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La mue de Mesut

Comme le Real, Mesut Özil commençait à ne plus dormir à l'approche d'un clasico. Comme le Real, il a relevé la tête mercredi soir. L'Allemand a même commencé à montrer la voie. Qui mènera les Merengues jusqu'au succès ?

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Une histoire tourmentée lie Mesut Ozil aux clasicos. Elle commence par une humiliation. Lors de la manita envoyée par le Barça dans la tronche du Réal néo-mourinhien, Özil débute en titulaire, au coeur de l'entre-jeu. Il est sorti à la mi-temps. En août, lors du match retour de la Supercoupe, l'Allemand reçoit un rouge en fin de match. Mourinho l'avait déjà sorti du terrain, mais Özil y était revenu pour s'expliquer avec David Villa, qui aurait « insulté l'islam. » Nouvelle mésaventure lors du match aller de Liga du présent exercice, où le milieu créatif est rappelé sur le banc dès l'heure de jeu, pour laisser sa place à Kaka. Constat d'échec à répétition. Pour lui, comme pour le Real Madrid.

Pour ce match retour de Coupe du roi, Mourinho donnait une nouvelle opportunité à l'homme aux yeux tout droit sortis d'un bocal d'éclabousser la rencontre de son talent. Cette fois, Özil a rempli le contrat, et peut être considéré comme le meilleur titulaire madrilène de la soirée, en compagnie d'un Arbeloa bien plus incisif qu'à l'accoutumée. Mais, au-delà d'une prise de conscience personnelle, symbolisée par cette frappe gigantesque qui secoua salement la barre à la 25e minute, comment expliquer la mue de Mesut ?

Aussi livide que le teint de sa peau

A l'aller, Mourinho avait réservé à Özil une place sur le banc. Entré en jeu à la 66e minute, en remplacement d'un Lassana Diarra monstrueux, l'Allemand avait offert une prestation aussi livide que le teint de sa peau. Au terme du match retour, le Français affiche un bilan bien plus contrasté, quand Özil a frôlé le sans faute. S'ils n'occupent pas le même poste, la comparaison de leurs rendements met cependant en lumière l'importance des choix de leur coach dans leur rayonnement personnel.

A Santiago Bernabeu, trois Madrilènes, dont Lass, se trouvaient chargés de court-circuiter les initiatives de l'entre-jeu adverse. Soutenu par Xabi Alonso et Pepe, le petit Français était parvenu à éteindre Messi, tout en constituant un brillant relais vers ses attaquants. Au Camp Nou, avec le seul Xabi Alonso pour lui tenir compagnie, Lass devenait le propriétaire d'une zone élargie, donc, plus difficile à contrôler. Même problématique pour Özil. Lors de la manita, outre une pesante inexpérience, le jeune Allemand avait payé son isolement, chargé seul d'alimenter le trio Ronaldo-Benzema-Di Maria.

La parabole de la 25ème


Mercredi soir, placé à gauche dans un 4-2-3-1, Özil disposait cette fois de soutiens suffisants, avec Kaka, en principal partenaire. Dans une position plus axiale, le Brésilien partageait avec l'Allemand les tâches créatives, les deux joueurs n'hésitant pas à permuter, tandis que Ronaldo la jouait en solo dans son couloir gauche. Entreprenant, Kaka semble toutefois avoir perdu ce brin de vitesse nécessaire, autant dans ses courses que dans l'exécution de ses mouvements, qui réduit considérablement son pouvoir d'emporter la décision. A l'inverse, Özil a glissé sur la pelouse sans accroc, et affiche un bilan qui parle pour lui. Dès la septième minute, sa transmission vers Ronaldo offrait une grande opportunité au Real. A la 25e minute, il y eut donc cette frappe. Dans la foulée, son pressing sur Pinto donnait une nouvelle occasion à Higuain… de faire regretter à Mourinho de l'avoir préféré à Benzema.

Outre ses actions les plus notoires, Özil s'est distingué par ses orientations judicieuses et par son jeu court impeccable. En résumé, par une justesse technique, qui a tant manqué au Real à l'aller. Le numéro huit de la Mannschaft transpire l'aisance, et c'est quasiment avec dédain qu'il a lancé Ronaldo pour la réduction du score madrilène. Dans les vingt dernières minutes, l'Allemand a toutefois perdu une bonne part de sa lucidité et de sa précision. Dans sa volonté de rivaliser en terme de possession de balle, le Real a trouvé en Özil un élément clé pour contrarier le Barça, mais il ne s'est pas encore trouvé un patron pour le guider dans les instants les plus brûlants. La prochaine étape de la mue de Mesut ?

Par Thomas Goubin
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