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La paix tactique du Clásico

Durant des années, le Clásico aura été un match à part. Une véritable opposition de styles aux traits de combat philosophique. Et l'opposition était allée si loin qu'elle en était devenue caricaturale. Guardiola et Mourinho, Messi et Cristiano, Xavi et Xabi, le 4-3-3 et le 4-2-3-1. Presque trop cinématographique, le Clásico avait perdu la surprise qui fait pourtant la richesse d'un match de football commun. En fait, le Clásico était presque devenu l'histoire d'une interminable guerre de tranchées. Mais ce dimanche soir, cela a changé.

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Le dernier épisode de ces affrontements aura eu lieu en octobre dernier au Bernabéu, lors du naufrage du milieu commandé par Xavi dans ce qui ressemblait à une dernière mission impossible : protéger, nourrir de ballons et soutenir offensivement le trio Neymar-Messi-Suárez. Après tout, Johan Cruijff l'avait bien dit au moment de la signature de Luis Suárez : « Avec trois joueurs qui se nourrissent plus de l'action que du jeu, je ne vois pas comment le Barça peut conserver une attaque fluide. » Lors de ces derniers mois, Luis Enrique a tranché : le trio jouera détaché du reste de l'équipe, et tant pis pour le style hollandais. De toute façon, l'Asturien a toujours été un symbole du football direct.

Les vertiges du Camp Nou


C'est donc la fin de la guerre des styles. Évidemment, les batailles vont continuer. Mais hier soir au Camp Nou, le parfum du Clásico n'était plus celui des duels des années 2010. Il y avait trop de liberté. La bataille du milieu n'était même pas fermée. Le porteur du ballon n'était même pas asphyxié. Non, ce qui flottait dans l'air, c'était plutôt un nuage d'anarchie, un football direct joué au service de deux triplettes d'attaquants différentes dans leur nature, mais semblables dans leur structure. Hier soir, le Barça et le Real se sont partagés la possession de balle (52% côté catalan). Hier soir, le Barça a marqué sur un coup de pied arrêté et un (très) long ballon. Hier soir, aucun joueur blaugrana n'a touché plus de 100 ballons. Hier soir, Javier Mascherano l'a dit : « Le football est un tout, il n'y a pas que la possession. Nous cherchons à devenir une équipe totale. » Et enfin, hier soir, Dani Alves a bien joué une version classique du poste d'arrière latéral droit.

S'il y a paix, c'est parce qu'il y a rapprochement. Si les détails montrent des modes de fonctionnement distincts, une certaine symétrie tactique peut s'analyser à première vue. Les deux formations proposent deux schémas aux concepts-clés communs : un quatuor défensif avec deux latéraux qui se projettent énormément, trois milieux joueurs et trois flèches. Elles mettent aussi en jeu des joueurs aux rôles similaires : Isco-Iniesta, Modrić-Rakitić, Kroos-Mascherano, Benzema-Suárez. Les capacités sont différentes, les rôles ne sont pas les mêmes, mais les deux équipes doivent répondre aux mêmes nécessités structurelles. Ainsi, le besoin de ballons des deux tridents aboutit sur un rythme aux séquences rapides, un match très ouvert, et une ode à la verticalité. Oui, le Camp Nou est devenu un théâtre de jeu direct, d'attaques rapides et d'appels vertigineux, comme le montre le but de Luis Suárez. La possession est partagée, tout comme les passes dans le tiers de terrain adverse (134 pour le Real, 115 pour le Barça).

Seulement, les différences sont nombreuses. De son côté, le Barça fait encore preuve d'une vraie maturité dans l'usage des phases de possession, mais préfère tout simplement punir ses adversaires dans les grands espaces. Le Real, lui, a plus de difficultés dans la construction placée. La nature de l'équipe le force même à transférer les responsabilités offensives en fonction du type d'attaque : Cristiano et Bale pour les phases directes, Marcelo et Modrić pour les phases de possession. Le point commun, c'est que Kroos est toujours au départ de l'action, et que Benzema laisse toujours sa patte sur la fin, au moment fatidique de la création. Dans le jeu long, le Real reste encore largement leader : 41 longs ballons à 29, sans compter les gardiens. Les façons de défendre ont aussi montré des différences. Alors que le Real a été la seule équipe à maintenir un pressing intense, haut et efficace (en première période), le Barça a dû s'appuyer sur les interventions de ses deux centraux. Côté Real, Toni Kroos a taclé 7 fois, tandis qu'Isco a réussi 3 interceptions. Côté Barça, Piqué et Mathieu ont réalisé 8 tacles et 9 interceptions à eux deux, avec une mention spéciale pour l'Espagnol, qui semble peu à peu retrouver son autorité. Évidemment, l'absence de Xavi n'est pas étrangère au succès du pressing madrilène. Enfin, si cette paix tactique impose une conséquence, c'est la suivante : le Barça est devenu aussi compartimenté collectivement, voire plus que le Real Madrid. Hier soir, Luis Enrique a une nouvelle fois confié sa création aux 19 dribbles réussis de ses hommes, dont 15 pour la MSN…

L'église Messi au centre du village Barça


Pendant longtemps, on avait cru à un putsch tactique de Neymar. Le Brésilien, roi du côté gauche des schémas de Lui Enrique, semblait petit à petit mettre les pieds sur le commandement de l'animation offensive barcelonaise. Andrés Iniesta avait perdu son espace vital, et énormément de temps de possession. Le travail généreux de Luis Suárez dans l'axe lui créait des espaces inespérés. Et le positionnement axial de Leo Messi lui offrait une source inépuisable de bons ballons. Mais Luis Enrique a tout changé. En déplaçant Messi sur le côté droit, l'Asturien est parvenu à remettre l'Argentin au centre du jeu. Avec 77 ballons touchés, le numéro 10 est largement le joueur le plus influent du jeu catalan, dépassant même la boussole Mascherano, pourtant très sollicitée (72 ballons). La mesure a bousculé les hiérarchies. D'une, le jeu de Messi a retrouvé une spontanéité maradonienne ( « On a oublié ce qu'était Diego Maradona » ), comme en atteste cet enchaînement génial en début de match : toupie, petit pont sur Ramos. De deux, le 10 se retrouve paradoxalement plus libre, parce qu'il n'est plus jamais dos au but, en attestent ses 5 dribbles réussis et 3 fautes subies.

De trois, l'attention de la défense adverse doit donc être portée sur ce couloir droit, mais pas que. On a vu à maintes reprises à quel point les renversements de jeu du pied gauche de l'Argentin pouvaient faire mal (2 longs ballons réussis sur 3 hier soir), notamment contre Manchester City. C'est finalement Neymar qui en profite à gauche. Mais également Andrés Iniesta. Écrasé entre l'axe de Messi et le couloir de Neymar il y a quelques semaines, Iniesta retrouve de l'air et des responsabilités. De quatre, Luis Suárez peut pleinement réaliser son travail d'avant-centre comme le joueur extraordinaire qu'il a toujours été. Enfin, la présence de Messi à droite contraint aussi Dani Alves à plus de retenue (seulement 43 passes et 1 centre). Et ce n'est pas plus mal pour une équipe qui cherchait avant tout à retrouver un équilibre défensif. Mais si le Barça semble aller dans la bonne direction, hier soir le bon pressing du Real Madrid en première période a largement limité l'influence de l'Argentin, l'obligeant d'ailleurs à revenir dans l'axe dès la demi-heure du jeu. Un mécanisme naturel, pas vraiment positif à long terme, mais qui sera certainement une solution immédiate de Luis Enrique en cas de faille de la relance lors des prochaines semaines.

La souplesse de Carlo Ancelotti et la raideur de Gareth Bale


Si ce Clásico devait nous donner quelques enseignements, ils concernaient l'état de résistance du projet de jeu madrilène face à la pression. En 2014, Carlo Ancelotti est ponctuellement (c'est important de le préciser) parvenu à mettre sur pied un système de jeu en phase avec les objectifs du club. Le défi de cette saison, c'était de le maintenir debout malgré la fatigue, la pression, bref, l'avancée de la saison. Et si l'échec est total depuis quelques semaines, en partie du fait de l'absence cruciale de Luka Modrić, il faut dire que le Real Madrid sort la tête haute de ce Clásico de tous les dangers. Et la raison est simple : en dépit de la défaite, la formation d'Ancelotti a retrouvé – le temps d'une petite heure – la souplesse tactique qui l'avait caractérisée lors des plus grandes épreuves de 2014, de la demi-finale contre le Bayern au Clásico de l'automne dernier. Comme le Milan d'Arrigo Sacchi, le Real d'Ancelotti présente sur le papier onze postes, mais ô combien de fonctionnalités. La souplesse entre le 4-3-3 offensif et le 4-4-2 défensif. La souplesse des déplacements d'Isco sur le côté gauche, prêt à rentrer à l'intérieur pour créer, et à courir dans le couloir pour protéger. La souplesse de Toni Kroos, prêt à prendre le recul nécessaire pour guider la relance, sans oublier de prendre le risque de presser très haut. La souplesse du jeu de Modrić, tout en nuances et subtilité : un joueur qui sait mettre des points-virgules avec ses pieds.

Et la souplesse, enfin, de Karim Benzema, qui comble à merveille le gouffre laissé par le 4-4-2 dans le troisième quart axial du terrain (en l'absence de James). Une souplesse pertinemment décrite, enfin, par Mascherano à la fin du match : « Les joueurs du Real Madrid te poussent à jouer à un rythme dans lequel ils sont les meilleurs au monde. » Ainsi, encore, la principale interrogation de ce système tourne autour du rôle de Gareth Bale. Le Gallois est très loin d'avoir un rôle taillé symétriquement sur celui de Cristiano. Ailier du 4-4-2 défensif, il s'est vu forcé à revenir très loin dans son camp pour défendre sur les changements d'ailes catalans. Moins bien servi que Cristiano – Carvajal plutôt que la paire Marcelo-Isco – Bale est et devrait donc rester une menace secondaire du jeu madrilène. La conséquence la plus importante est collective : par rapport à Di María, la présence du Gallois implique une perte de fonctionnalités collectives dans ce Real. Alors, le Real sera-t-il assez souple ? On le sait, les souffrances des Madrilènes sont plutôt soulignées par les formations offrant moins d'espaces que ce Barça en construction. Contre l'Atlético, par exemple, le Real ne pourra pas dicter le rythme de la musique.

Par Markus Kaufmann À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
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Dans cet article

Je plussoie juste pour la photo, avant de lire l'article.
el peruano loco Niveau : Ligue 2
Note : 1
Bale a du mal à trouver sa place dans le travail défensif mais offensivement il galère aussi et ça c'est plus symptomatique de sa perte de confiance.... Hier il y a une action de 2 contre 1 à la 37 ème où il doit faire un exter à Cricri comme il l'avait fait à Munich il y a un an au lieu de ça il pousse un peu trop son ballon et se fait reprendre par Piqué... Quand un joueur n'est plus aussi bon dans un registre qu'il maîtrisait c'est patent sur sa perte de niveau...
Il faudrait revoir le 4-4-2 Kroos Modric James Isco derrière Ronaldo Benzema, ils avaient sorti un magnifique match à Anfield et lors du 1er Clasico sans oublier la première partie de saison. Mais comment mettre 100M€ sur le banc?
Stan Key Lubric Niveau : CFA
Mathieu, ou la preuve que le roux tourne.
demon_john2905 Niveau : District
Premier haut-saônois à marquer durant un classico ?? la haute-patate en force ! bravo jeremy !
Frenchies Niveau : CFA
Note : -4
parfaite analyse... très technique, très objective (ça fait du bien)

en effet, cette demi heure surprenante où le real a mis le pied sur le ballon (trouvant Benzema non stop, qui ratait pas une passe, pas un dribble)

a montré que cette équipe, même en 4-3-3 pouvait retrouver l'aisance collective qui a fait sa force pendant la série énorme de victoires (post DECIMA basée sur le contre) ... souvent sur la gauche par marcelo (la référence des latérals pour moi) la droite étant quand même cantonnée aux contres pour correspondre à Bale).

Le barca en jeu placé étant à des années lumières de ce dont il était capables avec xavi/iniesta en pleine bourre pour alimenter un messi axial (ou des latéraux alors très "pointe" comme le furent Henry puis Pedro) ...... tâche presque ingrate (façon de parler, c'est son jeu) pour Suarez je le conçois !

..

Enfin il en faut pas oublier le match de malade il y a seulement 4 jours qu'on sorti comme par hasard ceux moins en forme hier côté barca hein !!

d'être resté à 1-0 (au lieu de prendre le large avec un Neymar réaliste ... ah beh comme hier enfaite) après l'heure de jeu c'est transformé en cadeau empoisonné car les barcelonais sont tous restés "sous pression" 90mn :s
(ça ou que Messi ait raté son peno à l'aller ...)


Et on était en droit d'attendre du real étouffer "physiquement" le barca dans les 20 dernières minutes ... et c'est loin de ce qui c'est passé, le barca se trouvant des espaces monstres pour essayer de "tuer le match" (omg si alba le met ce contre...) !

Faire rentrer Varane pour que pepe ne prenne pas son rouge habituel,
c'était quand même un milieu "frais" à faire entrer, de moins quoi.

ps: tellement content pour Mathieu, qui au bout de 2 saisons à valence méritait de rejoindre une des pointures (en latéral) ... au lieu d'y passer 5 ans et finir DC :/ lui aussi a "mérité le montant de son transfert "surtout hier".
Markus , toujours à Buenos Aires ? il fait beau ou c'est déjà l'automne ?

Mes amitiés.
Aerton à Reykjavik.
Le fait tactique du match est la domination du milieu du Real qui coïncide avec l'absence de Busquets (dont l'entrée fera bizarrement inverser la tendance).
Mascherano en 6, c'est définitivement non. C'est pas comme en sélection où il peut se contenter uniquement de défendre. A ce poste au Barça, faut beaucoup plus de ballon.
Bel article.

Donc, le Barça a définitivement renoncé à la possession?

Vraie révolution. Celle qu'on attendait et pressentait depuis 2012.

Finie les lenteurs au milieu, les centaines de passes dans les pieds avant de porter l'estocade. Place aux longs ballons devant. Faut dire qu'une ligne d'attaque pareille, ce serait dommage de ne pas la mettre dans les meilleures conditions.

Fini Xavi. Fini Busquets? Fini Iniesta?

Piqué retrouve le moral et la forme dans ce jeu. Alvès aussi.

Le toque est donc remisé. Le Barça joue comme le Bayern. Comme le Real.
Frenchies Niveau : CFA
Message posté par Ubriacone
Le fait tactique du match est la domination du milieu du Real qui coïncide avec l'absence de Busquets (dont l'entrée fera bizarrement inverser la tendance).
Mascherano en 6, c'est définitivement non. C'est pas comme en sélection où il peut se contenter uniquement de défendre. A ce poste au Barça, faut beaucoup plus de ballon.


+1
quand dans le milieu magique de la pep team,
il n'en reste plus qu'un sur 3 (l'enfant lune)
forcément, on a plus la même capacité à presser haut et "temporiser" !

juste que busquet commençait à tirer la langue ces dernières années ...

donc Masche 6 permet de profiter de Mathieu en DC ET de faire souffler ce phénomène de Sergio
http://www.sofoot.com/le-projet-busquets-158847.html
pour rappel
Le Real malgré ce qui est peut-être son meilleur match depuis Janvier entre dans une zone de turbulence :
Pour la CL tout peut s'arrêter en quart de finale Athlético de Madrid, étant le pire adversaire pour le Real autant dans le jeu que psychologiquement.
En Championnat même si le titre n'est pas encore à l'eau , la 2ème place n'est pas assurée , Valence a 4 pts elle la meilleure équipe statistiquement depuis 2015

Ancelotti doit faire des choix à défaut Il pourrait quitter le navire à la fin d'une saison blanche (je ne compte pas les 2 coupes):
Pourquoi faire joueur Bale sur un côté qui n'est pas le sien sachant que les autres sont plus adaptables à un autre schéma ?
Comme beaucoup je reste sur ma faim, ce Clasico ne restera pas dans les mémoires, trop de déchets et d'approximations malgré la pléiade de stars sur le terrain. Un peu à l'image d'iniesta, que j'ai rarement vu aussi peu influent dans un match d'une telle importance. Une petite révolution ou juste l'histoire de ce match ? Un Barca qui accepte (?) de se faire dominer, qui est capable de jouer également en contres, on sent bien la patte de L.Enrique. Et la place que prend Suarez, qui ne serait pas à l'aise dans un jeu de totale possession des années Pep.

Le Real a certes montré une réaction de grand champion, mais fait inquiétant, les merengues ont tous baissé physiquement apres l'heure de jeu, le but de Suarez étant également moralement dur à encaisser. Bale cristallise les critiques mais il n'est pas mis non plus dans les meilleures dispositions, comme Isco qui n'a fait que défendre et a perdu toute sa créativité, Marcelo étant la plus part du temps le détonateur du jeu madrilène. Avec bien evidemment Modric qui tant qu'il a eu du carburant, a permis au milieu madrilene a dicté sa loi.
Message posté par mario
Bel article.

Donc, le Barça a définitivement renoncé à la possession?

Vraie révolution. Celle qu'on attendait et pressentait depuis 2012.

Finie les lenteurs au milieu, les centaines de passes dans les pieds avant de porter l'estocade. Place aux longs ballons devant. Faut dire qu'une ligne d'attaque pareille, ce serait dommage de ne pas la mettre dans les meilleures conditions.

Fini Xavi. Fini Busquets? Fini Iniesta?

Piqué retrouve le moral et la forme dans ce jeu. Alvès aussi.

Le toque est donc remisé. Le Barça joue comme le Bayern. Comme le Real.


Comme le Bayern ? Comme le Real ? Explique moi je comprends absolument pas, le Real et le Bayern ne joue pas du tout de la même façon déjà...
JulianRoss83 Niveau : Loisir
Le Classico c'est un match survendu. Je préfère largement un Newteam vs Muppet...

https://www.youtube.com/watch?v=mgrtKaAT-Co
cantona-forever Niveau : Loisir
Ce changement tactique du Barça explique aussi le retour en force de Piqué.

Le bloc joue globalement moins haut, et Piqué a toujours été plutôt bon lorsqu'il n'avait a courir sur 50 mètres pour rattraper un attaquant lancé dans son dos. Hier avec mathieu, c'est solide mais ça joue pas haut.

Cette charnière aurait continué a prendre le bouillon si l'équipe jouait au "toque" dans la moitié de terrain adverse.

J'espère que Luis Enrique ne va pas non plus oublier ce qui a fait la force du Barça, son jeu de passe, car hier, beaucoup de déchet technique (devant le but certes mais aussi au niveau des passes) incompréhensible (la fatigue ? mouais...). Le barça se rassure souvent techniquement en faisant tourner et la hier, en première période, on peut pas dire qu'ils étaient rassurés.
Mr. Anderson Niveau : DHR
Message posté par Ubriacone
Le fait tactique du match est la domination du milieu du Real qui coïncide avec l'absence de Busquets (dont l'entrée fera bizarrement inverser la tendance).
Mascherano en 6, c'est définitivement non. C'est pas comme en sélection où il peut se contenter uniquement de défendre. A ce poste au Barça, faut beaucoup plus de ballon.



Complètement d'accord, Busquets est essentiel et Mascherano est incapable de ressortir les ballons comme l'espagnol. Après, il me semble que la non-titularisation de Busquets est uniquement due à sa blessure d'il y a deux semaines. Reste à savoir ce que fera Luis Enrique avec Busquets et Mascherano aptes.
L'ampleur du niveau de déchet technique est une première depuis le Barca de Rijkaard (faut remonter à plus de 10 ans!)
Iniesta :je m'interdis de le critiquer depuis Stamford Bridge 2009.
Je sais, l'amour rend aveugle, mais contrairement à la théorie de So Foot ca dure depuis plus de 3 ans.
Message posté par demon_john2905
Premier haut-saônois à marquer durant un classico ?? la haute-patate en force ! bravo jeremy !


avec Thibaut Pinot au vélo, ca envoie dur le 70.

Sinon, l'article a vrai sur tout.
rockin'squat Niveau : DHR
Message posté par Mr. Anderson



Complètement d'accord, Busquets est essentiel et Mascherano est incapable de ressortir les ballons comme l'espagnol. Après, il me semble que la non-titularisation de Busquets est uniquement due à sa blessure d'il y a deux semaines. Reste à savoir ce que fera Luis Enrique avec Busquets et Mascherano aptes.



Ben Masche retourne en DC et Busquet reprend les rênes au milieu. C'est vraiment le joueur le plus important pour l'équilibre de l'équipe, que ce soit pour son assise défensive ou la gestion du rythme du match, temps forts/temps faibles.
C'est interessant de voir comment le Real à jouer ce match en commençant avec deux milieux (Modric et Kroos) très proches des centraux et cherchant à faire déjouer Messi et Iniesta, ce qu'ils ont plutot réussi en début de partie.

Puis vers la demie heure de jeu, capitaine Ramos a fait remonter ses collègues d'un cran et le Real a completement envahi le camp du Barça en dominant légèrement les débats.

On parle beaucoup des performances de Piqué et Mathieu mais ils ont été malmené une bonne partie du match, pas loin de la rupture. Mascherano ne m'a pas paru réussir à aider les centraux face aux vagues madrilènes.

Si physiquement Kroos mais surtout Modric avaient été à la hauteur, le match aurait été plus compliqué pour le Barça.

Après on parle beaucoup de Bale, mais Neymar n'est pas mal dans son genre. Un bon croqueur qui abuse un trop des ses dribles à 40m du but. Face à Almeria ça passe.
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