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La preuve par pack de 6

Aux États-Unis, des amateurs de soccer en ont marre de se sentir seuls à vivre leur passion, alors ils payent des bières à des néophytes pour les mettre devant un match pendant 90 minutes. Présentation du Free Beer Movement.

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Marcel Proust a écrit À la recherche du temps perdu, Picasso a peint Guernica, Tchaïkovski a composé Le Lac des cygnes. Daniel Wiersema, lui, a fondé le « Free Beer Movement » . De Paris à Moscou en passant par Austin, Texas, le génie n'a pas de frontières. Celui de Dan prend ses racines au sud du Rio Grande, vers Tegucigalpa : « J'ai commencé en 2009, en rentrant du Honduras où j'ai vécu quelque temps. J'ai toujours été fan de foot, mais là-bas, j'ai réalisé la passion que les gens pouvaient mettre dans ce sport. Et je voulais transmettre cette folie aux supporters américains. » Pour cela, il crée le « Mouvement de la bière gratuite » , avec pour ambition de « développer le soccer américain, bière par bière » .

La bière est le canal, le football est le message


Le concept est simple : un amateur de football invite un bleu-bite à regarder un match, au stade, au bar ou chez soi, en l'appâtant d'une bonne bière fraîche et, surtout, gratuite : « Nous aimons la bière. Et des millions d'Américains aiment aussi la bière. La seule chose que nous aimons davantage qu'une bière est une bière gratuite. Personne n'a jamais refusé une bière gratuite, même une mauvaise. » Voilà comment, dans son manifeste, le Free Beer Movement se justifie. Un prosélytisme doux comme une belle ambrée : « Parfois, les supporters sont un peu tendus, genre "le football est le meilleur sport du monde et ceux qui ne sont pas d'accord avec moi sont des abrutis". Ici, c'est plutôt "apprécie le match, apprécie la bière, si tu as des questions, pose-les, et si tu deviens fan, excellent". » Et ce qui n'était au départ qu'une « petite blague » a pris de l'ampleur : 10 000 followers sur Twitter, 5 000 fans sur Facebook, la communauté gonfle, Dan n'est plus seul dans son canapé.


Il faut dire que le mouvement accompagne un développement général du football aux États-Unis aussi bien qu'un paquet de cacahuètes sa Pelforth brune : « Je ne vais pas prendre le crédit pour tout le développement du soccer aux États-Unis, ce serait arrogant. Mais le soccer a fait un long chemin. Depuis 1990, les États-Unis se sont qualifiés pour toutes les Coupes du monde, en 1994 on l'a organisée, depuis 1996 il y a la MLS... On fête les 20 ans du football professionnel aux États-Unis. Il y a plus de joueurs, plus d'équipes, l'équipe nationale est meilleure que jamais... J'aime à penser que le mouvement et les gens qui partagent son idée ont joué un petit rôle là-dedans. C'est très simple, non violent, et c'est délicieux ! » Et le mouvement, s'il reste amateur, prend de l'épaisseur. Le site internet, alimenté par quelques bénévoles disséminés dans le pays, se veut une véritable source d'informations pour ceux qui souhaiteraient tout savoir sur un sport plus si mineur chez l'Oncle Sam. On y retrouve des histoires de rencontres autour d'une fine mousse, des interviews « par pack de 6 » , ou une participation au projet American Soccer Pub Atlas.

Penser global, boire local


« Le site est pensé comme une ressource, une célébration de la bière et du foot, et de la manière de les associer. C'est aussi pour montrer aux gens de l'étranger, qui n'ont généralement pas une haute estime du foot aux État-Unis, qu'il y a une culture, que le jeu est beau ici aussi, comme partout dans le monde. » Une culture qui fait souvent rimer houblon et ballon. De la même manière qu'un Belge descend ses canettes de Jupi' devant un match du Standard, qu'un Brésilien vide des petits verres de Brahma en regardant son Flamengo, l'Américain aime s'envoyer une Bud Light à la mi-temps. Et ça désole légèrement Dan : « Nous avons 2 objectifs importants. D'un côté, on veut de nouveaux supporters. Mais aussi, il y a beaucoup d'Américains qui boivent de la très mauvaise bière. Donc l'espoir est que, de même que les gens supportent leur équipe locale, ils supportent les business locaux. Moi, quand je vais à un match dans une ville, j'essaie de découvrir 5 bonnes bières de cette ville. » Car il y a une vraie tradition de la brasserie aux États-Unis, et Dan est en passe d'en devenir un expert.


Régulièrement, il s'organise un petit #FBMWorldTour. Une tournée des stades arrosée à la bière, un truc de rock star : « Chaque année, je choisis des matchs que je veux voir. L'année dernière, c'était Angleterre, Irlande, Brésil. Cette année, c'était le Canada pour le Mondial féminin, et maintenant à travers le pays pour la Gold Cup. Là, je suis allé à Atlanta voir les États-Unis contre la Jamaïque. Bon, pour un résultat très décevant, mais ce qui est bien avec ce sport, c'est qu'il y a toujours plus de foot à venir. Ça ne s'arrête jamais, ça dure pour la vie, comme une histoire d'amour. Les gens me suivent via les réseaux sociaux, et on se rencontre ! Au match, dans un bar... Il y a quelques semaines, j'étais à Washington DC, et tout d'un coup quelqu'un m'accoste : "Vous n'êtes pas la personne du Free Beer Movement ?" "Ouais, c'est moi !" Il m'a vu boire une bière, il s'est dit que c'était le Mouvement ! Alors on a trinqué. » Une noble occupation, qui doit avoir un coût certain. Combien de petits coups a-t-il payés ? « Oh boy ! J'offre au moins une bière à chaque match que je vois, que ce soit au stade, au bar ou chez moi. Parfois, je me dis que je suis trop généreux. Des centaines de free beers. Mais ce qui est bien, c'est qu'en général, on t'en offre une en retour. » Une idée du mouvement perpétuel cher à JCVD. Patron, la p'tite sœur !



Par Eric Carpentier
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