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La prise de pouvoir de l'Anzhi

Pour la première fois de son histoire, l'Anzhi est, depuis dimanche, en tête du championnat russe. C'est avec ce tout nouveau statut que Samuel Eto'o et ses potes abordent la rencontre d'Europa League contre les Young Boys, ce soir.

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Samuel Eto'o avait prévenu. « Ici à l'Anzhi, je viens pour gagner le championnat et, qui sait, peut-être aussi la Ligue des champions » , avait assuré Fils lors de son arrivée en Russie. Tout le monde s'était bien marré. Pourtant, force est de constater que les pronostics de l'ancien buteur du Barça et de l'Inter sont en train, petit à petit, de se réaliser. Si pour une victoire en la Ligue des champions, il va falloir être encore un peu patient, la première étape du plan de domination de l'Anzhi est en train de se réaliser. De fait, depuis dimanche et sa victoire 2-1 contre Volga, le club entraîné par Guus Hiddink est en tête du championnat russe. Pas forcément toujours flamboyante dans le jeu (quoique en nette progression), l'équipe du Daguestan gagne avec régularité, ce qui était loin d'être le cas la saison dernière. La série en cours est bonne : dix matchs sans la moindre défaite toutes compétitions confondues, dont huit victoires. Hiddink, légèrement critiqué lors de ses premiers mois en Russie, a trouvé son rythme, et surtout trouvé une équipe type sur laquelle s'appuyer. L'arrivée de Lacina Traoré, cet été, a notamment été un sacré détonateur tant son entente avec Eto'o semble fusionnelle. Reste maintenant à ne pas prendre la grosse tête (Eto'o ? La grosse tête ?) et à aborder ce premier match d'Europa League à domicile avec humilité.

136 millions d'euros dépensés

Étrangement, la montée en puissance de l'Anzhi correspond au déclin du Zénith. Quand l'équipe de Spalletti, ultra-dominatrice depuis deux ans, s'est mise à ralentir sa course pour les problèmes qu'on lui connaît, la formation de Makhachkala en a immédiatement profité. Un peu comme un passage de témoin, même s'il est encore trop tôt dans la saison pour assurer que, ça y est, l'Anzhi s'est installé sur le trône de Russie et va y rester pour de longues années. Toutefois, le plan de conquête du président Kerimov est en train de se réaliser à la lettre, d'une façon même un peu flippante. « L'objectif, cette saison, c'est de se qualifier pour la Coupe d'Europe. L'année prochaine, nous remporterons le championnat de Russie » . Voilà, mot pour mot, ce qu'avait déclaré le richissime président au mois de février dernier, pendant la trêve qui précédait les play-offs. La première prophétie s'est déjà réalisée, et pourtant, c'était mal embarqué, puisque l'Anzhi devait débuter les play-offs à la huitième position. Voilà peut-être là la preuve que Kerimov est sûr de son coup, sûr de sa force, sûr de ses moyens.

Il faut dire que les moyens, il les a mis, le bougre. En deux ans, le patron de l'Anzhi a dépensé quelque 136 millions d'euros pour faire venir dans son trou paumé Roberto Carlos, Samba, Zhirkov, Eto'o, Dzsudzsák, Boussoufa, Jucilei ou Lassana Diarra. Une stratégie qui n'est évidemment pas sans rappeler celle de Manchester City ou du PSG cette saison (à plus petite échelle, hein), même si Kerimov a dû être confronté à un problème supplémentaire : convaincre des joueurs renommés de venir se terrer au Daguestan, une région pas franchement réputée pour son style de vie irréprochable. Un compromis a rapidement été trouvé : les joueurs habiteront à Moscou, à 1800 kilomètres de Makhachkala, et ne se rendront au Daguestan que pour les matchs à domicile. Bonne pioche. L'Anzhi nouvelle formule met un peu de temps à se mettre en place, mais commence à sérieusement monter en puissance à la fin des play-offs. Grâce à une victoire de renom face au Lokomotiv Moscou ou un succès 3-0 sur la pelouse du Spartak, les Dikaïa Divisiïa – c'est comme ça qu'ils sont surnommés – arrachent une cinquième position, qualificative pour le tour préliminaire de l'Europa League.

Milieu solide, attaque de feu


Justement, c'est lors de ces tours préliminaires que l'Anzhi va prouver son nouveau rang. Lors du dernier tour de qualification, il flanque une fessée à l'AZ Alkmaar (5-0 aux Pays-Bas…), prouvant ainsi qu'il a désormais envie que tout le monde le prenne au sérieux. Idem pour le premier match de l'Europa League. À Udine, dans un stade plutôt hostile (même si, cette saison, l'Udinese a du mal), les Russes ont bien failli s'imposer, mais ont subi le retour des Frioulans à la dernière minute. Un signal fort, toutefois, dans un groupe où il va falloir cravacher pour se qualifier (groupe de Liverpool). Mais est-il possible qu'une équipe qui figurait encore en Deuxième division il y a trois ans soit désormais le nouvel épouvantail du football russe, un football en constante évolution depuis quelques années ? À regarder l'équipe type, on aurait envie de dire que oui. Le milieu de terrain est désormais ultra-solide, avec un tandem Lass-Jucilei en soutien des deux milieux offensifs, Boussafa et Shatov (petite pépite russe de 22 ans). Sans parler, évidemment, du duo d'attaque.

Lors du dernier match de championnat, les deux attaquants africains de l'Anzhi se sont rendu la pareille. Traoré a servi Eto'o pour l'ouverture du score, Eto'o a servi Traoré pour le but de la victoire. Entre ces deux-là, le courant passe, pour le plus grand plaisir de leur coach néerlandais. « L'an dernier, il manquait un partenaire à Samuel. Lacina est le joueur idéal, il est extraordinaire. Mais attention, l'Anzhi n'est pas seulement Eto'o et Traoré. C'est un collectif qui travaille dur depuis des mois et qui récolte là les fruits de ce travail » , a affirmé le technicien après avoir pris la tête du championnat russe. Contre les Young Boys, ce soir (18h), Hiddink va probablement faire tourner l'effectif, car le calendrier du mois d'octobre est infernal : Dinamo Moscou, Spartak Moscou, Liverpool et Rubin Kazan. Des tests importants, pour savoir si l'Анжи Махачкала est déjà prêt à passer son examen de maturité. Il faut au moins passer par là, pour avoir le droit de se confronter aux prochaines étapes du plan de conquête.

Eric Maggiori
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