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La relève Michael

Recruté par Everton pour succéder à Phil Jagielka, Michael Keane possède aussi le profil idéal pour prendre le relais en sélection. Et sa progression laisse rêveur...

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Ses joues sont toujours aussi rougies, son visage de Tintin toujours aussi arrondi, sa tête toujours aussi enfantine. Seuls ses cheveux, qui ont pris quelques centimètres depuis ses débuts en 2012, peuvent laisser physiquement supposer que Michael Keane a grandi. Pour se donner une idée de sa croissance actuelle, il suffirait de prendre, au hasard, deux ou trois matchs par saison et comparer ses prestations en fonction des années. Ou plus simplement se persuader que les recruteurs d’Everton ne font pas n’importe quoi en ce mercato 2017. En ce moment, les Toffees se montrent en effet plutôt actifs et assez dépensiers : avant même le début du mois de juillet, Jordan Pickford (34 millions d’euros), Davy Klassen (27 millions) et donc Keane sont venus renforcer les rangs du septième de Premier League. Pour ce dernier, ils n’ont pas hésité à lâcher 28,5 millions (dont 25% qui iront à Manchester United, son club formateur), bonus non compris. Une sacrée somme. Qui se justifie.


Car le défenseur, élevé à l’école MU (club qu’il a intégré à seize piges en compagnie de Will, son frère jumeau qui évolue maintenant à Hull City), a déjà une certaine expérience derrière lui. Couvé par Alex Ferguson à ses débuts en 2011, Keane n’a jamais réellement eu sa chance chez les Red Devils. Surtout quand David Moyes puis Louis van Gaal ont tenté de remplacer l’entraîneur au chewing-gum. « Les entraîneurs me disaient qu’ils envoyaient parfois d’autres joueurs en prêt pour les aider ensuite à être transférés. Mais ça n’a jamais été le cas pour moi. Ils voyaient ça comme une expérience pour moi, ils estimaient que j’étais assez bon pour jouer en équipe première quand je reviendrais. Puis Sir Alex Ferguson est parti. Tout a changé » , regrettait-il en février dernier dans le Guardian. Reste que la réalité du terrain, il l’a apprise au cours de ses différents voyages : des passages à Leicester, à Derby County, à Blackburn et enfin à Burnley, qui l’achète deux minuscules millions en 2015.

Roi des airs


Chez les Clarets, l’arrière central de 24 ans ne va cesser de progresser, montrant un potentiel qui attire la majorité des ogres d’Angleterre (Liverpool, Chelsea, Manchester City et United lui ont, à un moment ou à un autre, fait la cour). Les statistiques le prouvent. Les chiffres concernant son temps de jeu, d’abord : durant les deux dernières saisons (une en Championship, une en PL), le bonhomme enchaîne pas moins de 79 titularisations – sans jamais sortir en cours de match –, contre 22 en 2014-2015. Ceux concernant son jeu, ensuite : s’il n’améliore pas son taux de passes réussies (73% pour l’exercice écoulé contre 78 les deux saisons précédentes), Keane continue de s’imposer comme un monstre dans les airs (4,3 duels aériens gagnés par match en moyenne contre 3,5 en 2015-2016). Agressif dans le bon sens du terme (quatre cartons jaunes, zéro rouge) et assez décisif pour son poste (deux buts, une passe décisive), ce joli bébé impressionne. Au point de convaincre Everton, désireux de trouver une relève au fidèle, mais vieillissant Phil Jagielka (34 printemps), qui avait déjà tenté sa chance l’été dernier avec une offre de plus de quinze millions.


Au point, aussi, de voir en lui un futur pilier de la sélection anglaise. Chris Smalling et Gary Cahill n’étant pas éternels, pas plus que des valeurs ultra sûres, Gary Southgate, aujourd’hui coach des A et qui a connu le garçon chez les moins de 21 ans, voit d’un bon œil l’association Keane-John Stones pour les années à venir. Raison pour laquelle il a déjà offert deux capes (dont une dès le coup d’envoi) à son espoir en mars 2017. «  Il a été excellent, a d’ailleurs félicité Southgate en conférence de presse après la partie perdue contre l’Allemagne. Il est assez rapide pour jouer à ce niveau et son utilisation du ballon a été très bonne. Comme c’est un jeune qui a été formé à Manchester United, il est capable de jouer en partant de derrière. Il a montré cette capacité. Il peut être très heureux de ces débuts. » Et dire qu’il avait commencé sa carrière internationale avec le maillot irlandais des U17 sur le dos en 2010...

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Par Florian Cadu
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