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La naissance d'un mythe

La Suède accueille le Mondial de 1958. Seize équipes sont sur le pont dont quatre Britanniques. Pourtant, c'est le Brésil qui l'emporte. Son premier succès. Le Monde découvre également un joyau. Il a 17 ans, s'appelle Edson Arantes do Nascimento. Le Roi Pelé prend son envol et le football aussi. Mais les Français Kopa et Fontaine ont laissé une marque indélébile sur la compétition.*

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Le Brésil des Santos

Au sein de l'équipe du Brésil, il y a quatre Santos. Tous titulaires. Pour les distinguer, le commentateur brésilien de l'époque balance les prénoms des uns (Nilton Santos, Djalma Santos) et les surnoms des deux autres. Ainsi, Manoel Francisco dos Santos s'appelle Garrincha et le dernier Santos est affublé du blase de Gilmar. Un joyeux bazar.

L'avènement du môme Pelé

En 1958, Edson Arantes do Nascimento, dit Pelé, n'est personne. A peine quelques sélections au compteur, dont la première à seize ans contre l'Argentine, le gamin de Santos (encore un...) débute la compétition sur le banc. Pire, il ne joue pas les deux premiers matches contre l'Autriche (3-0) et l'Angleterre (0-0). Le coach Vicente Feola daigne le lancer contre l'URSS (2-0). Numéro 10 dans le dos. Précurseur. La suite est plus glorieuse. En trois rencontres, il inscrit six buts. L'Europe est à ses pieds. Sa vivacité, sa détente, ses inspirations font du gamin brésilien l'ambassadeur du football. En finale, il enfile deux balles dans le buffet de Svensson et finit en pleurs dans les bras de Gilmar. Un adolescent a conquis le monde. Son règne va durer 15 ans.

La finale : Suède-Brésil : 2-5




Le couac de l'Empire Britannique

Les Anglais ont inventé le football. Difficile d'y croire quand on regarde l'édition 58. Sur les 16 équipes engagées, 4 viennent des îles britanniques. L'Angleterre, l'Ecosse, le Pays de Galles et l'Irlande du Nord. Mais le respect est resté à la maison. Les Anglais n'emmènent que 20 joueurs au lieu de 22. Pour se marrer ? Reste que c'est le pays qui rigole des exploits des siens. Au premier tour, sur les douze matches joués par le quatuor, une seule victoire... A leur décharge, les Anglais avaient perdu quatre titulaires dans le crash de l'avion de Manchester United à Munich la même année.

Le record de Justo

Just Fontaine, 25 berges, 4 sélections avant le Mondial. Rien de plus, rien de moins. Pourtant, le joueur du Stade de Reims va marquer la compétition au fer rouge. 13 buts en 6 matches. Qui dit mieux ? A l'instar des Piola, Leonidas et autre Kocsis avant lui, Fontaine marque lors de tous ses matches. Une machine. En consolante, il claque un quadruplé dans les mirettes des Allemands (6-3). Un record qui ne tombera sans doute jamais. En guise de récompense, le natif de Marrakech recevra un fusil. Drôle de sniper.





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Le dribble de Garrincha

La technique est simple : on fixe son défenseur, le pied droit passe par-dessus le ballon, on fait semblant de revenir à l'intérieur et on repart vers l'extérieur. Garrincha le tentera 100 fois. Il marchera à chaque fois. Trop rapide, trop véloce, l'homme à la jambe plus courte que l'autre passera son défenseur à chaque fois. Indéfendable tout simplement. Corps cabossé par la vie, vie cabossée par l'alcool, Garrincha aura tout connu...

Les Suédois dorés

Ils jouaient à domicile et devaient représenter la Nation. Celle des grands blonds sportifs. Médaillée de Bronze aux Jeux Olympiques dix ans plus tôt, la Suède comptait des vieillards talentueux. Gren et Liedholm, 74 ans à eux deux. Surtout, les locaux pouvaient aligner Kurt Hamrin. 23 ans et boiteux, comme Garrincha. Celui que l'on surnommait “Uccelino” (petit oiseau) a tenu la Suède à bouts de crampons. La Serie A porte encore les balafres de son passage dans la santiag' (190 buts inscrits avec Padoue, Florence, Milan et Naples). Sans le Brésil, le millésime 58 était suédois.

1958 c'est aussi...

L'apparition de la télévision, la classe de Raymond Kopa, la blessure de Robert Jonquet en demi-finale (fracture du péroné, en l'absence de remplacement, le défenseur central restera toute la rencontre sur la pelouse), le Daily Express qui balance que « les Français son brillants, élégants, fins... » , les ailiers brésiliens Didi et Vava, le retour triomphal des Auriverde au pays où chacun aura sa maison, son poste TV et son chrono en or. Sauf Pelé qui se fera offrir une Jeep en plus. La classe.

Classement : 1. Brésil, 2. Suède, 3. France.


Buteurs : 1. Fontaine (FRA) – 13 buts. 2. Pelé (BRE) & Rahn (RFA) – 6 Buts. 4. Mc Parland (NIR) & Vava (BRE) – 5 buts...

* Jusqu'au coup d'envoi du Mondial sud-africain, sofoot.com vous fera revivre toutes les Coupes du Monde précédentes...

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