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La recette islandaise fonctionne encore

L'Islande a refait le coup face à un gros poisson, et semble s'être fait une spécialité de ne pas perdre face aux grandes nations du foot européen. Parfois insipides face à des adversaires modestes, les Vikings parviennent à se mobiliser dans les rendez-vous de gala pour faire ce qu'ils savent faire de mieux : mordre au mollet, ne rien lâcher et repartir avec un résultat.

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« Nous savions à quoi nous attendre. » Ce 13 novembre 2014, dans le froid du Laugardalsvöllur, le stade de l'équipe nationale d'Islande, Robin van Persie fait grise mine. Hemmir Hallgrimsson, le co-sélectionneur des « Stràkarnir okkar » (littéralement « Nos gars » en islandais), avait lui aussi son avis sur le match : « Ce n'était pas un beau match à regarder et nous n'avons fait que défendre. (…) Ça devait être très ennuyeux de jouer contre nous ce soir. » Un réalisme froid, presque cru, typiquement septentrional. Mais comme chez Van Persie, la même absence de surprise. Car malgré les 71% de possession en faveur des Pays-Bas ce soir-là, le tableau d'affichage indique bel et bien 2 à 0 pour l'Islande, nouvel épouvantail du - très - grand Nord, qui empochera son ticket pour l'Euro un peu plus tard en privant les Hollandais d'y participer. Ce mardi soir, face au Portugal, le constat de Cristiano Ronaldo et des siens devait être sensiblement le même. À la différence que si l'effet de surprise fonctionnait encore un minimum il y a un an et demi pour l'Islande, qui sortait réellement de nulle part, aujourd'hui plus personne n'a le droit d'être étonné par le niveau et l'intensité des coéquipiers de Gylfi Sigurðsson. Et pourtant, même en montrant dans leur jeu qu'ils ne prenaient pas leur adversaire du soir trop de haut, les Portugais sont tombés dans le piège.

Faire déjouer, mais pas que


Les héros de la soirée, de Sigurðsson au Nantais Kolbeinn Sigþórsson en passant par le capitaine Aron Gunnarsson, sont pour beaucoup issus de cette génération 89-90 qui est en train de faire vivre ses plus belles années au football islandais, et qui sont restés dans les mémoires pour s'être payés les Allemands à l'Euro U21 il y a cinq ans. Ce mardi soir, les jambes de ces jeunes gens ont été mises à contribution, comme le montre la performance de Sigþórsson. Souvent imbuvable sur le terrain comme en dehors avec les Canaris de la Beaujoire, l'attaquant a livré une prestation pleine face au Portugal en rejoignant le banc à la 80e minute après avoir cavalé 10 bornes. Et la plupart du temps pour courir après le ballon, puisque les Portugais pourront agiter leurs près de 70% de possession de balle en guise de cache-misère à leur incapacité à marquer. La clé du succès des Islandais sur le terrain tient en un nom pour Heimir Hallgrimson, le co-sélectionneur : « C’est Lars Lagerbäck (l'autre sélectionneur, ndlr) qui a fait un travail formidable. Il a organisé l’équipe, il sait faire déjouer l’adversaire. » Faire déjouer, le mot est lâché. Les Islandais se contenteraient donc d'empêcher l'adversaire de tourner en rond, de développer son jeu, et d'arriver à mettre en place ses systèmes. Un constat incomplet au vu de la performance de ce soir, les Islandais ayant réussi à produire du jeu durant le premier quart d'heure, et même à sonner la révolte en début de seconde période avec des phases plus que correctes.

Viking spirit


Car si, techniquement les Islandais était loin des tricoteurs portugais et de leurs arabesques, les insulaires possèdent tout de même quelques pieds de velours, mais pas de quoi donner envie aux coachs de jouer les acrobates. Heimir Hallgrimson, toujours : « On joue en 4-4-2 la plupart du temps. On n'est pas Barcelone ou une équipe de kick and rush, mais on s’adapte à l’adversaire. On a besoin d'avoir plusieurs styles, sinon c’est facile pour de défendre sur nous. On a une tradition de long ball, mais maintenant nos joueurs sont forts techniquement. Avant, les Islandais étaient essentiellement défenseurs, maintenant la plupart sont milieux ou attaquants. » À Geoffroy-Guichard, les Islandais ont montré qu'ils maîtrisaient encore le solide coup d'épaule. Mais leur envie, leur intensité et leur évident côté « morts de faim » ne relèvent pas de l'énergie du désespoir d'une petite nation en train de réaliser l'exploit de sa vie. Après les victoires face aux Pays-Bas, la Turquie et les Tchèques lors des éliminatoires, l'Islande a simplement montré qu'elle avait dompté ce style ce jeu, avec les succès qui ont suivi. Et a donné cette improvisation joyeuse bâtie sur une cohésion de groupe à toute épreuve, ce fighting spirit tout droit descendu du drakkar pour aller chercher chaque point avec les dents, en y ajoutant une pincée d'habileté technique et de joueurs capables de faire la différence sur une percée, un coup de pied arrêté ou un contre bien placé. Un cocktail que les Islandais servent les grands jours, en pouvant être calamiteux le reste du temps (cette atroce défaite face aux Émirats arabes unis en janvier dernier...). Assurément, le Portugal était coché dans les matchs à jouer à 300%. Tant pis pour les Portugais, qui ont y perdu deux points.




Par Alexandre Doskov
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