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La Nati, c'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

Forte d'une Coupe du monde réussie, la Suisse veut changer de statut sur l'échiquier du football européen. Et cela commence dès ce soir à Bâle avec la réception de l'Angleterre, adversaire que le peuple suisse estime abordable.

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« Si l'on veut faire de nous les favoris, je n'ai aucun problème avec ça. C'est sur le terrain qu'il faudra être à la hauteur. Nous ne craignons pas les Anglais, mais nous les respectons. Depuis vingt ans, la Suisse a su s'attirer la considération, et il est vrai que nous sommes fiers de pouvoir regarder l'Angleterre d'égal à égal. » Vladimir Petković ne s'est pas défilé en conférence de presse. Ses propos auraient pu paraître arrogants il y a encore quelques mois. Aujourd'hui ils traduisent le sentiment collectif en Suisse : la Nati peut rivaliser avec les plus grands. « La Suisse a fait une Coupe du monde intéressante, alors les attentes sont grandes et les supporters attendent quelque chose de bien ce soir » , explique Marc Hottiger, ancien international qui était de la partie en 1994, lorsque la Suisse avait participé au Mondial sous les ordres de l'actuel sélectionneur anglais Roy Hodgson.

Objectif minimum : les quarts de finale en 2016


Sortie après prolongation par l'Argentine au Brésil, la Nati a pris des allures de « perdant magnifique » cet été, mais pour Peter Stadelmann, directeur des équipes nationales suisses, il faut voir plus loin : « On a fêté nos joueurs à leur retour après l'élimination contre l'Argentine. Vous croyez que l'Argentine aurait fait la fête si elle avait perdu contre nous ? L'équipe nationale doit changer de catégorie, atteindre le niveau supérieur. On a vu au Brésil que l'on avait encore une marge de progression. » Au journal Le Matin, le dirigeant suisse a planté le décor, et un objectif concret pour l'Euro : les quarts de finale minimum. Raisonnable ? « Oui, la Suisse doit gentiment être ambitieuse. On est régulièrement dans les compétitions. Si on veut franchir un palier, il faut se fixer des objectifs plus ambitieux » , estime Marc Hottiger, pour qui le potentiel de la Nati est immense, surtout si les talents offensifs s'affirment : « La marge de progression est énorme, Shaqiri n'est pas le seul. On a Xhaka au milieu ou Rodríguez derrière. Ce qui va faire la différence, c'est au niveau offensif : Shaqiri est là, mais Mehmedi et Drmić, vont-ils confirmer au niveau international ? N'avoir que Shaqiri, c'est compliqué pour la Suisse. »

Petites incertitudes pour le court terme, le gardien Diego Benaglio vient de prendre sa retraite internationale, à 31 ans, tandis que Vladimir Petković installe un nouveau schéma, un 4-3-3, pour remplacer l'inamovible 4-2-3-1 d'Hitzfeld. De quoi craindre le pire contre les Trois Lions ? Marc Hottiger : « Je ne crois pas. Hitzfield jouait en 4-2-3-1, Petković jouera en 4-3-3. La seule différence, c'est le triangle du milieu qui sera inversé, c'est-à-dire qu'au lieu d'avoir deux 6 et un 10, on va avoir le contraire. Il garde deux joueurs excentrés pour soutenir l'attaquant... C'est l'animation qui va faire la différence. Je ne dis pas que le changement de système est un détail, mais il ne passe pas à un 3-5-2 avec une défense à trois. » En clair, Petković ne remettra pas en cause les fondements défensifs si durement bâtis sous l'ère Hitzfeld. « On a joué avec Inler et Behrami devant la défense et Xhaka plus offensif. Là, il n'y aura qu'Inler pour couvrir la défense, Xhaka et Behrami un peu plus haut, mais je peux vous garantir que pendant le match, on va voir Behrami à côté d'Inler plus d'une fois. Ce nouveau système est intéressant offensivement, car Behrami aime bien se projeter et Xhaka aime bien venir chercher le ballon plus bas. » Même la retraite de Benaglio n'entame pas le moral de l'ancien joueur d'Everton et Newcastle, bien qu'il admette un coup dur : « Cela fait un petit moment que son remplaçant Yann Sommer est dans le cadre. Avec Bâle, il a joué des matchs de Champions League, il a fait toutes les sélections. C'était l'un de nos meilleurs gardiens en Suisse. On regrette Benaglio c'est clair, mais la Suisse a complètement confiance en Sommer, les joueurs aussi. Ils le connaissent. »

Roy Hodgson se veut prudent


Preuve s'il en est que la Suisse a déjà changé de statut, Roy Hodgson n'a pas fait le fier en conférence de presse, présentant logiquement la Suisse comme son plus dur adversaire dans le groupe E : « Dans un monde idéal, nous aurions choisi de jouer contre la Suisse plus tard. Nous aurions voulu avoir plus de temps pour construire ce groupe, pour intégrer les nouveaux joueurs. » Le sélectionneur anglais sait de quoi il parle, lui qui avait mené les Suisses en huitièmes de finale du Mondial 94, éliminés à l'époque par l'Espagne. Entre la génération des pionniers de 1994 et la jeunesse triomphante de 2014, laquelle est la plus forte ? Pour Marc Hottiger, la réponse ne coule pas de source : « On avait aussi de belles individualités comme aujourd'hui, mais on était mieux fournis devant avec Chapuisat, Knupp, Türkyilmaz, même si lui n'est pas venu au Mondial. Il y avait Grassi, Subiat, Bonvin. On avait un arsenal offensif que la sélection n'a pas maintenant car les attaquants sont encore jeunes. » Malgré tout, l'actuel directeur technique de la Team Vaud, structure appartenant au Lausanne Sport, se veut ambitieux. Pour lui, la génération actuelle doit réaliser un exploit d'ici deux à quatre ans : « Elle doit y arriver à l'Euro 2016 ou au Mondial 2018, car certains de nos cadres sont bientôt au bout. Si on veut que l'amalgame actuel entre jeunes et anciens portent ses fruits, c'est dans les deux saisons qui viennent. » Première marche vers la gloire ce soir ?

Par Nicolas Jucha
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