1. // Euro 2012

La Pologne à la bourre

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La Pologne va devoir se grouiller.



A un an de l'Euro qui doit se disputer chez elle et en Ukraine, les travaux de restructuration ont pris énormément de retard. « Les préparatifs pour l'Euro 2012 sont en état avancé. Néanmoins, les divers retards, les projets abandonnés et les investissements manqués risquent de miner le déroulement du tournoi » a admis, tout penaud, la Bureau des vérifications polonais (NIK).



De son côté, le premier ministre, Donald Tusk, a tenté de rassurer tout le monde en affirmant que « l'Euro 2012 en Pologne n'était pas en danger » . S'il le dit.



En réalité, le problème principal reste celui des routes. L'autoroute qui relie Varsovie à l'Allemagne sera difficilement prête pour le début de la compétition, car l'entreprise de construction chinoise Covec a cessé de payer les ouvriers polonais. Par conséquent, d'autres routes prévues pour l'Euro 2012 ne seront pas construites. Ce qui risque, n'ayons pas peur de le dire, d'être assez contraignant pour se rendre dans les différents stades.



Et le célèbre plombier polonais, il ne peut pas venir filer un coup de main ?



EM
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Eh oui, les transports seront LE gros point noir de l'Euro polono-ukrainien, le plus "comique" sera surtout aux postes frontières avec l'Ukraine. En temps normal, il faut à peu près attendre 3 heures en voiture particulière pour pouvoir passer la frontière, je n'ose imaginer ce qu'il en sera dans un an... Pour les autoroutes, c'est comme vous le dites, une bonne partie de l'autoroute menant d'Allemagne à Varsovie ne sera pas livrée, ce qui occasionnera probablement des bouchons monstres, l'axe ouest-Est (Berlin - Varsovie - Kiev) sera aussi partiellement en service jusqu'à Varsovie, mais pas un coup de pelle n'a encore été donné pour le tronçon Varsovie - Ukraine. Le transport ferroviaire laisse aussi beaucoup à désirer : pas de ligne grande vitesse, matériel roulant vétuste, retards fréquents mais le train est bon marché...
Dernière inquiétude : la base hôtelière qui pourrait s'avérer insuffisante, mais cela concerne surtout l'Ukraine. En cas de besoin, il est prévu de terminer l'année universitaire début juin dans les villes hôtes afin de pouvoir utiliser les cités universitaires. Je prédis aux veinards qui y seront hébergés une plongée dans l'univers communiste, dépaysement garanti.
Ces petits désagréments mis a part, les Polonais sont très chaleureux et hospitaliers, ce sera la fête à n'en pas douter.
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