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La Pologne s'en sort bien

Après avoir fait le plus dur, en revenant au score face à la Pologne alors qu'ils étaient réduits à 10, les Grecs ont manqué l'occasion de remporter le match en bazardant un penalty en fin de rencontre...

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Pologne - Grèce: 1-1

Buts : Lewandowski pour la Pologne. Salpingidis pour la Grèce.

Un match d'ouverture largement gagnable à domicile peut vite devenir un cauchemar si les éléments contraires se déclenchent et que le doute s'immisce chez l'hôte. Le Portugal s'en souvient encore. Face à la Grèce, ironie de l'histoire, les Polonais pensaient réussir leur entrée, eux. Un but rapide, un rouge sévère pour les Grecs, les hommes de Franciszek Smuda s'imaginaient dérouler et lancer leur Euro à domicile de la meilleure des façons. Mais non, révoltés, en infériorité numérique, et au terme d'un match sans logique aucune, les Grecs sont revenus au courage et ont même bouffé la feuille au moment de l'emporter.

Un but 100% Borussia, le show Velasquo

Dans le tout neuf Stade National de Varsovie, ça balance sec en début de match. Il faut attendre à peu près cinq minutes pour voir le ballon toucher le sol. Bon, les Polonais jouent un peu, les Grecs regardent, et les locaux se procurent la première occase. Murawski enroule une frappe sous la barre, mais Chalkias pose sa claquette. Les Hellènes, eux, se font des papasses inoffensives au milieu, devant un bloc polonais en place. Perquis est bien là, en défense centrale, le buste droit, tranquille, il multiplie les passes latérales comme un ancien et fait croire qu'il joue au niveau international tous les week-ends. Sur coup franc, Karagounis dépose une petite tête maligne juste à côté. Attention, les Grecs ont déjà été champions d'Europe avec à peine plus. Rybus, bien décalé en profondeur, doit centrer en retrait. Deux possibilités s'offrent à lui, il choisit la pire : le vieux centre foireux et fort, à mi-hauteur, pour personne. Bien vu.

Dans la foulée, lancé par Obraniak, Piszczek s'applique, lui, après un bon dédoublement, et dépose la balle sur la tête de Lewandowski qui ouvre le score pour un but 100% Borussia, à la fin du premier quart d'heure. Un but sous forme de soulagement collectif. Avram Papadopoulos sort blessé. Remplacé par son homonyme. La Pologne se met bien, Obraniak, très bon, est dans tous les décalages. La Grèce court derrière la gonfle. Puis la trame générale bascule. Les Polonais, rassurés, mais plus prudents, se replient derrière, jouent le contre et explosent moins vite. La Grèce fait ce qu'elle peut, balle au pied. Pas ce qu'elle veut. Samaras court, lui, partout et se bat un peu dans le vide, à valoriser des ballons inexploitables. Perquis a un boulevard pour doubler la mise et frappe très, très fort à l'entrée de la surface. Une vraie patate de défenseur. À côté. Les Grecs sont juste dangereux sur coup de pied arrêté, en fait. Les Polonais, tout heureux d'avoir ouvert le score, continuent de s'appliquer à défendre. Papastathopoulos prend deux jaunes ultra sévères en dix minutes et doit donc sortir. Perquis cale une mimine discrète dans la surface, les Grecs râlent et reprennent un carton : l'œuvre précoce de l'Espagnol Carlos Carballo Velasco qui vient de finguer le match. On attend impatiemment le débat sur l'arbitrage.

Karagounis manque le coche

La Pologne continue de gérer. Tranquille. Une bonne idée ? Pas sûr. Sur un centre de Tosoridis, Szczesny sort n'importe comment devant Gekas, le ballon traîne et Salpingidis, tout heureux d'être là, égalise. Pas encore morts, les Grecs. L'attaque-défense attendue démarre. Obraniak rate complètement un coup franc et les Polonais, qui doivent, du coup, animer tout seuls la partie et mettre du rythme, ont plus de mal. La Grèce a, elle, enfilé son costume préféré, celui du rescapé au courage, et assume pleinement son plan de match pour préserver le nul. Samaras, lancé en profondeur, hésite : la reprise, la tête ? Ce sera finalement une vieille demi-reprise en tribune. Le hold-up était tout proche. Rybus place une tête à côté et les hôtes, impuissants, doutent.

Sur une ouverture en pronfondeur, Salpingidis se présente seul face à Szczesny qui sort à l'abordage et commet la faute. Imparable : péno, carton rouge. Pas de jaloux. Karagounis s'élance et bute sur Tyton, tout juste rentré en jeu. Un truc de dingue. Dans la foulée, le malheureux Karagounis croit doubler la mise. Il était hors jeu. La Pologne ne s'est pas encore procuré d'occasions en deuxième période et déçoit en supériorité numérique, alors que les Grecs sont toujours aussi étonnants, malmenés à onze contre onze et superbes de courage en infériorité. Le match se termine sans véritables occasions et, donc, sur le partage des points. Difficile, néanmoins, d'y voir un bon coup polonais. Menés au score, à 10, les Grecs ont, eux, montré de grosses qualités morales et auront matière à valoriser ce match d'ouverture.

Par Antoine Mestres
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Plus douloureux qu'une crise d'austérité : l'arbitrage espagnol.
Note : 5
Putain c'était quoi ça !!!?? O-o ??!

Le rouge plus le non pénalty, quelque chose de choquant. Je ne suis pas Grec, ni même pour eux, mais voir de telles décisions pourrir un tel match je trouve ça révoltant.

Bon, le sort a été clément avec Monsieur Labite Carballo en provoquant une faute de Sczczcscseny dans sa surface. Mais sans la révolte grecque, la passivité polonaise et ce rouge-pénalty, le complot n'était vraiment plus très loin...
nicococo67 Niveau : CFA2
Pas mauvais ces Grecs, manque de réalisme, dommage. Ça les a quand même bien libéré d'être à dix, ils se sont sortis les doigts après ça.
Bon, les Polonais ont aussi bien vendangé en première, le gagnant de ce soir est presque sur de passer les poules.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 4
on retombe dans les travers habituels de l'arbitrage... A chaque grande compétition internationale c'est pareil, on se pastille des arbitres extrêmement mauvais et avantageant systématiquement l'équipe hôte...

Le dernier Euro a été particulièrement terrible pour l'arbitrage, il ne faudrait pas qu'on tombe encore plus bas cette année...

Quand Blatter et Platini auront enfin lâché les commandes du foot on aura peut-être une chance de voir des innovations au niveau de l'arbitrage et j'entends par là des innovations technologiques et non pas un arbitre fantoche derrière les buts qui n'ose pas l'ouvrir même si l'arbitre central a tort...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
Note : 3
En tout cas chapeau aux grecs, ils ne sont pas brillants mais au moins ils se sont battus comme des morts de faim, même quand l'arbitre devenait indécent de nullité...
Match plus agréable que prévu au vu de l'affiche.
Et puis c'est quand même toujours sympa pour le spectacle et l'adrénaline quand les arbitres s'en mêlent :)
t'sa probablement raison juventino, d'autant plus que Platini a du croire mourir en voyant de telles aberrations...

Espérons que la suite de soit pas du même acabit.
C'est parce qu'on est un peuple de pédéraste qu'on essaye de nous enfiler ?
Le_Touriste Niveau : DHR
Si tout les grecs se battait Pour sortir de la crise comme Samaras se bat sur le terrain ça ferait longtemPs que la Grèce serait sortit de la crise .... Il était partout
Note : -1
Samaras c'est une quille. La seule occas qu'il a il la vendange comme un vulgaire gravelaine
@Le_Touriste: C'est sûr que s'il coure de la même façon pour échapper au fisc, on comprend l'optimisme de Moody's.
Samaras est vraiment nul !!!
Forza_Milano Niveau : CFA2
Par contre les "Larque", chose qui consiste à répéter 30 fois la même chose ("y'a main, y'a main, y'a main" ou "Attention, attention ATTENTION !!" ou encore "y'a danger devant le but, y'a devant devant le but") ne m'avaient pas manquées
Trop fort Ludo Obraniak Rpz le lac de madine dans le 55 ! La dernière fois qu'un type connu était sorti de Meuse ça doit être Raymont Poincaré !
Je vous trouve assez sévères avec Samaras. Le garçon a certes vendangé deux occasions sérieuses, et il est vrai que, pour un attaquant, la statistique n'est pas très reluisante. Je pense cependant qu'il lui serait tout de même plus facile de faire trembler les filets s'il n'avait pas à attendre 30 secondes avant d'apercevoir une proposition de passe, s'il n'avait pas clairement des consignes lui demandant de jouer arrière gauche, et s'il ne jouait pas dans une équipe qui vise clairement le match nul à chaque fois qu'elle rentre sur le terrain.

Un joueur si nul que ça n'aurait pas tenu le ballon, sans le perdre, autant de fois avec parfois trois défenseurs sur le dos.
la main de Perquis est clairement involontaire. Du coup c'est au pire un coup franc indirect mais dans tous les cas pas un pénalty. Alors après dans l'esprit l'arbitre espagnol n'est pas obligé de coller un jaune pour contestation mais dans l'application de la règle on ne peut rien lui reprocher.
Pareil au final pour les deux jaunes qui entraînent le rouge, si les arbitres ont reçu une consigne de sévérité au premier tour afin de calmer tout le monde, ainsi qu'un application stricte du règlement, on peut difficilement le lui reprocher. Même si, une fois de plus, il y a le règlement et il y a l'esprit. le match n'était clairement pas incontrôlable à ce moment-là, bien au contraire
et merde* j'ai raté les deux matches ce soir...moche
Pierre du Bayern Niveau : CFA2
Franchement pour ceux qui ont raté les deux premiers matchs, qu'ils se rassurent, l'Euro n'a pas commencé...
Les Russes ont fait forte impression oui, mais contre des nazes, d'ailleurs, c'était l'entrée en jeu du groupe des nazes, même si je suis fan des joueurs et du jeu de la Russie.

Sur le match, les Grecs montrent encore une fois qu'ils ont le jeu le plus laid d'Europe, et ils font tout pour ça, surtout leurs buts. En revanche, je serais grec, je serais fou, un carton rouge d'un arbitre crétin, sur deux cartons jaunes imaginaires, puis un pénalty impossible à ne pas voir non sifflé, et qui donne dans la foulé un jaune à un grec qui braille, avec raison, mais quel scandale ce referee...
Enfin, des les premieres minutes, on sentait un match nul, on l'a eu, dans tous les sens du terme...
En tout cas, la sélection polonaise ne casse pas des briques. A part son but, Lewandowski n'aura fait que jouer à cache-cache, paye la star..
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