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  2. // Saison 2012/2013

La Premier League les retrouve

On les avait oubliés, ou presque, mais ils sont de retour dans l'élite anglaise pour ce nouvel opus 2012-2013. Joueurs, coaches, clubs : voici les come-back à suivre cette saison en Premier League.

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1 - Le pied gauche de Ian Harte (Reading)

Il y avait une époque où Leeds et Lens jouaient la coupe d'Europe, où Tony Vairelles ne s'adonnait pas au slam et où Ian Harte jouait à l'opticien, à nettoyer les lunettes et petits filets adverses sur coup franc, comme à Highbury en 2003 (Leeds se sauve in extremis de la relégation). Puis Leeds tombe en crise, Harte joue la carte espagnole à Levante, sans succès, avant un retour pas plus réussi à Sunderland ou à Blackpool. Le latéral gauche se refait la cerise en D3 anglaise, à Carlisle United où, malgré son poste, il termine meilleur buteur du club en 2010 (18 buts) et dans l'équipe-type de la Ligue. Il signe à Reading ensuite, en D2, et intégrera deux années consécutivement le onze-type de la division, sans pour autant retrouver la sélection. Confidences en mai 2011 : « Je parlais à un international récemment et il me disait qu'il avait parlé de moi au coach (Trapattoni) et à son adjoint (Tardelli). Eux répondaient qu'ils ne savaient même pas que j'étais irlandais. (…) Qu'est-ce qu'ils foutent, améliorer leur vin en Italie ? C'est complètement fou. Si la majorité des joueurs évolue en Angleterre, ce qui est le cas, le Trap doit venir nous voir jouer, comme n'importe quel autre sélectionneur digne de ce nom, comme Capello » . A 35 ans le 31 août prochain, Ian Harte s'offre un énième nouveau départ. Le dernier a priori.

Vidéo : les coups de pattes de Ian



2 - Le teint hâlé de Chris Hughton (Norwich City)

Il avait réussi l'exploit de rasséréner le vestiaire des Magpies alors fraîchement descendu en Championship, où Joey Barton et Kevin Nolan s'étaient transformés en leaders respectés et respectables. Malgré un jeu considéré comme restrictif, il remet Newcastle à sa place, à savoir en Premier League, dès 2010. Hughton ne passera malheureusement pas l'hiver, son président Mike Ashley considérant que son coach n'avait pas les reins et le bagage assez solides pour mener les Geordies plus haut qu'un rôle dans le ventre mou de l'élite. Son licenciement avait choqué dans le nord de l'Angleterre (Sol Campbell notamment) mais avait été rapidement oublié aussi, à cause d'Alan Pardew, son successeur, tout proche d'une place dans le Big Four la saison dernière. Hughton revient aujourd'hui en Premier League à la tête d'une des équipes les plus joueuses de l'exercice précédent, Norwich City, qui vient de lui octroyer la succession de Paul Lambert, parti à Villa.

3 - Les gants de Robert Green (Queens Park Rangers)

On l'avait quitté détruit par son Mondial 2010, détruit par une piteuse relégation en Championship avec West Ham, un historique des clubs anglais. Dans l'imaginaire, Robert Green reprenait le flambeau des portiers britanniques calamiteux, à l'image d'un David James, mais en moins fantasque. Il restait pourtant avant la Coupe du monde sud-africaine comme un des gardiens les plus décents du royaume. Robert Green a fait le dos rond depuis, pion essentiel de la remontée des Hammers en Premier League même si son club le lui a mal rendu en ne prolongeant pas son contrat. Un autre club londonien, Queens Park Rangers, s'est alors jeté sur l'occasion pour embaucher, sans indemnité, l'international anglais. Pour le meilleur ou pour le pire. Robert est vivant ! Robert est vivant !

Video : les qualités de Robert Green



4 - Les Saints de Southampton

Le timing est idéal. Alors que son rival Portsmouth tombe en ruines, dans les bas-fonds sportifs et économiques du football briton, Southampton retrouve l'élite après sept ans de chasse, dont l'essai Sir Clive Woodward en conseiller technique voire « Director of Football » (entraîneur champion du monde avec l'Angleterre en… rugby). Les Saints n'étaient pourtant eux aussi pas passés très loin de la liquidation en 2009, frappés par 10 points de pénalité en fin d'exercice et une relégation en D3 anglaise. Alan Pardew a essayé de rehausser le standing des Saints. Sans succès probant. Nigel Adkins a pris la suite, avec beaucoup plus de réussite, enchaînant deux montées successives et en faisant des Saints la meilleure attaque de la dernière Championship. Sans Kevin Keegan et sans Matt Le Tissier.

Vidéo : pour le plaisir, un petit medley de Le Tissier



5 - Newcastle en coupe d'Europe

Demandez aux supporters des Magpies leur meilleur souvenir, ils vous répondront sans doute une danse mise à Manchester United en 1996 (5-0 avec un lob léché de Philippe Albert sur maître Peter Schmeichel) et une victoire en C1 contre Barcelone (3-2) en septembre 1997. Faustino Asprilla avait soulevé St James Park en calant un triplé dans la cage de Rudy Hesp. Quelques années plus tard, Bobby Robson amenait Newcastle de nouveau en C1. Cela fait désormais près d'une décennie que la Toon Army n'a pas eu de match européen à se mettre sous la dent. St James Park va pouvoir de nouveau vibrer. Et avec une équipe plus que correcte ainsi que le meilleur entraîneur de la saison dernière, Alan Pardew, élu par ses pairs.

Vidéo : NUFC / MUFC 5-0



Vidéo : NUFC / BARCELONE 3-2



6 - La Premier League sans Damien Comolli

Le Français Damien Comolli avait sévi dans le service recrutement d'Arsenal à la fin des années 90. Après une pige d'une année à Saint-Étienne, en tant que directeur sportif, il retourne à Londres mais prend place dans les bureaux de Tottenham. Un homme de cœur sans doute. Malgré les signatures de Gareth Bale, Kevin-Prince Boateng ou dernièrement Luka Modrić, Comolli reste surtout l'homme qui a craché le plus d'argent en transferts chez les Spurs, pour peu de résultats. Il faut croire que son nouveau retour à Saint-Étienne (2008-2010) lui a permis de taper dans l'œil du board de Liverpool qui lui colle un titre de « Director of Football Strategy » puis de directeur sportif. Les Reds vont à leur tour connaître la nature dispendieuse de ce cher Damien, qui convainc de claquer plus d'une centaine de millions de livres sur Carroll, Suárez, Downing et Anderson. Il ponctuera son temps scouser d'une dernière pirouette : faire croire à tout le monde que des raisons familiales l'ont poussé à laisser son poste.

Mais aussi ... Un œil à garder sur Jack Wilshere, dont le retour sur les pelouses est prévu par Arsène Wenger, avec prudence, au mois d'octobre. L'autre œil pourra quant à lui s'orienter vers Joey Barton, qu'on avait laissé colère contre les Citizens en mai dernier. Suspendu pour 12 rencontres, délesté de quelque 550 000 livres d'amendes (FA + QPR), Joey devrait revenir croiser le fer courant novembre.



Par Ronan Boscher
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Note : 1
P..... cette équipe de Leeds 2001...Quel Kiffe!!
Avec Dacourt, l'un des joueurs français les plus sous-côtés de l'histoire...
nikowenji Niveau : DHR
Merde# Ian Harte! Je prends un coup de vieux
*somagic* Niveau : CFA
Faustino Asprilla...
Merci So Foot de m'avoir rappelé ce qu'etait un attaquant racé !!!
Drew Jarez Niveau : DHR
Downing et Henderson et non Anderson.
Kevin Quigagne 2 Niveau : DHR
« Joey devrait revenir croiser le fer courant novembre. » écrit RB.

Euh… fort improbable, tu oublies un point capital qui rend quasi impossible son retour sur les terrains de PL avant 2013, j’explique pourquoi ici :

http://cahiersdufootball.net/blogs/teen … r-reading/

Content de revoir Ian Harte en PL mais il risque de souffrir, c'est pas le plus vif des défenseurs. Mais quel tireur de coups francs ! Il a encore failli en mettre un samedi contre Stoke. Et sans la bourdasse du normalement fiable Federici, Reading l'emportait.

Pis Green, c'est plutôt pour le pire pour l'instant... Premier ballon de l'année samedi dernier, 8è minute, tir de Michu et première erreur de l'ex Hammer, but. Il n'est certainement pas aussi mauvais qu'on le dit mais il est très irrégulier.
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