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La nouvelle mort du New York Cosmos

Morte une première fois en 1985 après une grosse décennie un peu folle (Pelé, Beckenbauer, Chinaglia...), la franchise des Cosmos de New York avait refait son apparition en 2010 avec de grandes ambitions. Six ans plus tard, malgré le soutien de quelques stars sur et en dehors du terrain (Pelé, encore lui, Canto, Raúl), le constat d’échec est évident et une deuxième mort paraît inéluctable, la faute à des erreurs stratégiques flagrantes.

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C’est de saison, ça sent le sapin. Entendre par là que la fin du New York Cosmos 2.0 n’a jamais semblé aussi proche. Lundi dernier, joueurs de l’effectif et membres du staff se sont vus remettre un courrier leur signifiant la fin imminente de leur contrat. Les salaires de novembre seront versés, a priori pas ceux de décembre et tous sont d’ores et déjà priés d’aller se trouver un nouvel employeur. Au même moment, c’est l’ensemble du championnat dans lequel le New York Cosmos était engagé qui se retrouve fragilisé. Non pas seulement par cette possible perte, mais aussi par d’autres : Minnesota United est parti préparer son entrée en MLS, défection qui s’ajoute à celles d’Ottawa Fury et des Tampa Bay Rowdies, qui ont décidé de rejoindre un autre championnat, l’USL. Il faut y ajouter la disparition pure et simple il y a peu des San Antonio Scorpions, champions 2014 de NASL, et celle possible des Fort Lauderdale Strikers (dont Ronaldo, l’original, est un des actionnaires). L’arrivée programmée dans ce championnat en 2017 d’une nouvelle franchise, San Francisco Delta, ne fait pas illusion : la NASL - comme les Cosmos - est au bord du précipice. Et avec elle, c’est toute une adaptation difficile du foot européen aux règles qui régissent les sports en Amérique du Nord qui se révèle.

L’échec de la NASL


Un retour en arrière s’impose pour bien comprendre de quoi il est question. Les New York Cosmos, ça a longtemps été la référence du foot en Amérique du Nord. La franchise la plus mythique, la plus médiatique et le plus beau palmarès de tout le territoire lors de la mise en place d’une première mouture d’un championnat professionnel sur place. La North American Soccer League (NASL) première version est née en 1968 et la formation new-yorkaise a débarqué trois ans plus tard, avec le soutien financier de Warner Bros. En 1975, Pelé arrive pour un dernier juteux contrat, puis Franz Beckenbauer, Johan Neeskens, Carlos Alberto ou encore le très charismatique Giorgio Chinaglia. Malgré l’incontestable réussite sportive (cinq titres entre 1972 et 1982), la popularité des Cosmos, comme de la NASL en général, périclite au début des années 80. L’Amérique du Nord n’est pas prête pour ce sport qu’elle daigne tout juste accepter dans des stades inadaptés et en changeant certaines règles pour le rendre plus spectaculaire (les fameuses séances de tirs au but façon hockey sur glace, ou challenge Wanadoo, c'est selon...). Le championnat disparaît en 1984, les Cosmos un an plus tard, après avoir survécu un temps comme structure de foot en salle. Au revoir le magnifique maillot blanc à liseré vert orné de son superbe logo, une liquette longtemps prisée des collectionneurs. Au revoir, mais pas adieu, ce Cosmos 1.0 étant sorti du tombeau en 2010.

Cantona, directeur sportif fantôme


Car en réalité, le club – ou du moins la « marque » – n’a jamais complètement disparu. Elle avait juste été mise en sommeil par son dernier propriétaire en date au début des années 80, un certain Peppe Pinton, son dernier directeur général qui en avait récupéré les droits auprès de la Warner. En août 2009, Pinton trouve acquéreur de son bien, le cédant à son tour à un consortium anglais mené par Paul Kemsley, vice-président de Tottenham en Angleterre au début des années 2000. Kemsley et ses associés sentent bien le potentiel de cette franchise encore très connue un quart de siècle après sa disparition. Il veut inscrire son projet dans l’héritage du premier Cosmos et engage d’ailleurs Pelé pour qu’il en soit le président honoraire. C’est en août 2010 que le club renaît très officiellement. L’objectif annoncé est alors de rejoindre la Major League Soccer, l’élite du football en Amérique du Nord. Une échéance à l’année 2013 est même avancée. Dans la foulée, on essaie de se préparer en interne pour tout faire redémarrer de zéro. Une autre tête de gondole débarque dans l’organigramme en la personne d’Éric Cantona, nommé directeur sportif. Mais c’est un fantôme qui est en place, et le Français quitte son poste en novembre 2012 sans avoir rien accompli de significatif. Déjà à l’époque, à peine remis sur pied, ce nouveau Cosmos zigzague plutôt que d’avancer droit vers des objectifs clairs et réalisables.

3 500 spectateurs de moyenne


La MLS par exemple : s’il y a eu rêve de l’intégrer un jour, jamais rien ne s’est concrétisé en ce sens. En 2013, pendant que le commissaire de la Ligue Don Garber annonce que c’est le projet de New York City qui a été retenu pour être la deuxième franchise de la Grosse Pomme après les Red Bulls à y évoluer, les Cosmos débutent, eux, en compétition dans une NASL considérée comme le deuxième niveau du foot en Amérique du Nord. Des Cosmos 2.0 dans une NASL 2.0 en quelque sorte, manière pour les deux parties d’essayer de revenir au bon vieux temps des années Pelé et Beckenbauer. Sauf que ce deuxième échelon, indépendant du premier (les championnats étant fermés en Amérique du Nord, il n’y a pas de système de promotion et de relégation, l’accession en MLS se faisant sur dossier), n’a jamais su trouver son équilibre. Là encore, les Cosmos dominent (trois titres en quatre saisons), là encore, ils essaient de recruter « galactique » (Raúl en 2015, après son compatriote champion d’Europe 2008 Marcos Senna), mais le succès populaire n’est pas au rendez-vous. La faute à une exposition médiatique faible et à un stade inadapté et trop éloigné (le James M. Stuart stadium, enceinte universitaire de 15 000 places située dans la ville résidentielle d’Hempstead). Il y a bien eu un vague projet de construction de stade de 25 000 places à 400 millions de dollars, mais personne n’a semblé vraiment y croire. À quoi cela aurait-il servi pour une équipe qui disputait ses matchs cette saison devant à peine plus de 3 500 spectateurs de moyenne à domicile ?

« Pas de troisième équipe MLS à New York »


La NASL paraissant à court ou moyen terme condamnée, les Cosmos n’ont plus qu’à se recaser pour survivre. Mais où ? En Union Soccer League (USL) ? Interrogé sur le sujet cette semaine, le président Seamus O’Brien l’a exclu formellement, laissant entendre que ce championnat considéré comme une D3 n’était pas du standing de son club. Il faut dire que ça la foutrait mal pour l’orgueil de se retrouver dans une USL dont le champion en titre n’est autre que... l’équipe B des New York Red Bulls. Et pour ce qui est de la MLS, l’horizon paraît bouché, y compris à long terme, avec la présence désormais des Red Bulls et de City à New York. « Il n'y aura pas de troisième équipe MLS à New York, a catégoriquement affirmé Don Garber il y a quelques jours. Je me suis entretenu par le passé avec les gens qui ont racheté les droits sur le Cosmos, puis avec son actuel propriétaire. Ils ont pris à l'époque une décision qui leur semblait la bonne. » Autrement dit : vous avez loupé le train, tant pis pour vous. Aux dernières nouvelles, Seamus O’Brien chercherait encore à sauver les Cosmos en se mettant en quête de nouveaux financiers. Trop tard ?

Par Régis Delanoë
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