenseur au lieu de centrer fort et enroulé dans la zone de danger. La raison de ce choix est clair, Ronaldo ne s'est pas assez replacé dans les 6 mètres pour être à la réception des centres et faire profiter l'équipe de son jeu de tête (Benzema étant faible dans ce registre, les défenseurs italiens se sont régalés sur les centres).

5) Isco s'est épuisé à couper les pattes de Tevez lors des contre-attaques et a une fois de plus systématiquement choisi le un contre un et l'entêtement dans le dribble lors de ses remontées de balle au lieu de fluidifier les transmissions.

6) Le talent de James Rodriguez est certain, mais il est aussi mal employé dans un rôle flottant de faux nº10. On arrive souvent à des embouteillages avec Ronaldo, Benzema, Bale et les latéraux tous regroupés dans la zone de but, le tout au milieu de la défense de la Juve qui est parfaitement resserrée pour couper les trajectoires.

7) Il manque toujours dans cette équipe un vrai milieu défensif avec de l'impact physique, de la vitesse et une capacité à repartir balle au pied. Ça n'est pas vraiment dans la culture madrilène mais Khedira avait prouvé il y a 2/3 ans et en équipe nationale qu'il pourrait être cet homme. Les dirigeants du Real en ont décidé autrement (voir le cas Makelele dans le passé) mais ce choix a un coût.

8) L'absence de Modric fait mal, son intelligence dans le placement, la qualité de sa conduite sur les 10 premiers mètres et sa capacité à apporter de la tranquillité d'esprit dans la transition attaque défense n'a pas trouvé son équivalent hier soir.
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