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La névrose de Cristiano Ronaldo

Le duel Ronaldo-Messi est terminé. Le nain argentin vient d’écraser le meilleur joueur portugais du monde de son troisième ballon d’or. Mais le Barcelonais n’y est pour rien. Première consultation.

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Ronaldo ne fait pas la gueule. Ronaldo n’en veut pas à Lionel Messi de l’avoir éclaboussé à Madrid lors du dernier clasico, puis à Zurich lors du dernier ballon d’or. Ronaldo est malade. Malade de n’être que le second du « nain » (sic). Le Crist en veut au monde de ne pas l’aimer et le monde en veut au Crist de ne pas le comprendre. Depuis son but ostensiblement non célébré à Bernabeu contre Grenade le week-end dernier, quelque chose ne tourne pas rond à Madrid. Les socios en ont assez des étincelles à 94 millions. Lors de leur dernière confrontation, c’est Messi qui a illuminé le stade de son génie et de sa personnalité. Ronaldo, lui, a brillé de ses doubles absences devant le but. Deux fois il aurait pu être décisif. Deux fois Bernabeu a vu la lumière avant de s’obscurcir. C’est beaucoup trop pour un galactique dans une telle arène. Ceux qui le critiquent «  ne connaissent rien au football  » répond le deuxième meilleur joueur du monde à ceux qui le questionnent. Il a sans doute raison. Tout cela n’a rien à voir avec le football.

L'analogie Nadal-Federer

«  Je suis devant le meilleur joueur de l’histoire » . Ce jour de 2008, Rafael Nadal remporte son premier tournoi du Grand Chelem hors terre battue. Il est moins talentueux, moins élégant et transpire beaucoup plus. 6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7 : mais le tableau d’affichage donne l’étendue de l’exploit réalisé par un gamin un peu brusque, un peu bruyant et un peu laid sur un court de tennis londonien. Si Nadal est un génie c’est parce qu’il a admis depuis longtemps que son rival est son modèle. Tout le monde est laid quand Federer frappe un revers croisé. Le suisse est le maître de son art. Son duel se joue contre Sampras, Borg et McEnroe, pas contre l’ATP, la fatigue ou la sueur. Cette année-là il est sur le point de faire oublier le record de Borg (5 Opens d’Angleterre consécutifs), de remporter son sixième tournoi d’affilée et d’entrer dans la légende du Tennis. Mais Rafa s’accroche et ralentit l’histoire. L’espagnol s’effondre sur le gazon, Wimbledon se lève, le gamin de Manacor vient de remporter l’un de ses plus beaux matchs. Quand un laborieux l’emporte sur un génie, c’est l’humanité tout entière qui le remercie.

Quelques mois plus tard, Federer en viendra même aux larmes sur le central de Melbourne. Roger allait remporter son quatorzième Grand Slam et égaler son idole Pete Sampras. Mais c’est Rafa qui remporte son premier Open d’Australie en 4h23. Devant son public, il ne montre pas ses muscles. Il s’excuse même : « je suis désolé que ce soit aussi dur pour Roger. Je comprends que ce soit si difficile pour lui mais c’est un grand champion. C’est le meilleur. Une personne très importante pour notre sport. Je suis désolé pour lui et en même temps je le félicite pour tout ce qu’il gagné » . Car être Roger Federer ce n’est pas rien : 70 tournois remportés, dont 16 grands chelems et 6 masters. Nadal sait bien que son ami Roger en fait autant pour le tennis que Messi pour le football. Car être Lionel Messi ce n’est pas mal non plus : 3 ligues des champions, 5 Ligas, 1 coupe du Roi et 3 Ballons d’Or. Conclusion : le Federer du foot c’est Messi, pas Ronaldo.

Nadal or not Nadal ?

Réaliser 3000 abdos par jour ou pédaler sur un vélo d’intérieur tout en jonglant de la tête sont les fiertés de CR7. Montrer aux yeux présents aux échauffements quelques prouesses techniques avant n’importe quel match c’est son péché. "Je suis le meilleur car je sais tout faire", semble crier CR7. Mais un meilleur qui ne gagne pas est un loser et le Crist n’est qu’un homme, comme Rafa. John Carlin théorise dans El Pais : « Nadal sait parfaitement que Roger Federer a plus de talent inné pour le tennis que lui. Les démons de la jalousie ne l’assiègent donc pas. Il joue contre lui l’esprit libre  » . Nadal n’est qu’un homme et « parvient même à transmettre ce complexe à Federer » et à changer le dieu en homme, le temps de quelques échanges. Résultat; en quatre ans, Nadal c’est : 46 titres sur les étagères, dont 10 grands chelems, 102 semaines comme numéro 1 et surtout 17 victoires en 26 affrontements contre Federer. Pas mal pour un loser. Ronaldo, lui, n’a pas grand chose d’autre à mettre sur les étagères depuis 2008 qu’une Coupe du Roi. Le Portugais ne s’en sortira que le jour où il acceptera d’être plus petit que le « nain » . Ce jour-là il aura compris que la défaite est une vertu. Le divan ne sert pas qu’à faire des abdos, c’est aussi un outil pour se soigner l’esprit. Il sera Nadal ou rien.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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