La poisse mexicaine

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Cette semaine, Rubén Omar Romano a réussi l'exploit de perdre quatre finales du Championnat mexicain. Un des ces “losers” qui n'aiment pas gagner !

Rubén Omar Romano Cachia est né à Buenos Aires en 1958. Il débute sa carrière comme attaquant avec le club argentin d'Huracán en 1978. En 1980, il émigre au Mexique. Quinze années de football, sept clubs, pour finalement être naturalisé mexicain. Un bon meneur de jeu avec une excellente patte gauche. Mais Romano ne pense qu'au coaching. Il s'assoit sur son premier banc pour Celaya en 1998.

Son premier échec, à un match de la consécration, date de 2002 avec le club de Morelia. Finale perdue 4-2 face à Toluca. Il atteint de nouveau la finale du championnat la saison suivante, au terme de laquelle il s'incline 4-2 face à Monterey. Deux défaites consécutives, sur le même score... les dirigeants de Morelia l'ont mauvaise et le virent !

En 2005, Romano passe aux grosses écuries, avec le Cruz Azul, huit fois champion du Mexique. Un autre registre. Le 19 juillet, il quitte le centre d'entrainement, sourire aux lèvres, pour rejoindre sa bagnole. C'est alors que surgit une bande de fêlés qui le kidnappe sauvagement. Une mode au Mexique. Il sera libéré soixante-cinq jours plus tard grâce à une opération de sauvetage de type SWAT par AFI Mexique (Federal Investigation Agency). En prime, les agents réussissent à capturer plusieurs de ses ravisseurs.

Malgré cette expérience traumatisante, Romano retourne entrainer le Cruz Azul quelques jours plus tard. Le club enchaîne les débâcles, les dirigeants préfèrent s'en séparer. 1-O pour les voleurs !

Les années qui suivent l'enlèvement sont délicates pour Rubén, d'abord avec l'Atlas, puis ensuite avec l'America. Il a la particularité d'être le seul entraineur du Mexique à s'être imposé bon dernier du championnat, avec deux équipes différentes et sur deux saisons consécutives. Il est également le seul à avoir perdu 21 matchs consécutifs. Une performance comme une autre...

Mais Romano a le sens du rebondissement et signe fin 2009 à Santos Laguna. Il se pointe dans la foulée à la finale championnat mexicain, qui fête alors son bicentenaire. Rencontre perdue aux tirs au but face à Toluca.

Enfin, le bouquet final, il y une semaine. L'éternel second gâche sa quatrième “coda” contre son ancien club, Los Rayados de Monterey.

En bref : quatre finales, quatre échecs avec deux clubs différents et toutes face à Toluca et Monterrey. Aucune coïncidence ?

Courage Romano... un jour peut-être !

ViR
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