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La MSN et le bug de l'an 2017

Symbole de ce Barça qui gagne, la MSN enfile aujourd’hui le costume d’accusé des maux blaugrana. Un changement de ton qui doit autant aux manques d’implication défensif du trio sud-américain qu’aux atermoiements de Luis Enrique et de sa direction.

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Le Barça s’approprie-t-il une maxime qui, longtemps, lui fut étrangère ? C’est que, forts avec les faibles, et faibles avec les forts depuis désormais quelques semaines, pour ne pas dire des mois, les Blaugrana effrayent leurs aficionados. Capables, en l’espace de quatre jours, de passer un set au Deportivo Alavés (0-6), puis de sombrer au Parc des Princes (4-0), ils s’acheminent vers une fin d’exercice douloureuse, entre crispations internes et pression externe. La MSN, fer de lance des derniers succès, illustre tous ces maux. À la fois cause et symptôme des ennuis barcelonais, le trio sud-américain se retrouve sur le banc des accusés. En cause, une fâcheuse tendance à tourner le dos aux préceptes réinstaurés par Pep Guardiola – « Les attaquants ont des responsabilités défensives, et les défenseurs, des tâches offensives » – et à accaparer toutes les variantes du jeu barcelonais. Bien que tous les manques actuels de l’équipe de Luis Enrique ne lui incombent pas, le triptyque catalan cristallise les critiques aux lendemains de la claque parisienne. Une calotte qui, à défaut de rassurer la Catalogne, met un grand coup de pied dans la fourmilière.

Talent individuel vs travail collectif


Depuis le coup d’envoi de la campagne blaugrana et une Supercoupe d’Espagne remportée, les amoureux de l’arithmétique en ont pour leur argent. En chiffres, la MSN affiche un bilan de 67 pions toutes compétitions confondues – 32 pour Messi, 25 pour Luis Suárez et dix pour Neymar. Un total qui se situe dans ses standards habituels et qui, comme depuis trois ans, la place au centre de tous les regards. Le trompe-l’œil fonctionne à merveille, puisque médias comme supporters ne cessent de louer la formidable complicité de ce trio, amis dans la vie et complices sur le pré. Mais à trop s’enflammer sur les triplés du Pistolero et les exhibitions de la Pulga, la nébuleuse du Camp Nou en oublie jusqu’à son identité. Quand Johan Cruyff, peu avant de trépasser, qualifie le recrutement de Neymar comme « une énorme bêtise » , le board de Bartomeu lui rit au nez. Car sûre de son choix, tant sportivement que commercialement, la direction du Barça en oublie même ses fondamentaux et son identité. Un temps occultée par les exploits de la MSN, cette vérité revient aujourd’hui comme un boomerang en pleine tête de la direction sportive barcelonaise.

Deux ans et demi après sa formation, la MSN rend donc exsangue le jeu tant admiré des Blaugrana. Le bloc compact et regroupé, le protagonisme laissé au milieu de terrain et l’attention portée disparaissent ainsi doucement, mais sûrement des disquettes de la Ciudad Deportiva Joan Gamper. Le temps d’une saison, l’équilibre précaire entre ce trio offensif dévastateur, le plus influent de l’histoire des Culés, et l’harmonie du centre du pré permet de conquérir un nouveau triplé. Depuis, le liant entre les trois pointes et le reste du onze ne cesse de se détériorer jusqu’à trouver un point de non-retour au Parc des Princes. De fait, Lionel Messi et Luis Suárez s’abstenant des tâches défensives, tout l’édifice de Luis Enrique s’écroule. « La mise en place tactique du PSG a été meilleure, ils ont su établir un plan et le mettre en œuvre » , reconnaît, sitôt retenti le coup de sifflet final, Sergio Busquets. Un désaveu cruel, mais légitime pour l’entraîneur asturien, plus esseulé que jamais, qui paie là sa relation confuse avec une MSN qui n’apporte plus le soutien défensif nécessaire à ses milieux de terrain.

Deco : « Les milieux ont toujours été la clé du Barça »


« Au-delà de l’efficacité de leurs attaquants, les milieux de terrain ont toujours été la clé du Barça lors des dernières années. » La confession de Deco à El Pais avant le duel face au PSG est terrible pour Luis Enrique. Elle l’est tout autant pour Josep Bartomeu et ses sbires. Si la perte de l’essence de leur jeu empêche au Barcelonais de contrôler leurs matchs, la direction actuelle en est grandement responsable. Implacable comptable, elle remplit les caisses du club, mais en oublie de lui donner un cap sportif. Ainsi, depuis la saison 2013/14, le FCB recrute pas moins de 17 joueurs : actuellement, seuls trois (Ter Stegen, Neymar et Luis Suárez) sont des titulaires indiscutables. De Rakitić, pourtant si précieux lors de son premier exercice, à André Gomes, dont la lenteur inquiète, le cœur du jeu est aujourd’hui orphelin d’un pendant à Andrés Iniesta pour faire le lien avec la MSN. Car même s’il dispose de ces trois armes létales, le Barça joue mal, ou alors seulement par période, comme s'il était devenu une équipe d’actions ponctuelles plus que de maîtrise. L’été s’annonce chaud, les choix cruciaux.



Par Robin Delorme
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