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La mystérieuse City d'or

Plus d'un an après l'inauguration de son centre de formation flambant neuf, Manchester City commence à récolter les fruits d'un investissement pharaonique. De quoi devenir un grand club formateur d'ici quelques années ? Sans doute.

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Il ne faut que quelques minutes de tramway depuis le centre ville de Manchester pour arriver aux pieds de l'imposant Etihad Stadium. D'ici, un pont, très justement appelé « The Bridge » , mène à la gigantesque City Academy. Ce centre de formation et d'entraînement flambant neuf, inauguré en décembre 2014, est le dernier cadeau en date du cheikh Mansour au club du nord de l'Angleterre. Après une courte attente dans un bâtiment gigantesque – de la taille du stade de Wembley – où se croisent joueurs professionnels et jeunes pépites, le tour du complexe peut enfin commencer. Sept hectares et des chiffres qui donnent réellement le tournis : seize terrains en extérieur, avec des pelouses différentes (grasse, moins grasse, sèche), un terrain couvert, un réservé aux gardiens de but, un stade de 7000 places pour les équipes des jeunes et l'équipe féminine, etc. À perte de vue des jeunes de toutes les catégories s'entraînent sous le soleil mancunien. Dans l'espoir d'un jour écrire l'histoire des Citizens.

Un gros retard à rattraper


En matière de formation, il était grand temps que Manchester City - comme d'autres clubs anglais - passe à la vitesse supérieure. Puisqu'aucun joueur anglais du centre de formation n'a député un match de Premier League avec le maillot de City depuis 2008, les propriétaires ont décidé de bâtir ce qui est aujourd'hui le centre de formation le plus grand du monde. « Nous ne bâtissons pas simplement une équipe de stars. Nous bâtissons également une structure pour le futur » , peut-on d'ailleurs lire dans l'entrée du bâtiment principal. Cette déclaration du cheikh Mansour est parfaitement illustrée par la création de ce grand pont, qui relie la City Academy à l'Etihad Stadium, l'antre des professionnels. « Ce que cet endroit offre, c'est l'incroyable opportunité de réunir tous les aspects d'un club de football en un seul et même endroit » , explique d'ailleurs Mark Allen, le directeur de la City Academy. « Ici, les plus jeunes côtoient quotidiennement les professionnels de l'équipe première. »


Un son de cloche largement partagé par Simon Davies, ancien adjoint de Patrick Vieira et aujourd'hui coach de l'Elite Development Squad (l'équipe réserve, ndlr) : « Cette proximité nous permet d'imprimer une même philosophie de jeu à toutes nos équipes. » Ici, personne ne s'en cache : les Anglais se sont inspirés des centres de formation européens, et français, surtout. Thierry Ambrose, attaquant français de l'équipe réserve et international U19 a quitté l'AJ Auxerre à 16 ans pour rejoindre les anciennes infrastructures de City, à Platt Lane. « Là-bas, les infrastructures n'étaient pas les mêmes, et puis on était loin de l'Etihad. Ici, on est tous ensemble, comme une grande famille » , explique-t-il. Il l'assure, à la City Academy, les méthodes françaises sont reprises et améliorées. « À Auxerre, j'étais plus considéré comme un gamin. Même si je faisais de bonnes prestations, mon statut de gamin du coin prenait le dessus. On ne me considérait pas comme un joueur d'avenir. Je ne pense pas que j'aurai pu aller en professionnel aussi rapidement. Alors qu'ici, si un joueur est bon, il va directement en professionnel » , explique-t-il.

Éducation et exemplarité


Ce qui frappe à l'observation des entraînements, c'est la sévérité des éducateurs, qui ne laissent passer aucun écart de conduite à leurs jeunes. « Ici, nous avons deux philosophies distinctes. Il y a celle à suivre pour transformer des jeunes joueurs en professionnels, et il y a celle à suivre pour transformer des jeunes enfants en adultes » , explique Mark Allen. Alors, si elles paraissent futiles aux premiers abords, les consignes imposées aux jeunes portent, d'après les différents coachs, rapidement leurs fruits. « Les joueurs doivent se serrer la main tous les matins, ils ne peuvent jouer qu'avec des chaussures noires jusqu'à 16 ans, ils ne peuvent s'entraîner qu'avec leur maillot rentré dans leur short, ils n'ont pas le droit de répondre à leurs supérieurs » , énumère Mark Allen. Si tout se passe bien pour les jeunes, Manuel Pellegrini finit généralement par leur accorder sa confiance. Ce fut récemment le cas pour le capitaine de l'EDS, James Horsfield.

« J'étais sur le banc, lors du match face à Leicester, le 29 décembre dernier. C'était génial. Je veux travailler encore plus dur et m'imposer dans l'équipe première » , explique le jeune anglais, qui n'est pas la seule pépite du centre de formation à avoir évolué avec les professionnels cette année. Il faut évidemment citer ici le nom de Kelechi Iheanacho, jeune attaquant nigérian de 19 ans, présent à 23 reprises, toutes compétitions confondues, avec le groupe professionnel. Si Thierry Ambrose revient d'une grave blessure, il espère lui aussi faire son trou aux côtés des autres Français de Manchester City. Bien évidemment, la City Academy ne fait pas encore partie des meilleurs centres de formation d'Europe, mais elle est encore toute neuve. D'ici quelques années, City pourra peut-être se targuer de sortir des pépites de plus en plus rares chaque année.

Par Gabriel Cnudde, à Manchester
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