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La Premier League et les cordons de la bourse

Bien que le marché des transferts soit loin d'être terminé et qu'il nous réserve encore beaucoup de surprises, un constat peut d'ores et déjà être dressé : forte de ses nouveaux droits TV, la Premier League est en train de distordre encore un peu plus le marché des transferts. Pour certains, c'en est trop, pour d'autres, the Sky's the limit.

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Tout fan de football en discussion avec un amateur d'un autre sport a déjà eu le droit à la désormais très célèbre rengaine : « De toute façon, il y a trop d'argent dans le football, je ne peux pas aimer un tel sport. » Bien qu'elle soit parfaitement démagogigue et hautement hypocrite, force est de constater que cette phrase, comme toutes celles qui lui ressemblent, est alimentée par les chiffres toujours croissants de l'économie du ballon rond. Et, au sommet de ce microcosme économique trônent incontestablement la Premier League et ses vingt entreprises que sont ses clubs de football professionnels. Une domination sans partage et écrasante pour le reste de l'Europe, qui doit se contenter de regarder, impuissante, le Royaume-Uni s'enrichir. Avec le montant extraordinaire qui est ressorti des négociations des droits de diffusion des matchs anglais pour les trois ans à venir, la Premier League va creuser un écart déjà important et changer une grande partie des règles tacites du marché des transferts.

PSG < QPR


Alors qu'elles étaient déjà à l'origine de l'explosion des droits de diffusion en 2013 – l'année où ceux-ci avaient augmenté de 70% –, la Sky et BT Sport ont une nouvelle fois déboursé des sommes astronomiques pour conserver leurs droits sur la période 2016-2019 : sept milliards d'euros. À titre de comparaison, ces mêmes droits ne valaient en 1992 que 269 millions d'euros. Trop d'argent en jeu ? Certainement pas, répondait Richard Scudamore à la BBC : « Si on fait un sondage à l'international, les gens pensent à la Reine, à la BBC et à la Premier League quand ils pensent au Royaume-Uni. On ne fait pas de la charité ! » Le premier problème soulevé par ces montants, c'est que le public anglais a de plus en plus l'impression de devenir le dindon de la farce. Un dindon obligé de payer toujours plus cher ses billets pour assister aux matchs de clubs qui ne sont manifestement pas dans un besoin urgent d'argent.

Mais l'autre problème que soulève cette évolution croissante, c'est l'écart abyssal qui s'est désormais créé entre les clubs anglais et le reste de l'Europe. À titre d'exemple, les Queens Park Rangers, derniers de Premier League, ont touché cette saison 89 millions d'euros de droits TV, contre « seulement » 45,5 millions d'euros pour le champion de France, le Paris Saint-Germain. Pire, le montant des droits perçus par QPR représente à peu près ceux perçus par les douze derniers clubs de Ligue 1 ! Et que dire des clubs de Bundesliga, qui doivent se partager 486 millions d'euros, soit cinq fois moins qu'outre-Manche ? Et cet écart a de quoi faire râler les clubs en bas de l'échelle, qui ne peuvent que subir un marché des transferts dominés et réglementés par les envies anglaises. Et la nouvelle règle qui s'ancre toujours plus dans le paysage du mercato, c'est que désormais, un joueur n'a plus besoin de confirmer pour se vendre à des sommes astronomiques.

Sans rien enlever à son talent et à sa forme actuelle, Roberto Firmino, un exemple parmi tant d'autres, ne vaut certainement pas 40 millions d'euros. Et ces sommes astronomiques, diront d'autres, justifient le « pillage » auquel s'adonnent les clubs anglais dans les championnats voisins. Et c'est comme ça que Dimitri Payet, un des joueurs phares de la Ligue 1 2014-2015, se retrouve à West Ham, un club « moyen » de Premier League, qui peut se permettre de débourser 15 millions d'euros pour ce seul joueur. Est-ce pour autant qu'un exode massif des jeunes talents français et européens est à prévoir ? Bien sûr, disent certains. Il a déjà commencé, affirment d'autres. Concurrence déloyale ou lois basiques du marché, une chose est certaine, la Premier League peut désormais faire ce qui lui chante sur le marché des transferts. Sans pour autant que cet argent soit signe d'un rayonnement incroyable du football anglais.

Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent de faim


D'abord, si les clubs anglais jouissent de moyens quasi illimités pour faire leurs courses comme bon leur semble, il est logique que le reste de l'Europe jouisse à son tour de retombées positives. Car il faut savoir se garder de ne regarder le problème que d'un seul point de vue. Pour reprendre un exemple déjà cité, le cas Roberto Firmino en dit long sur ces retombées positives. Si les clubs qui auraient pu sortir 40 millions d'euros aussi facilement que Liverpool pour s'attacher les services du Brésilien sont peu nombreux, il faut bien voir que cette somme-là atterrit directement dans les caisses d'Hoffenheim. Et pour un huitième de Bundesliga, ce n'est pas rien. Au final, si on suit les règles de l'économie libérale les plus basiques, le marché devrait finir par s'auto-réguler et revenir à l'équilibre d'ici quelques années. Les clubs français, espagnols, allemands et italiens qui jouissent des transferts astronomiques de leurs joueurs en partance pour l'Angleterre n'auraient donc pas intérêt à ce que ces sommes diminuent. Maintenant, le football doit-il être soumis aux règles d'un marché libéral ? Chacun est libre de se forger sa propre opinion.

Aux jaloux de la puissance économique anglaise, il faut également rappeler que, une fois n'est pas coutume, l'argent ne fait pas entièrement le bonheur. Pour beaucoup, comme pour Lord Sugar, l'ancien dirigeant de Tottenham, cet argent finira par être nuisible au football anglais, comme il l'expliquait à la BBC en début d'année : « Les jeunes joueurs anglais vont être sevrés de matchs par les stars internationales. Nous n'avons aucune chance de remporter la Coupe du monde une nouvelle fois dans de telles circonstances. » Et il est vrai qu'une part infime de l'argent perçu par les clubs est investie dans la formation de jeunes joueurs. Enfin, et l'histoire l'a prouvé, amasser des stars ne rend pas obligatoirement une équipe performante. Alors un championnat entier... Au final, au football comme partout ailleurs, l'argent ne peut pas tout. Mais quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde écoute.

Par Gabriel Cnudde
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