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La question qui tue

Ce soir, deux cousins s'affrontent : le Real reçoit l'Espanyol Barcelone. La vérité c'est qu'à part jouer à se faire peur, le Real n'a pas grand chose à craindre d'un Espanyol pourtant téméraire. Pour cause de coup de coude contre Malaga, CR9 ne sera pas sur le pré. Après le gros match des Meringues à La Corogne samedi dernier sans leur starlette suspendue, la vraie question que personne n'ose vraiment encore se poser est la suivante : le Real joue-t-il mieux avec ou sans Ronaldo ? Le retour de la question qui tue.

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Le 25 janvier à Bernabeu, un nuage de journalistes du monde entier guette les déclarations du showman de la soirée. CR9 a planté deux buts en 5 minutes mais, surtout, a pété le nez de Mtliga, défenseur de Malaga. CR9 s'excuse à moitié : « C'est une honte de m'avoir expulsé » . Et toute la presse madrilène de suivre le mouvement : Mtliga n'avait qu'à pas s'agripper aussi fort à la starlette portugaise ; Messi n'aurait jamais été expulsé, lui ; CR9 est un saint ; Mtliga avait qu'à être plus grand, il n'aurait pas pris le coude en pleine cloison nasale. Résultat : deux matchs pour CR9 et trois semaines d'arrêt pour Mtliga. Une honte ?

Du coup, l'angoisse d'abandon a transformé tous les madridistes en éponges à stress et même le 14ème qui débarque en ville, ça fait flipper le socio. Ce soir, l'Espanyol Barcelone visite le Bernabeu. « Nous essaierons de maîtriser la possession du ballon. On va au Bernabeu avec l'intention de faire un bon résultat » ose Pochettino. C'est beau la Liga, même le 14ème joue la gagne. Entre cousins, on aime bien se chambrer. Mais soyons sérieux un instant.

Petit match entre cousins

L'Espanyol, c'est l'autre club de Barcelone, la sixième aficion d'Espagne, le premier club à avoir inventé les tournées à l'étranger pour remplir les caisses (en Europe en 1926) et surtout l'autre ennemi intime du Barça. Forcément, ça crée des liens avec les meringues. Le gardien star de l'Espanyol des années 20, Ricardo Zamora, terminera au Real et Di Stefano, en conflit avec Don Santiago Bernabeu, se finira à l'Espanyol en 1964. Plus récemment, ce sont les Pericos qui ont offert la Liga à Capello et sa clique (égalisation-miracle de Tamudo au Camp Nou, le Barça ne sera pas champion en 2007).

Cette saison allait être la bonne. L'Espanyol pétait le feu : nouveau stade reluisant, victoire 3-0 contre Liverpool lors de l'inauguration et quelques milliers d'abonnés en plus. Et puis le 8 août, Dani Jarque, défenseur central et capitaine perico, décède subitement. Tout le football espagnol est effondré. Les “espanyolistes” ne s'en remettront jamais. Certains proposent de rebaptiser le nouveau stade du nom du capitaine tombé au combat. Problème : le naming c'est 4,5 millions d'euros de rentrées. Dilemme. Aux dernières nouvelles, le stade s'appelle toujours Cornellà-El Prat (des noms des deux communes sur lequel il a été dressé) et l'Espanyol est toujours aussi pauvre.

Une anecdote ?

Ce soir, sans De la Peña (blessé chronique) et sans les milieux titulaires (Forlin et Nakamura), le match risque de ne pas durer très longtemps. Certes le Real jouera sans sa starlette mais Lass et Van der Vaart reviennent de blessure, Benz de l'oubli, Guti de l'enfer et Kaka se rappellera peut-être de son gros match à l'aller à Barcelone (0-3, 2 passes décisives). Même les stats sont défavorables : l'Espanyol, c'est une seule victoire à l'extérieur cette saison et l'avant-dernière attaque du championnat. Pas de quoi bouffer des meringues.

Même si CR9 ne sera pas sur la pelouse ce soir, l'Espanyol devrait faire les frais d'une course poursuite inhumaine entre le Barça (52 points, 50 buts) et le Real (47 points, 47 buts). Le Real sera bien obligé de construire, provoquer, marquer. En trois mots ? Jouer au foot. L'absence de l'otarie portugaise a même plutôt tendance à ranimer le collectif madrilène. Les deux dernières victoires importantes (à Valence en décembre et à La Corogne la semaine dernière) ont été remportées sans Ronaldo. Quand le Real tombe à Bilbao, la star portugaise est bien sur la pelouse (défaite 1-0). Hier, c'était son anniversaire (25 ans, et ouais...). Alors certains, pour se faire remarquer, ont même osé poser la question qui tue : le Real joue-t-il mieux avec ou sans Ronaldo ? Butragueño, responsable des relations institutionnelles du club, d'un revers de la main : « C'est une anecdote » . Pas si sûr.

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